Engagement du tribunal de Parakou dans la lutte contre la criminalité faunique : 12 mois de prison ferme et 15,5 millions de dommages et intérêts pour 4 trafiquants d’ivoire

Mise en délibérée pour le mardi 18 avril 2017, le tribunal de première instance de Parakou a effectivement donné son verdict sur l’affaire de  six (6) trafiquants d’ivoire arrêtés le mardi 28 mars 2017 par l’équipe conjointe des forestiers, des éléments de la brigade anti criminelle et ceux du commissariat de Banikani.

De ces six (6) trafiquants appréhendés avec 14 kg d’ivoire, quatre (4) sont retenus dans les liens de la culpabilité et sont tous condamnés à 12 mois d’emprisonnement ferme, à 300.000 francs CFA d’amendes chacun et quinze millions cinq cent mille (15.500.000) francs CFA de dommages et intérêts à payer solidairement. Deux des trafiquants sont relaxés pour défaut de charges.

En effet, ils sont quatre trafiquants à être arrêtés le jour où ces criminels de la faune ont voulu faire la transaction des 14 kg d’ivoire à Parakou. Les investigations qui ont suivies cette première arrestation ont permis aux forces de sécurité publique de mettre la main sur deux autres présumés trafiquants. Ils étaient six (6) à être impliqués dans cette affaire de commercialisation de 14kg d’Ivoire.

Si des six (6) trafiquants, quatre (4) sont effectivement condamnés, c’est un signal fort de ce que le tribunal de Parakou est fermement engagé dans la lutte contre la criminalité faunique et prouve sa bonne foi à accompagner le gouvernement dans sa détermination à sécuriser nos ressources naturelles. Aussi, la « tolérance zéro » recommandée par les Nations-Unies lors de la célébration de la journée mondiale de l’environnement en juin 2016, à l’égard des crimes fauniques est une réalité au Bénin.

Au regard du forfait que ces trafiquants ont commis, ils méritent chacun un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et une amende de 300 000 à 800 000F selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. En plus des amendes, les dommages et intérêts que vont payer ces 4 trafiquants, le tribunal de Parakou par cette sanction, vient de montrer que la loi doit être appliquée et donner par la même occasion un avertissement aux réseaux de criminels de la faune, qu’aucune clémence ne leur sera accordée. L’éléphant étant une espèce intégralement protégée, l’application de la loi est indispensable pour la sensibilisation répressive.

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Bénin : le gouvernement sensible à la protection de l’environnement

Les douze premiers mois de gouvernement du Président Patrice Talon n’a pas été sans impacts positifs sur l’environnement. D’importantes décisions ont été prises pour la préservation de notre cadre de vie et des ressources naturelles. Des ressources forestières passant par le patrimoine faunique, sans oublier le déguerpissement et l’assainissement des lacs et lagunes, le gouvernement du nouveau départ à dans la toute première année de sa gestion, montrer sa bonne foi pour la préservation de l’environnement.    

De avril 2016 à avril 2017, les acteurs de l’environnement peuvent dans une certaine mesure exprimer leur satisfaction au regard des décisions prises par le gouvernement de Patrice Talon en faveur de notre cadre de vie et des ressources naturelles. L’une des actions salutaires qui continuent de susciter des murmures est la libération des espaces publics. Même si ceux qui tentent de s’opposer au régime de Talon récupèrent cette décision contre l’actuel gouvernement, il faut reconnaitre en toute honnêteté que la mise en exécution de cette décision change le visage des rues et on a désormais une vue nette sur les emprises des routes. Bien avant la décision sur le déguerpissement des espaces publics, il faut avouer que le régime du nouveau départ est soucieux du bien-être des ressources forestières du Bénin. Car à l’allure où allait le déboisement, il fallait d’agir pour arrêter la saignée. Et c’est ce que le gouvernement de nouveau départ a fait en prenant en avril 2016, une décision pour suspendre l’exportation sauvage du bois provenant des forêts. Le drame dans cette affaire de déboisement est que le groupuscule qui exporte le bois vent ce qu’il n’a jamais planté. Des forêts sont détruites sur des hectares et cela n’a fait qu’accentuer les conséquences des variations climatiques.

La flore étant en destruction massive n’est pas sans conséquences sur la faune qui est aussi au cœur de massacres surtout les animaux sauvages intégralement protégés comme l’éléphant, le sitatunga, l’antilope royale, le guépard, la panthère, le pangolin pour ne citer que ceux-là. Les tueries dans les parcs et les aires protégés sont devenues inquiétantes au point où le gouvernement s’est vu contraint de décider de la sécurisation des parcs W et Pendjari. C’est encore le moment de signaler que les tueries dans les parcs n’ont pas cessé. Il faut que le gouvernement aille plus vite car les braconniers continuent de défier l’autorité de l’État en mettant en place des stratégies plus élaborées pour continuer à massacrer les espèces protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Signalons que des structures spécialisées accompagnent le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.

Etant dans cette dynamique, le gouvernement a signé en décembre 2016, un accord de partenariat avec Nature Tropicale ONG. C’est pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique et floristique. La signature de cet accord de partenariat renforce des actions sur le terrain et facilite la collaboration avec les parties prenantes pour une meilleure protection des ressources naturelles au Bénin.

Lutte contre la criminalité faunique

Durant l’année 2016, la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), et la vigilance des forces spécialisées ont permis de mettre aux arrêts 29 présumés trafiquants de produits de faunes sauvages sur tout le territoire national. Après les différentes audiences dans les tribunaux, sur les 29 présumés trafiquants arrêtés, seulement 11 ont été effectivement condamnés.

Parlant de quelques audiences suite aux arrestations, il faut rappeler qu’un trafiquant arrêté avec seize carapaces de tortues marines a été condamné en février 2017 au tribunal de première instance de Cotonou, à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200.000FCFA d’amende et 1.000.000FCFA de dommages et intérêts.

En juin 2016, un trafiquant pris avec huit carapaces de tortues marines olivâtres, et présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a été simplement relaxé.

En ce qui concerne l’ivoire, le tribunal de Kandi a condamné en janvier 2017, deux trafiquants à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300.000F CFA d’amende chacun.

Au tribunal de première instance de Cotonou en juillet 2016, trois trafiquants spécialisés dans la fabrication et la vente d’objets d’arts à base d’ivoire ont été condamnés à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 20.000F CFA d’amendes.

Au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué en décembre 2016, deux trafiquants d’ivoire ont été condamnés à 4 mois d’emprisonnement ferme plus 100.000F Cfa d’amende.

Ces rappels pour permettre une appréciation de l’application de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

L’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et l’article 166 signale que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions

La gestion des cours d’eau

La préservation des cours d’eau au Bénin préoccupe aussi le gouvernement. Une décision du conseil des Ministres en février 2017 a présenté un rapport de la commission ad hoc chargée de proposer des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué, et de la lagune de Porto-Novo. Il a été surtout question de la gestion des cours d’eau et plan d’eau qui pose de sérieux problèmes environnementaux, du fait notamment des pratiques peu recommandables. Le communiqué de ce conseil des Ministres précise que les facteurs de dégradation sont nombreux : ils sont d’ordre physique, chimique et biologique. Ils engendrent des perturbations au niveau des échanges entre la mer et les eaux continentales. Ce qui fait que le cycle de reproduction des espèces halieutiques est affecté, de même que la biodiversité végétale et la qualité des produits halieutiques. La conséquence est que certaines espèces sont en voie de disparition. Au risque de perdre ce trésor naturel et d’aggraver le déficit en produits halieutiques, le gouvernement entend prendre des mesures hardies pour assainir durablement et réhabiliter le lac Ahémé, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo.

Lutte contre la criminalité faunique : 4 présumés trafiquants arrêtés avec 14 kg d’ivoire à Parakou

Ils sont au total quatre trafiquants à tomber le mardi 28 mars 2017 dans les mailles de l’équipe conjointe des forestiers, des éléments de la brigade anti criminelle et ceux du commissariat de Banikanni dans la ville de Parakou au nord du Bénin.

Ces présumés trafiquants appartiennent sans doute à un réseau de criminels qui par le passé a abattu deux éléphants, une espèce intégralement protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. A leur arrestation, ils avaient sur eux quatre pointes (défenses d’éléphants), qu’ils voulaient échanger contre de l’argent. Les forces de sécurité publique ont fait irruption sur les lieux et ont mis la main sur eux, grâce à l’appui technique du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin).

Des deux éléphants abattus provenant de nos parcs nationaux, il y a un éléphanteau. Les enquêtes sont en cours pour plus de précisions sur l’origine de ces quatre pointes d’ivoire. Les présumés trafiquants sont aux mains des forces de sécurité publique pour la suite de la procédure.

Face à cette situation qui met ces présumés trafiquants aux antipodes des dispositions juridiques, ils pourraient être punis d’une amende de 100.000 à 800.000F Cfa et / ou un emprisonnement de 3 mois à cinq ans, selon les articles 153 et 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. C’est la sanction que prévoit cette loi pour ceux qui font circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine ; et ceux qui importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 stipule que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Le gouvernement étant très engagé dans cette lutte, il urge que les dispositions soient prises avec le Ministère du cadre de Vie (DGEFC et CENAGREF) pour le suivi de la procédure surtout en matière d’assistance avocats engagés pour la cause environnementale tout au long du processus afin que les textes soient appliqués avec rigueur.

Les derniers échos de nos parcs montrent que les braconniers sont vraiment décidés à en découdre avec la préservation de nos ressources naturelles. Il est alors nécessaire que chaque partie prenante dans cette lutte joue sans désemparer sa participation.

Lutte contre la criminalité faunique : un trafiquant de carapaces de tortues marines condamné à 3 mois d’emprisonnement ferme

carapaces-tortuesIl a pour nom Honvou Jean. Il est condamné à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200.000F CFA d’amende et 1.000.000F CFA de dommages et intérêts. C’est la décision du juge à l’issue du procès, dans la matinée du mardi 21 février 2017 au tribunal de première instance de Cotonou. Pendant que Honvou Jean est retenu dans les liens de la prévention, Honvou Kocou le second présumé trafiquant avec qui il a été mis aux arrêtes et qui était en liberté provisoire est relaxé au bénéfice du doute.

Qu’il vous souvienne qu’ils ont été pris en fragrant délit le mercredi 25 janvier 2017 à Fidjrossè avec 16 carapaces de tortues marines qui sont des animaux intégralement protégés par la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

Avec cette condamnation, le tribunal de première instance de Cotonou vient une fois encore prouver qu’il est vraiment engagé pour la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Une telle décision à l’encontre des trafiquants, encourage non seulement le gouvernement de la rupture à quadriller davantage le terrain pour la protection de notre patrimoine faunique, mais aussi les éléments des Eaux et Forêts et chasse, la Direction centrale de la Police Judiciaire et le programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), à redoubler de vigilance pour accompagner le gouvernement.

Les tortues viennent sur les plages de juillet à décembre de chaque année, pour des besoins de reproduction. Des sensibilisations sont faites pour qu’elles ne soient plus massacrées. Mais certains s’entêtent toujours à les capturer et consomment leur viande. Ils vendent ensuite les carapaces. L’heure de la répression a enfin sonné et les indélicats vont répondre de leurs actes devant la justice.

Lutte contre la criminalité faunique : deux présumés trafiquants arrêtés avec 16 carapaces de tortues marines à Cotonou

carapaces-tortuesDame chance n’était pas avec deux présumés trafiquants de carapaces de tortues marines le mercredi 25 janvier 2017. Les éléments des Eaux et Forêts et chasse et ceux de la Direction centrale de la Police Judiciaire ont mis la main sur eux à Fidjrossè au moment où ils s’apprêtaient à échanger leur butin illégalement obtenu contre de l’argent.

C’était au total 16 carapaces de tortues marines dont 03 petites qu’ils voulaient commercialiser. Cette arrestation a été faite avec la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Une fois encore, le gouvernement vient de prouver qu’il quadrille mieux le terrain pour la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. C’est le moment de rappeler que les tortues marines viennent pondre des œufs sur les plages de juillet à décembre de chaque année. Ce sont des reptiles intégralement protégés par la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Des sensibilisations sont faites depuis plus d’une décennie pour faire comprendre aux riverains des plages, les pêcheurs et leurs complices que les tortues sont à protéger quand ils viennent sur les plages pour des besoins de reproduction. Mais il y a des individus qui vont ramasser les œufs pour des besoins alimentaires, tuent les tortues, consomment leur viande et vont vendre plus tard les carapaces qui sont utilisées comme souvenirs pour les touristes. Les multiples messages de sensibilisation ne cessent de rappeler que les tortues sont protégées. Les articles 153, 154, 166 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, sanctionnent les indélicats en prévoyant des amendes entre 100.000 F et 800.000 F et / ou un emprisonnement entre 3 mois et 5 ans. Les deux trafiquants, après leur arrestation sont gardés à la Direction Centrale de la Police Judiciaire. Ils seront présentés au procureur pour la suite de la procédure.

Arrêté avec 18 peaux de reptiles protégés à Parakou : un trafiquant condamné à 2 mois de prison fermes et 4 mois avec sursis

peaux-et-trafiquantsMis aux arrêts à Parakou le jeudi 22 décembre 2016, le trafiquant de peaux de reptiles protégés, a été condamné à deux mois de prison fermes et à quatre mois d’emprisonnement avec sursis puis à 300.000F CFA d’amende.

Après le procès, il est retourné en prison pour purger sa peine. Ce qui pourrait l’amener à prendre conscience et à ne plus commettre le même forfait. Dès sa mise en liberté, il ne doit commettre aucune infraction du genre sous peine d’avoir une sanction plus sévère. Cette décision est tombée dans la matinée du mardi 17 janvier 2017 au tribunal de première instance de Parakou. Elle vient après celle de Kandi qui a condamné deux trafiquants d’ivoires à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis. Deux décisions sur les trafiquants de produits de faune dans une même journée, est bien la preuve que le gouvernement avec l’appui technique du programme d’appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (AALF-B), ne baisse pas les bras pour la préservation du patrimoine faunique béninois. Il faut faire remarquer que la décision du tribunal de Parakou est plus dissuasive et pourrait permettre à ce trafiquant de comprendre que certaines espèces de reptiles sont protégées et que nul n’a le droit de les abattre.

Le trafiquant ; il a été arrêté avec onze (11) peaux de crocodiles nains ou cuirassées, deux (02) peaux de python sebae, et cinq (05) peaux de jeunes varans, à Banikanni dans la ville de Parakou. Ces espèces sont protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. On ne le dira jamais assez, chacun doit œuvrer pour la protection de notre patrimoine faunique. Dans le cas contraire, la justice qui est l’un des acteurs de la lutte contre la criminalité faunique au Bénin doit sévir.

Interpelés avec de l’ivoire à Kandi : deux trafiquants condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis

kandi-trafiquants-ivoireLe tribunal de Kandi a rendu dans la matinée du mardi 17 janvier 2017, sa décision sur les trafiquants arrêtés avec 3,2kg d’ivoire. A l’issue de l’audience, le juge en charge du dossier les a condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300.000F CFA d’amende chacun.

C’est un secret de polichinelle que ces trafiquants sont désormais libres de leur mouvement. Pour avoir été mis aux arrêts le samedi 22 octobre 2016, ces ennemis de la faune béninoise ont passé un peu plus de deux mois derrière les barreaux avant de recouvrer leur liberté. Loin de s’ériger en donneur de leçons en matière judiciaire, c’est encore le moment de rappeler que l’accompagnement de la justice parlant de la lutte contre la criminalité faunique a encore du plomb dans l’aile au Bénin. Car la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, prévoit des dispositions qui règlent le cas de ces trafiquants. Selon les articles 153 de cette loi, ces trafiquants pourraient être punis d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 prévoit le payement d’une amende de 300 000 à 800 000 F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. Certes, ils ont été privés de liberté pendant un temps. Mais cette condamnation ne peut guère dissuader ces trafiquants. Ils pourraient se faire l’idée selon laquelle l’infraction commise ne porte préjudice ni à la faune ni à la loi en vigueur. Surtout quand on se souvient que la journée Mondiale de l’environnement de l’année 2016 a été célébrée sous le thème « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », le tribunal jouerait mieux sa partition en durcissant les peines pour faire comprendre aux trafiquants et leurs complices que le patrimoine faunique n’est pas à détruire mais plutôt à protéger.

Lutte contre la criminalité faunique : un présumé trafiquant arrêté à Parakou avec 18 peaux de reptiles protégés

peaux-et-trafiquantsIl est certainement spécialisé dans le trafic illicite des peaux de reptiles. Il s’agit d’un présumé trafiquant qui est tombé le jeudi 22 décembre 2016 dans les mailles des éléments du commissariat de police de Banikanni dans la ville de Parakou. Il avait sur lui onze (11) peaux de crocodiles nains ou cuirassées, deux (02) peaux de python sebae, et cinq (05) peaux de jeunes varans.

Il a préparé son plan pour commercialiser ces produits de faune dont la vente est interdite au Bénin, parce que ces animaux sont protégés. Grâce à l’actuel gouvernement, les forces de sécurité publique quadrillent le terrain avec la collaboration technique du programme d’appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (AALF-B). Ce qui a fait que la police a interpellé le présumé trafiquant qui a vu chanter le requiem de la vente des produits illégalement obtenus. Il sera présenté au procureur du tribunal de Parakou qui va se prononcer sur son sort. Sans risque de se tromper, on peut déjà informer que ce présumé trafiquant, selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, risque de payer une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. Car il est pris en fragrant délit de commercialisation de dépouilles d’animaux sauvages.

Cette arrestation vient une fois encore confirmer que ce n’est pas seulement l’éléphant qui est menacé à cause de ses défenses. Les autres animaux sauvages sont aussi pourchassés et abattus. C’est des espèces qui pourraient disparaitre si rien n’est fait pour leur protection. Avec la détermination de l’actuel gouvernement qui met tout en œuvre avec l’appui technique de AALF-B pour traquer les braconniers et les trafiquants d’animaux intégralement et partiellement protégées, il y a de l’espoir que le patrimoine faunique peut se porter mieux. Cependant, la justice doit impérativement jouer sa partition par des décisions vraiment dissuasives pour que les trafiquants abandonnent leur sale besogne.

 

 

Signature d’accord de partenariat pour la lutte contre la criminalité environnementale : le gouvernement du Bénin fait confiance à Nature Tropicale ONG

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Le gouvernement du Bénin à travers le Ministre du Cadre de Vie et de Développement Durable, a signé le vendredi 16 décembre 2016, dans l’enceinte du ministère à Cotonou, un accord de partenariat avec Nature Tropicale ONG, pour la lutte contre la criminalité faunique et floristique.

« La signature du présent accord de partenariat va certainement aider au renforcement des actions sur le terrain mais surtout à faciliter la collaboration avec les parties prenantes pour une meilleure protection de nos ressources naturelles dans notre pays ». Tel est le souhait de Joséa S. Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG. C’était lors de la cérémonie de signature de l’accord de partenariat du gouvernement avec Nature Tropicale ONG. Rassurant le Directeur de l’ONG, José Didier Tonato, Ministre en charge du Cadre de Vie dans son adresse a mentionné que, « le travail ne fait que commencer. Les structures spécialisées de mon ministère vont collaborer avec Nature Tropicale ONG pour la mise en œuvre de ce partenariat ». Un partenariat qui va renforcer la lutte contre les crimes environnementaux au Bénin. Très présente sur le terrain, Nature Tropicale va œuvrer pour que cet objectif soit atteint. Car « depuis 2014, Nature Tropicale s’est proposée de répliquer au Bénin le modèle de projet d’application des lois sur la faune et la flore. Ce modèle est utilisé avec succès par le Réseau EAGLE (Eco Activists for Governance & Law Enforcement) dans plusieurs pays du continent », a rappelé M. Dossou-Bodjrènou. L’objectif a-t-il poursuivi, est de contribuer à la protection des espèces sauvages, surtout celles menacées, de la République du Bénin et de la sous-région contre la criminalité faunique, avec l’application plus rigoureuse des lois fauniques et floristiques afin de dissuader les potentiels braconniers et trafiquants.

Le projet intitulé «Appui à l’application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin» (AALF-B) a été élaboré par Nature Tropicale ONG grâce au transfert d’expériences de l’ONG Conservation Justice. Selon M. Dossou-Bodjrènou, ce programme qui est en cours a besoin d’être renforcé. Et avec l’assurance du Ministre en charge du Cadre de Vie, la collaboration des deux structures vient consolider les liens.

Le Ministre dans ses propos, a aussi témoigné de la veille citoyenne de Nature Tropicale ONG qui a permis au gouvernement de renforcer ses actions dans la lutte contre la criminalité en environnementale. En témoigne la signature de l’accord de partenariat.

Pendant la cérémonie, les réseaux des ONG spécialisés en environnement ont adressé une motion de félicitation au gouvernement pour ses nombreuses actions engagées pour la préservation de l’environnement en peu de temps. Le Ministre après avoir reçu la motion a promis le transmettre au Chef de l’Etat.

          

Interpelés pour trafic d’ivoire à Aplahoué : trois trafiquants écroués pour 4 mois à la prison civile de Lokossa

img-20161027-wa0059Les sieurs Gbénonchi Gérard, Mongbégnon Kpétodé et Eki Jean-Luc ont été condamnés à quatre mois d’emprisonnement ferme plus 100.000F Cfa d’amende, à l’issue du procès qui a eu lieu le jeudi 8 Décembre 2016 au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué.

Le juge qualifiant les faits a parlé de détention de défense d’éléphant, espèce intégralement protégée. Et l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, « punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque : détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine ; commercialise la viande de chasse en dehors des cas permis … ». Et ces trafiquants ont été pris en fragrant délit, les éléments des commissariats d’Aplahoué et d’Azovè avec le soutien technique du programme:  »Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Ils ont voulu commercialiser un morceau d’ivoire pesant 2 kilogrammes. Cette condamnation de ces trafiquants à quatre mois de prison plus amende, vient après les décisions des tribunaux de Cotonou et de Natitingou qui ont condamné respectivement les trafiquants à 2 mois et 3 mois d’emprisonnement ferme. Certes, la justice prononce des sentences suivant les articles de la loi citée supra. Mais il est vivement souhaité que les décisions soient plus dissuasives pour décourager les braconniers et trafiquants afin de protéger les ressources naturelles. Prononcer la peine maximale à l’encontre des trafiquants serait un exploit que la justice béninoise ferait dans le sens de la lutte contre la criminalité faunique. C’est vrai qu’il n’est jamais tard pour mieux faire. Mais au regard des massacres que subissent les éléphants, les espèces intégralement protégées en général, la justice jouerait vraiment sa partition à travers des décisions plus corsées, pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.