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Lutte contre la criminalité faunique : 7 pointes d’ivoires d’éléphants saisies à Parakou

La vigilance et le quadrillage de terrain dont font preuve les forces de sécurité publique ont encore payé. Sept (7) pointes d’ivoires d’éléphants pesant 19,25 kg ont été saisies et un présumé trafiquant arrêté le vendredi 26 juin 2020 à Parakou.

L’arrestation a été faite avec une équipe mixte de la Police Républicaine de Parakou, renforcée par des éléments de l’Inspection Forestière du Borgou avec l’appui technique du Programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin). Le présumé trafiquant, il faut le signaler a été pris en flagrant délit de commercialisation des sept (7) pointes d’ivoires. L’éléphant étant une espèce intégralement protégée, la commercialisation, l’importation et l’exportation de son trophée sont interdites par l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Nul n’a le droit de faire circuler des trophées ou des dépouilles de cet animal sauvage sans certificat d’origine. Malgré ces interdictions juridiques, ce présume trafiquant a circulé avec ces ivoires et a voulu de les commercialiser. Au regard des infractions commises, il risque de lourdes peines dès que sa culpabilité sera prouvée. Il pourrait payer une amende de 100.000F à 800.000F Cfa et / ou un emprisonnement de 3 mois à 5 ans. Les complices pour ces infractions, dès qu’ils seront retrouvés sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts.

L’éléphant, de son nom scientifique Loxodonta Africana est catégorisée en annexe I. Une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004. Comme d’autres espèces de sa catégorie, cet animal mérite l’attention de tous pour sa protection. Mais le constat est que de vils individus sont toujours à ses trousses à cause de ses défenses. Ces sept (7) pointes d’ivoires sont issus d’au moins quatre (4) éléphants abattus. Or, l’actuel gouvernement continue de mettre les moyens pour la protection du patrimoine faunique. Il urge que les autres acteurs, en l’occurrence la justice accompagne le gouvernement en accordant aucune clémence aux trafiquants afin de les conscientiser. Ainsi, ils peuvent servir d’exemple aux autres individus malintentionnés qui tapissent dans l’ombre.

C’est encore le moment d’inviter les autres acteurs de la lutte contre la criminalité faunique et AALF-Bénin du réseau EAGLE de resserrer leur rang pour soutenir davantage le gouvernement pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction.

Malgré sa situation de danger critique d’extinction : le pangolin toujours pourchassé pour ses écailles

Le pangolin, l’espèce régulatrice des populations de termites et de fourmis risque de disparaître complètement de la biodiversité si les garde-fous nécessaires ne sont pas davantage renforcés pour sa protection. Car, malgré sa situation de danger critique d’extinction, le pangolin continue d’être au cœur du trafic entre l’Afrique et l’Asie à cause de ses écailles.

Même soupçonné d’avoir transmis le coronavirus à l’homme, le pangolin est victime de braconnage intense. Ce qui fait que des centaines voire des milliers de kg d’écailles de pangolin sont saisis et des trafiquants arrêtés. Le dimanche 07 juin 2020, les activistes de Laga au Cameroun avec l’appui des forces de sécurité publique ont arrêté trois trafiquants avec 380 kg d’écailles de pangolin. Pendant les moments intenses de covid-19 dans le monde, l’ONG française Robin des bois a annoncé que plusieurs tonnes d’écailles de pangolin sont saisies dans des aéroports en Afrique et dans des pays d’Asie. Qu’il vous souvienne qu’en mars 2018 au fret de l’aéroport de Cotonou, 513 kg d’écailles ont été saisies par la Cellule Aéroportuaire Anti Trafic (CAAT). Ces écailles sont estimées à plus de 2000 pangolins massacrés dans la sous-région.

Au regard des lois, l’espèce doit bénéficier de la plus grande protection pour ne pas disparaitre. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), interdit la commercialisation des écailles de pangolin. La loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin déclare le pangolin comme étant une espèce intégralement protégée et le classe en annexe I.

Prenant appuis sur ces lois, plusieurs institutions travaillent pour que l’espèce ne s’éteigne pas. En soutien au gouvernement le Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Benin) du Réseau EAGLE, met les bouchées doubles pour la protection du pangolin.

Il faut signaler que le coronavirus a amené la Chine a retiré le pangolin de la liste officielle des médicaments chinois à cause de l’extinction de l’espèce. On peut sans risque de se tromper affirmer que c’est une décision louable. En plus des lois qui encadrent la protection de l’animal, l’application rigoureuse de cette décision chinoise est un plus pour la sauvegarde de l’espèce. Le souhait est que les activistes resserrent leur rang pour épargner le pangolin de son extinction programmée.

Lutte contre la criminalité faunique : 15 peaux d’animaux protégés saisies et 1 présumé trafiquant arrêté

Des éléments de la Police Républicaine de Bohicon et de ceux de l’inspection forestière du Zou, avec la collaboration technique de AALF-Bénin ont réussi à mettre la main sur un individu qui avait en sa possession des peaux d’animaux sauvages.

Ce présumé trafiquant détenait 15 peaux de guib harnaché qu’il a voulu commercialiser. Or, cette espèce est inscrite est annexe II de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Etant une espèce protégée, nul n’a le droit de détenir ses trophées. L’article 153 de cette loi sanctionne d’une amende de 100.000 à 500.000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque détient des animaux sauvages sans permis requis et fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. L’article 154 de la même loi punit de 300.000 à 800.000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Au regard de ces dispositions juridiques, aucune tolérance ne devrait être accordée aux trafiquants des trophées d’espèces intégralement et partiellement protégées.

Le guib harnaché étant une espèce partiellement protégée, il est vivement souhaité que ceux pris en flagrant délit comme c’était le cas à Bohicon le jeudi 28 mai 2020, écopent des sanctions exemplaires pour que cet animal sauvage ne se retrouvent dans les jours à venir au bord de l’abîme. La sauvegarde de la biodiversité nécessite l’apport de tous. Et le thème de la journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin 2020 lance un appel à l’action pour lutter contre la perte accélérée d’espèces. Et s’agissant de la faune, il faut que les activistes s’arment à nouveau de vigilance pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique. Car, le déclin des animaux sauvages est une perte énorme pour le Bénin et la sous-région. Et pour leur protection, le gouvernement et AALF-Benin du réseau EAGLE (Eco Activists for Governance and Law Enforcement) se battent au quotidien pour barrer la route aux trafiquants qui déciment le patrimoine faunique.

Lutte contre la criminalité faunique : 18 kg d’ivoires saisis et 4 présumés trafiquants arrêtés à Cotonou

La Brigade Criminelle de Cotonou et l’Administration Forestière ont mis aux arrêts 04 présumés trafiquants d’ivoires dans la journée de mercredi 20 mai 2020 dans un restaurant dans la ville de Cotonou.

Ces individus sont dans les mains de la police pour détention, transport et tentative de commercialisation d’une grosse pointe d’ivoires pesant 18 kg. Ils s’apprêtaient à commettre leur forfait quand les forces de sécurité publique dans leurs investigations ont fait irruption sur les lieux pour empêcher cette transaction illicite. Car, le trophée d’éléphant qui est une espèce intégralement protégée est interdit de vente. C’est fort de cela que les présumés trafiquants sont gardés pour la suite de la procédure.

Cette arrestation est la preuve que le coronavirus qui sévit actuellement n’a pas fait reculer les trafiquants de la faune qui dans leurs faits et gestes s’organisent pour mettre en mal le patrimoine faunique de la sous-région. Ces présumés trafiquants arrêtés vont sans doute répondre de leurs actes dès que leurs culpabilités seront prouvées. Selon la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, l’article 154 sanctionne d’une amende de 300.000 à 800.000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et selon l’article 166, les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Les regards sont tournés vers la justice qui a toujours su jouer sa partition pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.

Des informations qui nous sont parvenues, cette arrestation a été faite avec le soutien technique du Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Benin) du réseau EAGLE. C’est encore le moment de rappeler au Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable et ses structures sous tutelle de suivre de près cette affaire pour qu’aucune tolérance ne soit accordée à ceux qui ne sont pas dérangés d’enfreindre aux lois de la République.

En pleine crise sanitaire de coronavirus : Le trafic illicite des animaux sauvages protégés prend d’ampleur

En ce temps de coronavirus où les hommes doivent s’éloigner des animaux sauvages pour leur protection, on constate que les trafiquants dans plusieurs pays ne manquent pas de stratégies pour commercialiser les trophées d’espèces interdites de vente.

Le plus surprenant, c’est le pangolin qui est indexé d’être à l’origine de la transmission du coronavirus à l’homme qui est de plus en plus au cœur du trafic illicite des produits de faune. Or, bien avant l’apparition du covid-19, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), classe le pangolin parmi les animaux interdits de vente. L’apparition de Coronavirus vient enfoncer le clou. Ce qui devrait à nouveau assurer la protection du pangolin qui ne devrait plus être chassé. Mais on constate malheureusement que cette espèce demeure la plus braconnée et est au cœur de trafic illicite des produits de faune pendant la crise sanitaire du coronavirus. Face à cela, il est urgent que tous les pays, surtout ceux d’Afrique s’éveillent et renforcent les mesures de protection du pangolin qui est une espèce menacée d’extinction.

Au Bénin, la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune est celle qui encadre les actions de lutte contre la criminalité faunique. On peut au passage reconnaître les efforts que font les acteurs de la justice pour accompagner le gouvernement et les activistes à travers des décisions dissuasives dans la sens de la protection du patrimoine faunique du Bénin et de la sous-région. On se souvient encore de l’affaire de 513 kg d’écailles de pangolins interceptés en mars 2018 au fret de l’aéroport de Cotonou. L’auteur principal de nationalité chinoise a été condamné à 36 mois d’emprisonnement fermes, à 2.000.000 d’amendes et 40.000.000 de dommages-intérêts.

Dans beaucoup de pays depuis l’apparition du coronavirus, nombreux sont les trafiquants qui sont arrêtés. En janvier 2020 au Nigéria dans l’Etat de Lagos il y a eu la saisie de 9,504 tonnes d’écailles pangolins correspondant environ à 28.500 pangolins, découverts à l’intérieur de deux conteneurs maritimes de 20 pieds destiné à pays d’Asie, informe le bulletin du Robin des Bois publié le 30 avril 2020. Le 8 mai 2020, les activistes de Laga au Cameroun ont mis aux arrêts 3 présumés trafiquants avec deux grosses pointes d’ivoires. Dans d’autres pays, des trafiquants sont arrêtés avec des pangolins morts, ses écailles et des trophées d’autres espèces intégralement protégées.

Le constat est que le commerce illégal d’animaux sauvages est florissant pendant cette crise sanitaire de coronavirus. Il urge que le Bénin avec appuis des activistes et surtout de la brigade cynophile renforce les mesures de surveillance à ses frontières et à l’intérieur du pays pour la protection des animaux sauvages menacées d’extinction.

Lutte contre la criminalité faunique : Des trafiquants de trophées arrêtés en pleine crise de covid-19

Les trafiquants de produits de faune n’ont pas baissé les bras pendant que le coronavirus secoue la planète. Après le déclenchement de la crise, ils ne manquent pas de stratégies pour convoyer des trophées vers les consommateurs.

Le commerce illégal des trophées d’espèces menacées d’extinction bat toujours son plein malgré les conventions que les Etats ont ratifiées et les règlementations qui régissent chaque nation. Qu’il vous souvienne que le pangolin, une espèce intégralement protégée, est soupçonné avoir servi de courroie de transmission de coronavirus entre la chauve-souris et l’homme. Ce qui a créé une méfiance vis-à-vis de ce mammifère recouvert d’écailles. Et cela doit rendre réticente la consommation de viande de pangolin et des autres animaux sauvages. Contre toutes attentes, une cargaison de 6,16 tonnes d’écailles de pangolins a été saisie le 31 mars 2020 au port de Kelang en Malaisie, selon « Atlas du Business des Espèces menacées  » de Robin des Bois. Ces écailles sont estimées à 17,9 millions d’US$ soit 2900 US$/kg. Des informations qui nous sont parvenues, le conteneur transportait officiellement des noix de cajou. Et l’expédition a été organisée entre des trafiquants africains et des revendeurs chinois début 2020 après le déclenchement de l’épidémie de Covid-19 en Chine. Or, la Chine a interdit la consommation de viande des animaux sauvages depuis l’avènement de coronavirus.

Le jeudi 9 avril 2020 au Cameroun, deux sacs de jutes remplis d’écailles de pangolins ont été arrêtés. La preuve que le pangolin fait toujours objet de braconnage pour la consommation de sa viande et l’utilisation de ces écailles. Quelques jours plus tôt toujours au Cameroun, une peau de léopard a été également saisie chez des trafiquants pris en flagrant délit de commercialisation.  Malgré la pandémie de coronavirus qui a réussi à faire confiner des milliers de gens dans plusieurs pays, les espèces menacées d’extinction sont davantage au bord de l’abîme. Le Plus surprenant, c’est le pangolin qui est au cœur de trafic à l’international. On comprend aisément que pendant que le monde entier est à la recherche de remède contre le covid-19, de vils individus détruisent la biodiversité pour nourrir le commerce illégal des espèces interdites de vente. A tous les niveaux, ces trafiquants doivent être sévèrement punis pour servir de leçons aux autres.

Ces différentes saisies devraient être comme une alerte pour le Bénin qui devrait malgré le cordon sanitaire et les autres mesures mises en place, demander aux forces de sécurité publique en général et la brigade cynophile en particulier, d’être plus vigilantes dans les actions de lutte contre la criminalité faunique.

C’est à nouveau le lieu de rappeler que le Bénin dispose de la règlementation et c’est la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin qui punit la commercialisation des trophées d’espèces intégralement protégées.

Cour d’Appel de Parakou : Trois trafiquants d’ivoires condamnés à 12 mois d’emprisonnement ferme

La Cour d’Appel de Parakou suite à la décision rendue en première instance à Kandi, a condamné le 17 mars 2020, trois trafiquants de trophées d’espèces intégralement protégées à 12 mois d’emprisonnement ferme dans une affaire de tentative de commercialisation d’ivoires.

Des trois trafiquants pris en flagrant délit, deux ont été condamnés en première instance à 48 mois d’emprisonnement dont 24 mois fermes. Le troisième a écopé de 36 mois fermes. Selon la décision, chacun d’eux doit payer 500.000F CFA d’amende et les trois doivent verser dans les caisses de l’Etat des dommages et intérêts d’un montant de 1500.000F CFA.

En appel, la Cour maintient les amendes, dommages et intérêts, et les condamne à 12 mois d’emprisonnement ferme puis ordonne la restitution des ivoires saisies au Cenagref. Même si cela laisse croire que les peines ont été allégées, cette nouvelle condamnation est bien en phase avec les dispositions des articles 153 ; 154 et 166 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application. Car, l’article 154 punit d’une amende de 300.000 à 800.000F CFA et /ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte ou commercialise des trophées d’espèces intégralement protégées. Cette décision de la Cour d’Appel devrait être une invite pour les trafiquants qui doivent désormais comprendre que l’appareil judiciaire est fermement engagé dans la lutte contre la criminalité faunique.

Par ailleurs, le pangolin qui serait au cœur de la transmission de coronavirus à l’homme, est une espèce intégralement protégée. Selon le site d’information edition.cnn.com « l’on ne sache pas exactement quel animal a transmis le virus à l’homme entre chauve-souris, le serpent et le pangolin ». Et suite à cela, la Chine a rendu illégale la consommation d’animaux sauvages après l’épidémie de coronavirus. Ce pays prend des dispositions pour maîtriser son industrie lucrative de la faune sauvage pour éviter une nouvelle épidémie. Le souhait est que cette décision soit une protection pour les espèces intégralement protégées surtout sur le continent asiatique.

Lutte contre le trafic des produits prohibés : IFAW dote le Bénin d’une brigade canine

Le Fonds International pour la Protection des animaux (IFAW), a doté le Bénin d’une brigade canine. Le lancement des activités de cette brigade a eu lieu le jeudi 20 Février 2020 à la caserne des CRS à Zogbo dans la ville de Cotonou. 

Démonstrations des chiens en compagnie de leur maître à la détection de l’ivoire d’éléphants et des écailles de pangolins. Cette phase pratique devant Sacca Lafia, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Madame Céline Sissler-Bienvenu, Directrice IFAW-France et autres responsables de la Police Républicaine, du Ministère du Cadre de Vie dont le Directeur Adjoint des Eaux, Forêts et Chasse ont convaincu de ce que la brigade canine du Bénin est vraiment prête pour accompagner la détection de la drogue, des explosifs et des produits de faune à l’aéroport, au Port et au niveau des autres frontières du Bénin. Cette brigade désormais opérationnelle est la preuve que le Bénin ne peut plus continuer à être un pays de transit de quelques produits illicites que ce soit.

C’est une fierté pour le Ministre Sacca Lafia qui a exprimé de vive voix les reconnaissances du gouvernement du Bénin à IFAW pour cet appui important dans la gestion des questions de sécurité. Car, a-t-il rappelé, « le trafic des espèces sauvages est la quatrième activité criminelle internationale au monde après le trafic de drogues, des produits de contrefaçon et des êtres humains ». On déduit de cette déclaration du Ministre de l’Intérieur que la lutte contre la criminalité faunique reçoit un appui pas des moindres pour traquer les trafiquants des produits de faune interdit de commerce. Cette brigade, IFAW l’a aussi doté des bâtiments et espaces spécialisés bien équipés, d’un laboratoire et clinique vétérinaire, et de matériels roulant adaptés au transport des équipes (chiens et maîtres-chiens).

L’être humain a à peine 30% de de capacités de détection des produits illicites pouvant transiter par les frontières. Mais les chiens ont une capacité de détection de 70 à 95%, a fait savoir Mme Céline Sissler-Bienvenu, Directrice de la session Française du Fonds International pour le Protection des animaux (IFAW-France). A l’en croire, les chiens ont besoin de s’entrainer au quotidien pour maintenir leur performance.

 La contribution de Nature Tropicale ONG 

Nature Tropicale ONG pendant la formation était aux côtés de IFAW pour outiller les policiers sur la connaissance des espèces menacées et leurs écosystèmes, le trafic illégal d’espèces sauvages au Bénin : Cas de l’éléphant, du pangolin et des tortues marines. Avec son équipe Joséa S. Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG a aussi travaillé avec les policiers sur les règlementations au niveau national et international qui encadrent les espèces fauniques et les criminalités environnementales au Bénin. Les techniques de dissimulation des produits n’ont pas été occultées.

Au lancement officiel des activités de la brigade canine, Mme Céline Sissler-Bienvenu a remercié Nature Tropicale ONG pour son implication dans la formation. Cette ONG, a-t-elle précisé a été choisie au regard de ses expériences dans la lutte contre les crimes environnementaux au Bénin et dans la sous-région.

Les maîtres-chiens à l’issue de la cérémonie ont à leur tour exprimé leurs reconnaissances à Nature Tropicale ONG pour avoir éclairé leur lanterne sur plusieurs aspects.

Commercialisation de trophée d’espèce intégralement protégée : deux présumés trafiquants arrêtés avec une peau de léopard

Panthera jubatus, c’est le nom scientifique de léopard. Une espèce de la catégorie des mammifères et qui est intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application.

Cette loi informe que nul n’a le droit de commercialiser ses trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Malgré cela, deux individus pour tentative de commercialisation d’une peau de léopard ont été arrêtés le vendredi 7 février 2020 à Bohicon. Des informations qui nous sont parvenues, ils étaient sur le point de conclure la transaction quand une équipe mixte de force de sécurité publique a fait irruption sur les lieux. Pris ainsi en flagrant délit, ils risquent de payer une amende de 300 000F à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. Leur sort est désormais dans les mains de la justice qui décidera de la suite à donner à cette affaire.

La Police Républicaine et l’inspection forestière du Zou ont pu appréhender ces présumés trafiquants grâce à l’appui technique du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin). Il faut rappeler que le léopard est classé comme vulnérable sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Au regard des efforts que font le gouvernement pour la protection des animaux sauvages menacés d’extinction, il est indispensable que les autres acteurs de lutte contre la criminalité faunique lui prêtent mains fortes pour que les aires protégées ne deviennent des déserts d’espèces emblématiques sensées attirées les touristes.

C’est à nouveau l’occasion de rappeler que les espèces intégralement protégées sont interdites de transport et de vente. Il y a nombres de dispositions juridiques qui sanctionnent ceux qui s’entêtent. Et les complices sont punis au même titre que les auteurs.

Lutte contre la criminalité faunique en 2019 : 16 trafiquants arrêtés, 12 fermement condamnés

En sept interpellations des criminels du patrimoine faunique, seize trafiquants ont été arrêtés en 2019 avec la collaboration active du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin. Ce soutien technique apporté au gouvernement prouve son engagement renouvelé à lutter contre la criminalité faunique. La justice jouant sa partition, a condamné douze trafiquants à des peines privatives de liberté.

Dans la plupart des cas, c’est des décisions dissuasives sensées découragées les trafiquants qui continuent d’être aux trousses des espèces protégées malgré la sensibilisation répressive. Au tribunal de Kandi, il y a eu une condamnation de 36 mois ferme pour des trafiquants d’ivoires d’éléphants. Le tribunal de Djougou a aussi prononcé une condamnation de privation de liberté de 3 ans ferme. Aussi, les tribunaux ont condamné les trafiquants à d’importants d’amendes, dommages et intérêts.

Les activistes se souviennent encore qu’en 2019, la Cour Suprême a annulé un arrêt rendu par une Cour d’appel. Cette décision qui a été cassé en faveur de la sauvegarde des espèces animales menacées d’extinction, est un signal fort que la justice au plus haut niveau est sensible à la lutte contre la criminalité faunique.

Les trafiquants interpelés l’année écoulée ont été mis aux arrêts pour transports et détentions illégaux des trophées d’espèces animales que protège la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Des informations reçues, il y a eu environ 51 kg d’ivoires d’éléphants saisis, une soixantaine de peaux de plusieurs espèces intégralement et partiellement protégées. Les acteurs de lutte contre les crimes fauniques devraient prendre ces saisies comme une alerte et redoubler d’ardeur au cours de cette année pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.

Il faut signaler que le trafic d’espèces sauvages génère d’énormes profits illégaux pour des organisations criminelles responsables de l’abattage, du transport et de la commercialisation de produits illégaux issus des espèces sauvages. Au regard des dispositions juridiques aux niveaux national et international, il faut à leur endroit des sanctions sévères pour le bien-être du patrimoine faunique.