Décision du tribunal de Natitingou : 4 ans et 3 ans 4 mois de prison pour deux trafiquants d’ivoire

Ils n’ont pas eu pitié des éléphants. Sans remords aucun, ils ont sans doute été à l’origine de l’abattage de sept éléphants dont des éléphanteaux, une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Ils ont voulu commercialiser le vendredi 11 août 2017, la veille de la célébration de la journée mondiale de l’éléphant, les quatorze (14) trophées de ces éléphants méchamment abattus.

Les âmes de ces animaux sauvages que protègent le Bénin réclamant justice, ces deux trafiquants ont été interceptés avec les 14 pointes pesant 24 kg, par les éléments du commissariat central de Natitingou. Lors de l’audience le jeudi 24 août au tribunal de Natitingou, la justice n’a accordé aucune clémence aux trafiquants. Ils ont été condamnés avec la rigueur de la loi. Le récidiviste Kora Basile a écopé de quarante-huit (48) mois d’emprisonnement ferme et le nommé Doko David doit passer quarante (40) mois ferme derrière les barreaux. Et ce n’est pas tout. Les deux inculpés sont solidairement condamnés à une amende de 400.000F CFA et au paiement à l’Etat béninois de la somme de trois millions (3.000.000) de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Le juge a fixé la contrainte par corps à 5 jours pour les dommages-intérêts et 10 jours pour les amendes.

« L’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… », s’est indigné Ban Ki-moon, l’ex Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, dans son message dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de l’Environnement le 5 juin 2016. Qu’il vous souvienne que cette journée a eu pour thème « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Cet appel doit constituer une invite pour tous les acteurs de lutte contre la criminalité faunique. Parlant de « tolérance zéro », le tribunal de Natitingou vient de donner la preuve que l’alerte de Ban Ki-moon n’est pas tombée dans des oreilles de sourds. Cette condamnation bien qu’elle soit dissuasive vient ragaillardir les acteurs de lutte et de conservation dont le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN) qui ne cesse d’apporter son appui technique au gouvernement pour le renforcement de la lutte contre la criminalité faunique.

Il faut préciser que cette décision du tribunal de Natitingou doit faire objet de toutes les attentions pour qu’elle soit effectivement appliquée. Car, temps que ces trafiquants n’ont pas purgé entièrement leur peine, cette bataille n’est pas encore gagnée. Il faudrait que le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable et ses structures sous tutelle ainsi que le Ministère de la justice restent vigilants.

 

 

 

Publicités

Lutte contre la criminalité faunique : deux personnes arrêtées avec 24 kg d’ivoire à Natitingou

Les ennemis de la faune sauvage ne cessent de développer des stratégies pour détruire le patrimoine faunique. Le gouvernement de son côté ne baisse pas les bras. Le terrain est bien quadrillé. Ce qui permet aux forces de sécurité publique de veiller au grain pour traquer les trafiquants de commerce illicite des produits issus des espèces fauniques menacées d’extinction.

Cette veille permanente a permis aux braves agents de sécurité publique d’appréhender deux présumés trafiquants avec 14 pointes d’ivoire le tout pesant 24 kg. Sachant qu’un éléphant a deux pointes, les 14 défenses arraisonnées font sept majestueux éléphants abattus. L’arrestation a eu lieu la nuit du vendredi 11 août 2017. Elle a été faite par les éléments du commissariat central de Natitingou dans un hôtel de la ville avec l’appui technique du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN). C’est la preuve que malgré les lois en vigueur et les nombreuses sensibilisations, de vils individus poursuivent leur sale besogne. Selon la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, ces deux présumés trafiquants appréhendés a la veille de la journée mondiale de l’éléphant courent d’énormes risques. L’article 153 de cette loi punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 sanctionne les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Au regard de ces articles, ces deux présumés trafiquants vont répondre de leur forfait devant la justice. C’est le lieu de rappeler au Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable et ses structures sous tutelle de faire le suivi comme cela se doit pour que ces présumés trafiquants dès que leur culpabilité sera prouvée, de répondre de leurs actes. Car à l’allure où vont les actes de la criminalité faunique, seule la sensibilisation répressive permet de dissuader les réseaux des trafiquants pour la survie des espèces menacées d’extinction.

Aussi, pour que nos parcs et ses ressources naturelles emblématiques contribuent au développement durable, le gouvernement de la rupture doit intensifier la lutte contre la criminalité faunique au même moment qu’il augmente ses efforts dans la promotion des parcs.

 

Lutte contre la criminalité faunique : trois présumés trafiquants stoppés avec 20,09 kg d’ivoire à Gogounou

La lutte contre le commerce illégal de l’ivoire a une nouvelle fois porté ses fruits. Ils sont trois présumés trafiquants arrêtés avec quatre défenses d’éléphants dans la partie septentrionale du Bénin, précisément à Gogounou le mardi 04 juillet 2017.     

L’éléphant est en danger, et des menaces d’extinction pèsent sur cette espèce au fil des jours à cause de ses défenses. Le Bénin, décidé à protéger son patrimoine faunique ne baisse pas les bras. C’est ce qui a permis à la compagnie de Gendarmerie de Kandi et la Direction du Parc W avec l’appui technique du Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN), d’intercepter trois (3) présumés trafiquants avec 20,09 kg d’ivoire. Cette arrestation a eu lieu le mardi 04 juillet 2017 à Gogounou dans le département de l’Alibori au nord du Bénin.

Malgré l’interdiction du commerce de l’ivoire au plan international et la veille permanente que font les autorités béninoises pour sensibiliser sur la protection de ces espèces, des individus s’adonnent toujours à ce trafic illicite. Des structures non gouvernementales et autres personnes morales ne cessent d’informer sur la protection des éléphants en se basant surtout sur la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Pour avoir été pris en fragrant délit, l’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Il est donc évident que ces présumés trafiquants répondront de leurs actes devant la justice.

Il faut rappeler que le n° 15 des Objectifs du Développement Durable, veut « préserver et restaurer les écosystèmes terrestres… ».  La cible 15.7 de cet objectif, dit qu’il faut  » prendre d’urgence des mesures pour mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces végétales et animales protégées, et s’attaquer au problème sous l’angle de l’offre et de la demande ». Voilà ce qui pourrait constituer une invite pour la justice pour que soient punis ces présumés trafiquants avec la dernière rigueur pour la survie de la vie sauvage.

C’est encore le moment de lancer un appel au Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable pour qu’il s’implique afin que la punition à infliger à ces présumés trafiquants servent d’exemple pour la sensibilisation répressive.

En six mois de croisade contre la criminalité faunique : 11 trafiquants arrêtés, 5 fermement condamnés

De janvier à juin 2017, la croisade du gouvernement contre la criminalité faunique a permis de stopper 11 trafiquants voulant commercialiser des produits de faune interdit de vente. Face à la justice sensée réprimée par ses décisions dissuasives, seulement 5 trafiquants sur les 11 ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme et payés des dommages-intérêts.

La justice grâce au quadrillage de terrain du gouvernement et la collaboration technique du programme d’Appui à l’Application des lois sur la faune et la flore (AALF-Bénin), a vidé trois dossiers relatifs aux criminels de faune. Ces dossiers concernent 11 (onze) trafiquants pris en fragrant délit à Dassa-Zoumè, à Parakou et à Cotonou durant le 1er semestre de l’année 2017. Au regard des décisions que les tribunaux ont rendu, on est à un moment donné tenter de se poser des questions sur le degré de dissuasion de ces verdicts. La décision qui continue de faire couler de salive est celle qu’a rendue le TPI d’Abomey le jeudi 15 juin 2017. Bien que le pangolin tricuspide soit une espèce intégralement protégée au Bénin, deux des trois trafiquants arrêtés ont eu une condamnation assorti de sursis, 20.000 F CFA d’amendes chacun, et solidairement au paiement de 50.000 F CFA à titre de dommages-intérêts. Plus d’un pense que cette condamnation n’est vraiment pas dissuasive au point de faire prendre conscience à ces trafiquants et à leurs complices. Or l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, prévoit au moins 6 mois d’emprisonnement et des amendes que le trafiquant dont la culpabilité est prouvée doit payer.

Par contre, le tribunal de première instance de Parakou dans l’affaire des 6 trafiquants d’ivoire arrêtés à  Parakou dans la dernière semaine du mois de mars 2017 avec 14,5 kg d’ivoire, la décision est applaudie. 4 de ces 6 trafiquants ont été condamnés à 12 mois de prison ferme et 15,5 millions de dommages-intérêts. Ce verdict du TPI de Parakou va certainement faire prendre conscience à ces trafiquants et servir dans le même temps de leçon aux autres criminels de la faune.

L’autre décision pas des moindres est celle qu’a rendue le tribunal de première instance de Cotonou  le mardi 21 février 2017 dans le dossier d’un trafiquant de carapaces de tortues marines. Il a été condamné à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200.000FCFA d’amende et 1.000.000FCFA de dommages-intérêts. Cette décision dissuasive permet à tous ceux qui le long des 125 kilomètres de côtes béninoises, massacrent les tortues marines de se rendre compte que cette espèces est à protéger. Ce qui fait dire à M. Homèfa DOVI Z, Coordonnateur Adjoint du programme AALF-Bénin que « les décisions de justice de cette année comparativement à certaines des années antérieures deviennent de plus en plus dissuasives et accompagnent la lutte effrénée que le gouvernement béninois mène contre les criminels surtout de la faune qui ne veulent pas lâcher prise exceptée celle d’Abomey ».

La justice peut toujours mieux faire. Car au regard de ces décisions, on se rend compte  que seulement (5) cinq trafiquants sur les 11 (onze) arrêtés de janvier à juin 2017 ont eu effectivement des peines privatives de liberté avec des amendes à payer. Ils sont (2) deux à avoir de condamnation assorti de sursis et 4 (quatre) ont été relaxés. Il faut rappeler que l’article 166 de la loi cité supra punit les complices comme les auteurs principaux.

C’est fort de cela que le Coordonnateur Adjoint de AALF-Bénin «  invite les juges à une prise de conscience réelle pour sévèrement sanctionner ces individus décidés à faire disparaitre les espèces animales. Chacune de ces espèces joue un rôle dans l’écosystème qui subit un dommage inestimable et irréparable dont la modification fait subir ses affres à toute l’humanité ».

 

Lutte contre la criminalité faunique : une décision non dissuasive du TPI d’Abomey

Trois (3) mois d’emprisonnement assorti de sursis, 20.000 F CFA d’amendes chacun, et solidairement au paiement de 50.000 F CFA à titre de dommages-intérêts au profit de l’inspection forestière des Collines. C’est la sanction qu’a infligé un juge à deux des trois trafiquants de Pangolins et de Patas le jeudi 15 juin 2017 lors d’une audience au tribunal de première instance d’Abomey.

Il s’agit des trois trafiquants de Pangolins vivants et de Patas, arrêtés à Dassa-Zoumè le mercredi 26 avril 2017. Si deux des trois trafiquants ont eu cette sanction loin d’être dissuasive, le troisième qui a été sollicité pour le transport des animaux au lieu de la transaction, a été relaxé au bénéfice du doute.

Les éléments de l’Inspection Forestière, et ceux du Commissariat Central de Dassa-Zoumè, avec l’appui technique du Programme « Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Benin » (AALF-Bénin), ont fait cette     arrestation le 26 avril 2017 parce que le Pangolin est une espèce animale fortement menacée. Cette espèce est inscrite en annexe I de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, dans la catégorie A des animaux intégralement protégés. L’article 154 de cette loi punit d’une amende de 300 000 à 800 000 F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 châtie les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Malgré ces dispositions juridiques, le juge a opté pour une condamnation assortie de sursis. Ce qui ne protège nullement les espèces massacrées et menacées d’extinction comme le Pangolin.

Il faut aussi rappeler que nombre de décisions pris au plan international protège cette espèce. A la 17ème Conférence des Parties (COP 17) de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES) qui s’est tenue fin septembre 2016 au 05 Octobre 2016 à Johannesburg en Afrique du Sud, les huit espèces de pangolins de l’Appendice II c’est-à-dire partiellement protégées sont reclassées à l’Appendice I des espèces intégralement protégées ; Interdisant ainsi tout commerce international des pangolins. Suite à cette décision, il est demandé aux pays Parties à la CITES de se mobiliser pour que cette décision  soit rigoureusement appliquée.

Cette décision de la COP 17 cumulées avec les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, devrait permettre au juge d’appliquer la loi comme cela se doit. Mais tel n’est pas le cas. On pourrait sans risque de se tromper croire que les pangolins sont livrés à eux-mêmes bien qu’ils soient protégés par la loi citée supra et la CITES. Au regard de ces lois, les trafiquants ne doivent bénéficier d’aucune clémence. Ils doivent subir les rigueurs de la loi avec des décisions vraiment dissuasives pouvant les amener à abandonner leurs sales besognes. Ce faisant, la justice joue mieux sa partition qui est d’accompagner le gouvernement et les autres acteurs dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.

Il faut ajouter que la disparition de ces espèces portera une modification de l’écosystème car, les pangolins jouent un rôle très important en régulant la multiplication des fourmis et termites dont ils se nourrissent.

Sauvegarde de la faune au Bénin : les parties prenantes échangent pour une meilleure protection des espèces

Les acteurs œuvrant pour la protection de l’environnement ont commémoré la Journée Mondiale de la Biodiversité. Ils se sont retrouvés le vendredi 26 mai 2017 à la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC), pour discuter sur « l’état des lieux de la protection de la faune au Bénin : rôle des différents acteurs ».

Protéger les espèces pour assurer leur développement durable préoccupe les acteurs de la protection de l’environnement. Raison pour laquelle, ils ont tenu une rencontre d’échanges dans le cadre de la journée internationale de la diversité biologique commémorée le 22 mai 2017 et qui a eu pour thème  » biodiversité et tourisme durable ». Conjointement organisée par l’Organisation pour le Développement de la faune et la biodiversité (ODDB ONG), le Forum Biodiversité du Bénin et le Centre d’Etudes, de Recherches et de Formation Forestière (CERF), la rencontre qui a réuni plus d’une cinquantaine de participants a permis d’échanger sur la lutte contre la criminalité faunique et les dangers qui planent sur les espèces menacées.

Joséa S. Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG, Coordonnateur du programme AALF-Bénin, dans sa communication intitulée  » rôle des parties prenantes dans la lutte contre la criminalité faunique », après avoir fait l’état des lieux, a rappelé la nécessité de protéger notre patrimoine faunique. Il a insisté sur la sauvegarde des espèces au niveau des zones côtières, les forêts sacrées, et les zones marécageuses du sud Bénin de même que dans le grand nord c’est-à-dire les Parcs nationaux que sont la Pendjari et le W. Il a souligné aussi la nécessité d’une bonne collaboration entre les divers acteurs pour une réussite de la lutte pour un environnement protégés sain et viable. Plusieurs experts ont apporté leurs contributions à cette formation. Il s’agit entre autres de l’ancien Directeur du Parc Pendjari, du Coordonnateur du Projet PAPE et des responsables de l’ONG ODDB. C’est un soutien pas des moindres pour les actions du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Lors de la  » présentation de la loi portant régime de la faune en République du Bénin », les participants ont de nouveau pris connaissance de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Le voile a été levé sur les espèces que protège cette loi et les articles qui sanctionnent les coupables. Pour rappel, l’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et l’article 166 signale que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Cette rencontre tenue pour la protection de la faune a vraiment permis aux divers acteurs de retrousser leurs manches en faveur des espèces fauniques et pour que la biodiversité accompagne le tourisme durable.    

Condamnations en 2016 des criminels de la faune : 62% des trafiquants arrêtés n’ont pas subi les rigueurs de la loi

Le gouvernement et les forces de sécurité publique du Bénin quadrillent le terrain pour faire reculer, voire supprimer les trafics de faunes. Mais des efforts restent à faire pour vraiment dissuader les braconniers et les trafiquants au regard du taux de condamnations des présumés trafiquants arrêtés en 2016.

Pendant l’année écoulée, la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), et la vigilance des forces spécialisées a permis de mettre aux arrêts 29 présumés trafiquants de produits de faunes sauvages sur tout le territoire national. Parlant de la lutte contre la criminalité faunique, la justice est indépendante et rend le dernier verdict surtout s’agissant de la condamnation ou non des mis en cause. Après les différentes audiences dans les tribunaux, des 29 présumés trafiquants arrêtés, seulement 11 ont été effectivement condamnés. Soit un taux de 37,93%. Dans le lot, 48,27% ont eu une condamnation assortie de sursis et 13,79% ont été purement et simplement relaxés. Il ressort que 62% des trafiquants arrêtés au Bénin en 2016 n’ont pas subi les rigueurs de la loi. Or, ses trafiquants ont été tous arrêtés en fragrant délit avec des défenses d’éléphants qui est une espèce intégralement protégées, des peaux d’espèces intégralement protégées, des écailles de pangolins, des carapaces de tortues marines pour ne citer que ces espèces que protègent des dispositions juridiques en vigueur en Bénin.

Face à ces crimes commis sur ces animaux sauvages, la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin prévoit des sanctions. Pour rappel, l’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et l’article 166 signale que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Au regard de ces articles, on aurait souhaité que ces dispositions juridiques soient appliquées sans forme aucune de clémence à l’endroit de ceux qui sans soucis aucun détruisent notre patrimoine faunique. Certes, c’est des professionnels de droits qui décident du sort des trafiquants et suivant leur intime conviction. Le souhait est que les textes en vigueur soient appliqués comme cela se doit.

 

Lutte contre la criminalité faunique : 3 présumés trafiquants arrêtés avec 2 pangolins vivants à Dassa-Zoumè

Les éléments de l’Inspection Forestière et ceux du Commissariat Central de Dassa-Zoumè, avec la collaboration technique du Programme « Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Benin » (AALF-Bénin), ont mis la main sur trois (3) présumés trafiquants de pangolins, une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

L’arrestation de ces présumés trafiquants a eu lieu le mercredi 26 avril 2017 à Dassa-Zoumè. Les présumés trafiquants sont gardés au Commissariat Central de la localité pour la suite de la procédure.

Pour avoir voulu commercialiser ces animaux intégralement protégés, ces trafiquants sont sous la menace de l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Cet article punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions, ajoute l’article 166 de la même loi.

Il urge que les dispositions soient prises avec le Ministère du cadre de Vie et du développement durable (DGEFC et CENAGREF) pour le suivi de la procédure afin que les textes soient appliqués avec rigueur. L’appui du programme AALF-Bénin ne fera pas défaut.

Les braconniers sont aux trousses des pangolins à cause de leurs écailles. Les chinois croient que les écailles de pangolins ont un effet sur la santé comme la circulation du sang, la lutte contre la rétention d’eau, mais aussi contre plein d’autres infections. Dans les régions africaines, les pangolins sont consommés comme viande de brousse.

Dans la province du Guangdong, l’AFP a visité des marchés où était proposée en vente libre de la viande de pangolin, pour 500 yuans (69 euros) les 500 grammes. « Pour un animal vivant, il faut compter plus de 1 000 yuans », avait indiqué un vendeur. Selon les médias officiels chinois, les écailles de pangolin peuvent quant à elles se vendre au marché noir autour de 5 000 yuans (690 euros) le kilo.

Il faut mettre l’accent sur la sensibilisation répressive pour décourager la commercialisation de cet animal. C’est encore le moment de demander aux divers acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique de se mobiliser pour que ces trafiquants subissent réellement les rigueurs de la loi.

Engagement du tribunal de Parakou dans la lutte contre la criminalité faunique : 12 mois de prison ferme et 15,5 millions de dommages et intérêts pour 4 trafiquants d’ivoire

Mise en délibérée pour le mardi 18 avril 2017, le tribunal de première instance de Parakou a effectivement donné son verdict sur l’affaire de  six (6) trafiquants d’ivoire arrêtés le mardi 28 mars 2017 par l’équipe conjointe des forestiers, des éléments de la brigade anti criminelle et ceux du commissariat de Banikani.

De ces six (6) trafiquants appréhendés avec 14 kg d’ivoire, quatre (4) sont retenus dans les liens de la culpabilité et sont tous condamnés à 12 mois d’emprisonnement ferme, à 300.000 francs CFA d’amendes chacun et quinze millions cinq cent mille (15.500.000) francs CFA de dommages et intérêts à payer solidairement. Deux des trafiquants sont relaxés pour défaut de charges.

En effet, ils sont quatre trafiquants à être arrêtés le jour où ces criminels de la faune ont voulu faire la transaction des 14 kg d’ivoire à Parakou. Les investigations qui ont suivies cette première arrestation ont permis aux forces de sécurité publique de mettre la main sur deux autres présumés trafiquants. Ils étaient six (6) à être impliqués dans cette affaire de commercialisation de 14kg d’Ivoire.

Si des six (6) trafiquants, quatre (4) sont effectivement condamnés, c’est un signal fort de ce que le tribunal de Parakou est fermement engagé dans la lutte contre la criminalité faunique et prouve sa bonne foi à accompagner le gouvernement dans sa détermination à sécuriser nos ressources naturelles. Aussi, la « tolérance zéro » recommandée par les Nations-Unies lors de la célébration de la journée mondiale de l’environnement en juin 2016, à l’égard des crimes fauniques est une réalité au Bénin.

Au regard du forfait que ces trafiquants ont commis, ils méritent chacun un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et une amende de 300 000 à 800 000F selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. En plus des amendes, les dommages et intérêts que vont payer ces 4 trafiquants, le tribunal de Parakou par cette sanction, vient de montrer que la loi doit être appliquée et donner par la même occasion un avertissement aux réseaux de criminels de la faune, qu’aucune clémence ne leur sera accordée. L’éléphant étant une espèce intégralement protégée, l’application de la loi est indispensable pour la sensibilisation répressive.

Bénin : le gouvernement sensible à la protection de l’environnement

Les douze premiers mois de gouvernement du Président Patrice Talon n’a pas été sans impacts positifs sur l’environnement. D’importantes décisions ont été prises pour la préservation de notre cadre de vie et des ressources naturelles. Des ressources forestières passant par le patrimoine faunique, sans oublier le déguerpissement et l’assainissement des lacs et lagunes, le gouvernement du nouveau départ à dans la toute première année de sa gestion, montrer sa bonne foi pour la préservation de l’environnement.    

De avril 2016 à avril 2017, les acteurs de l’environnement peuvent dans une certaine mesure exprimer leur satisfaction au regard des décisions prises par le gouvernement de Patrice Talon en faveur de notre cadre de vie et des ressources naturelles. L’une des actions salutaires qui continuent de susciter des murmures est la libération des espaces publics. Même si ceux qui tentent de s’opposer au régime de Talon récupèrent cette décision contre l’actuel gouvernement, il faut reconnaitre en toute honnêteté que la mise en exécution de cette décision change le visage des rues et on a désormais une vue nette sur les emprises des routes. Bien avant la décision sur le déguerpissement des espaces publics, il faut avouer que le régime du nouveau départ est soucieux du bien-être des ressources forestières du Bénin. Car à l’allure où allait le déboisement, il fallait d’agir pour arrêter la saignée. Et c’est ce que le gouvernement de nouveau départ a fait en prenant en avril 2016, une décision pour suspendre l’exportation sauvage du bois provenant des forêts. Le drame dans cette affaire de déboisement est que le groupuscule qui exporte le bois vent ce qu’il n’a jamais planté. Des forêts sont détruites sur des hectares et cela n’a fait qu’accentuer les conséquences des variations climatiques.

La flore étant en destruction massive n’est pas sans conséquences sur la faune qui est aussi au cœur de massacres surtout les animaux sauvages intégralement protégés comme l’éléphant, le sitatunga, l’antilope royale, le guépard, la panthère, le pangolin pour ne citer que ceux-là. Les tueries dans les parcs et les aires protégés sont devenues inquiétantes au point où le gouvernement s’est vu contraint de décider de la sécurisation des parcs W et Pendjari. C’est encore le moment de signaler que les tueries dans les parcs n’ont pas cessé. Il faut que le gouvernement aille plus vite car les braconniers continuent de défier l’autorité de l’État en mettant en place des stratégies plus élaborées pour continuer à massacrer les espèces protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Signalons que des structures spécialisées accompagnent le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.

Etant dans cette dynamique, le gouvernement a signé en décembre 2016, un accord de partenariat avec Nature Tropicale ONG. C’est pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique et floristique. La signature de cet accord de partenariat renforce des actions sur le terrain et facilite la collaboration avec les parties prenantes pour une meilleure protection des ressources naturelles au Bénin.

Lutte contre la criminalité faunique

Durant l’année 2016, la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), et la vigilance des forces spécialisées ont permis de mettre aux arrêts 29 présumés trafiquants de produits de faunes sauvages sur tout le territoire national. Après les différentes audiences dans les tribunaux, sur les 29 présumés trafiquants arrêtés, seulement 11 ont été effectivement condamnés.

Parlant de quelques audiences suite aux arrestations, il faut rappeler qu’un trafiquant arrêté avec seize carapaces de tortues marines a été condamné en février 2017 au tribunal de première instance de Cotonou, à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200.000FCFA d’amende et 1.000.000FCFA de dommages et intérêts.

En juin 2016, un trafiquant pris avec huit carapaces de tortues marines olivâtres, et présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a été simplement relaxé.

En ce qui concerne l’ivoire, le tribunal de Kandi a condamné en janvier 2017, deux trafiquants à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300.000F CFA d’amende chacun.

Au tribunal de première instance de Cotonou en juillet 2016, trois trafiquants spécialisés dans la fabrication et la vente d’objets d’arts à base d’ivoire ont été condamnés à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 20.000F CFA d’amendes.

Au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué en décembre 2016, deux trafiquants d’ivoire ont été condamnés à 4 mois d’emprisonnement ferme plus 100.000F Cfa d’amende.

Ces rappels pour permettre une appréciation de l’application de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

L’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et l’article 166 signale que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions

La gestion des cours d’eau

La préservation des cours d’eau au Bénin préoccupe aussi le gouvernement. Une décision du conseil des Ministres en février 2017 a présenté un rapport de la commission ad hoc chargée de proposer des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué, et de la lagune de Porto-Novo. Il a été surtout question de la gestion des cours d’eau et plan d’eau qui pose de sérieux problèmes environnementaux, du fait notamment des pratiques peu recommandables. Le communiqué de ce conseil des Ministres précise que les facteurs de dégradation sont nombreux : ils sont d’ordre physique, chimique et biologique. Ils engendrent des perturbations au niveau des échanges entre la mer et les eaux continentales. Ce qui fait que le cycle de reproduction des espèces halieutiques est affecté, de même que la biodiversité végétale et la qualité des produits halieutiques. La conséquence est que certaines espèces sont en voie de disparition. Au risque de perdre ce trésor naturel et d’aggraver le déficit en produits halieutiques, le gouvernement entend prendre des mesures hardies pour assainir durablement et réhabiliter le lac Ahémé, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo.