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Comè / Lutte contre la criminalité faunique : 2 présumés trafiquants arrêtés avec une peau de léopard et 3 peaux de crocodiles

Le gouvernement du Bénin fait de la lutte contre la criminalité faunique son cheval de bataille pour la protection des espèces menacées d’extinction. Avec la collaboration active des forces de sécurité publique, les présumés trafiquants sont mis hors d’état de nuire.

Ainsi, les éléments de la Police Républicaine et ceux des Eaux et Forêts de Comè, avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), ont mis la main sur deux (2) présumés trafiquants de peaux d’animaux que nul n’a le droit d’abattre en République du Bénin au regard des lois en vigueur. Ces présumés trafiquants ont été pris en flagrant délit de commercialisation d’une peau de léopard et de trois (3) peaux de crocodiles le mercredi 13 février 2019 dans la ville de Comè, département du Mono. Selon l’annexe 1 de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, le léopard et le crocodile sont des espèces intégralement protégées. Quiconque n’a le droit de détenir ou commercialiser ces animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles.

Au regard de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et de la loi citée plus tôt, ces trafiquants qui sont aux mains de la Police Républicaine en attendant d’être présentés au Procureur de la République, sont punis par plusieurs articles. Selon les articles 153 et 154 de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004, ils pourraient payer des amendes allant de 100.000F à 800.000F CFA et écoper d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans. En temps opportun le procureur de la République décidera de la suite à donner à cette affaire.

Il faut que le Ministère du cadre de vie et du développement durable suive ce dossier pour que la loi soit appliquée avec la dernière rigueur. C’est aussi le moment de lancer un appel aux activistes de protection de la faune sauvage menacée d’extinction pour qu’ils accentuent la croisade contre la criminalité faunique afin d’accompagner le gouvernement qui œuvre au quotidien pour la protection du patrimoine faunique béninois.

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Lutte contre la criminalité faunique en 2018 : saisies d’environ 300 kg d’ivoires provenant des dizaines d’éléphants

La lutte contre la criminalité faunique en 2018 n’a pas été vaine. Le gouvernement, les forces de sécurité publique et des structures spécialisées ont retroussé leurs manches pour mettre hors d’état de nuire les ennemis du patrimoine faunique de la sous-région.  

Des trophées de plusieurs dizaines d’éléphants ont été saisis dans plusieurs localités du Bénin en 2018. En somme, environ 300 kg de défenses d’éléphants, une espèce intégralement protégée, ont été arraisonnées et mis sous scellées. Cet exploit des forces de sécurité publique pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique est à saluer. Les prouesses réalisées dans ce secteur grâce à l’appui technique du programme Appui l’application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), hisse le Bénin au rang des pays déterminés à enrayer la criminalité faunique.

Des 300 kg d’ivoires saisis, 272 kg ont été interceptés dans la ville de Cotonou, la capitale économique du Bénin. « Cela n’étonne pas, Cotonou étant la grande métropole des affaires et désormais une plaque tournante de la criminalité faunique au Bénin. De fait, Cotonou devient ainsi un point privilégié de rencontres entre trafiquants, marchands et braconniers », a fait remarquer Patrice Sagbo, défenseur de l’environnement. Il pense que cette quantité saisie à Cotonou, devrait être un bon indice d’investigations pour la police judiciaire. « Le Bénin étant un pays de transit, les trafiquants exploitent malheureusement son port et aéroport pour faire passer les produits vers les pays consommateurs », déplore Dovi Homéfa, Coordonnateur du programme AALF-Bénin. D’autres activistes pensent qu’il faut renforcer la sécurité au niveau des frontières, en dotant les agents à ces postes d’équipements nécessaires pour leur permettre de contribuer efficacement à la lutte contre la criminalité faunique.

L’éléphant étant une espèce menacée d’extinction est protégé par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin. En plus de cette loi et malgré les nombreuses sensibilisations pour montrer l’importance des espèces intégralement protégées comme l’éléphant dans le secteur touristique, de vils individus sont toujours aux trousses des pachydermes. Au regard de ce fait, Patrice Sagbo exprime son inquiétude parce qu’il a comme l’impression que malgré le dispositif de dissuasion actuellement en cours, la criminalité faunique va grandissant au lieu de régresser. Il faut signaler que la plupart des trophées saisis sont des anciennes défenses ou provenant des pays de la sous-région.

Il faudrait que les pays de la sous-région comprennent l’importance de renforcer non seulement le dispositif de protection des aires protégées, mais aussi la machine de dissuasion pour une lutte efficace régionale.

Parlant de la lutte au Bénin, les activistes lancent une fois encore un appel à la justice pour que les peines maximales soient toujours appliquées aux trafiquants et à tous les complices. Car, l’article 166 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 stipule que « les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions ».

 

 

Lutte contre la criminalité faunique au Burkina Faso : deux présumés trafiquants interpelés avec 3 peaux de panthère et 2 peaux de lion

Ils sont deux présumés trafiquants, tous burkinabé qui ont tenté sans succès de commercialiser cinq peaux d’animaux sauvages. Il s’agit de deux peaux de lion, une espèce partiellement protégée et menacée d’extinction. Et de trois peaux de panthère, une espèce intégralement protégée. L’arrestation a été faite à Ouagadougou le lundi 17 décembre 2018 par la Direction des Opérations du Ministère de l’environnement, de l’économie Verte et du Changement Climatique du Burkina Faso avec la collaboration de Conservation Justice-EAGLE du Burkina Faso.

Des informations qui nous sont parvenues, les peaux des espèces prévues pour être commercialisées proviennent du complexe WAP (W, Arly et Pendjari). Certes, le Bénin depuis un moment fait des efforts pour protéger ces réserves de faune, en l’occurrence le parc Pendjari. Sachant que le complexe WAP est à cheval sur plusieurs pays que sont le Burkina Faso, le Niger et le Bénin, il urge que les autres pays emboîtent les pas au Bénin pour sécuriser leurs réserves afin que les animaux soient en sécurité dans leur milieu naturel. Puisque ces présumés trafiquants sont rentrés dans le complexe WAP pour tuer ces animaux protégés par la loi, ils vont subir les rigueurs de la loi. En dehors de loi burkinabé, il y a des réglementations au plan international qui protègent ces espèces. On peut citer par exemple la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Au regard de ces dispositions, ces présumés trafiquants déjà privés de liberté seront devant le juge qui décidera de leur sort.

Il faut signaler qu’ils risquent une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement ferme et des amendes pouvant atteindre 5 millions CFA. Le souhait est que la justice de ce pays joue sa partition pour la sauvegarde de ces espèces. Ainsi, les pays du complexe WAP vont en tirer d’énormes profits.

Condamnation assortie de sursis au tribunal de Kandi : de plomb dans l’aile de la lutte contre la criminalité faunique

Soixante (60) mois d’emprisonnement assorti de sursis et 300.000 francs d’amende chacun. C’est la sanction qu’à infligée le tribunal de Kandi à trois trafiquants d’ivoires dans la journée du mercredi 28 novembre 2018. Qu’il vous souvienne que ces trafiquants ont été pris le 14 août 2018 en flagrant délit de commercialisation de 08 pointes, l’équivalent de quatre éléphants abattus, le tout pesant 20 kilogrammes.

Ces trafiquants ont été surpris en détention de ces 8 pointes d’espèces intégralement protégées. Ils ont réussi à circuler avec ces ivoires. Ce qui est sanctionné par l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Cet article punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; et circule avec des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. En plus de cela, ils ont été surpris en flagrant délit de commercialisation. A ce niveau, l’article 154 de la même loi lève l’équivoque sur la sanction à infliger aux criminels de la faune. Sont punis d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans toutes personnes qui importent, exportent, réexportent ou commercialisent des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis.

Le législateur n’a pas laissé impuni les complices. L’article 166 punit les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Au regard des articles 153 ; 154 et 166, et surtout qu’il s’agit de trophées d’espèces intégralement protégés et catégorisées en A, une condamnation assortie de sursis et cette amende sont loin d’être dissuasives pour décourager ceux qui se donnent comme tâches de détruire le patrimoine faunique béninois.

Aussi, cette décision qui n’encourage guère  la lutte contre la criminalité faunique, doit interpeller les autorités à divers niveaux surtout que les ivoires proviennent de quatre éléphants abattus dans le parc W récemment classé patrimoine mondial de l’Unesco. L’abattage de ces pachydermes suivi de la commercialisation de leurs trophées constitue un dommage écologique irréversible qui ne saurait être sanctionné à une peine assortie  de sursis si l’on n’est conscient de la gravité de l’activité criminelle des prédateurs de la nature dont la seule  intention est de se faire indument de l’argent. Pour inverser cette tendance, il est vivement souhaité que les autorités compétentes accompagnent le suivi des procédures judiciaires afin que la loi soit dite avec rigueur, seul gage pour la préservation des réserves de faune au Bénin et dans la sous-région.

Parlant de la lutte contre la criminalité faunique, le tribunal de Kandi a toujours su accompagner le gouvernement. En octobre 2017, ce tribunal a condamné un trafiquant d’ivoires à 60 mois d’emprisonnement ferme et 800.000F Cfa d’amendes. Ce qui a été ovationné par le gouvernement et les activistes qui ont apprécié cette décision à sa juste valeur. Mais celle relative aux 60 mois d’emprisonnement assorti de sursis remet de plomb dans l’aile de la lutte contre la criminalité faunique et se retrouve à l’antipode de la détermination du Bénin à enrayer ce phénomène.

Lutte contre la criminalité faunique : le TPI de Cotonou condamne 3 trafiquants d’ivoires à 3 mois de prison ferme

Le gouvernement du Bénin quadrille davantage le territoire national pour que ses réserves de faune ne soient des déserts d’espèces intégralement protégées. Les forces de sécurité publique veillent au grain et la justice de son côté ne cesse de jouer sa partition.

Qu’il vous souvienne que Ban Ki-moon, l’ex secrétaire des Nation Unies a requis « Tolérance Zéro » contre les criminels de faune, surtout ceux qui sont aux trousses des éléphants. Dans sa décision rendue le lundi 26 novembre 2018, le tribunal de première instance de Cotonou a condamné trois trafiquants de plus de 14 kg d’ivoires à  trois (3) mois d’emprisonnement ferme, à 100.000F d’amende chacun. Les prévenus sont aussi condamnés de verser à l’Etat béninois représenté par les Eaux et Forêts, une somme de 1.000.000F CFA.

Cette condamnation est relative à l’arrestation du trafiquant de 14 kg d’ivoires à Akpakpa le mercredi 26 septembre 2018. Dans cette même affaire, un second trafiquant a été interpelé à Sèmè Kraké puis un troisième avec une pointe pesant 1,69 kg à Porto-Novo. Tous les trois sont condamnés et c’est un signal fort dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Cette décision est en lien avec l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin. Cet article punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine.

L’éléphant étant une espèce intégralement protégée et catégorisé en A au regard de la loi citée supra, les activistes auraient voulu voir appliquer à ces trafiquants, l’article 154 qui « punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis », sachant que l’auteur principal a été pris en flagrant délit de commercialisation de 14 kg d’ivoires.

Trafic de trophées d’éléphants à Akpakpa : une pointe d’ivoire saisie 2 autres présumés trafiquants interpelés

Après l’arrestation d’un présumé trafiquant d’ivoires dans la ville de Cotonou à Akpakpa le mercredi 26 septembre 2018 avec 14 kg d’ivoires, deux autres ont été appréhendés. En effet, suite à l’interpellation du premier présumé trafiquant, les agents de la Police Judiciaire n’ont pas dormi sur leurs lauriers.

Les investigations menées les jours suivants, avec la collaboration de la Police Républicaine et l’appui technique de AALF-Bénin, ont permis d’interpeler dans un premier temps une deuxième personne complice du dossier à Sèmè Kraké puis un troisième présumé trafiquant avec une pointe pesant 1,69 kg à Porto-Novo. Ce dernier étant pris en détention et circulation avec de trophées d’éléphants, tombe sous le coup de la loi. Car, l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin, sanctionne d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans, quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis, et fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Le premier présumé trafiquant qui a été pris en flagrant délit de commercialisation d’ivoires d’éléphants risque une peine de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 selon l’article 154 de la loi citée plus tôt. Il faut rappeler que l’article 166 de la même loi punit les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Il faut signaler que l’arrestation de ces deux présumés trafiquants impliqués dans cette commercialisation de produits illicites à Akpakpa, est intervenue peu avant l’interpellation des trafiquants de 183 kg d’ivoires toujours dans la ville de Cotonou. Même si ces ivoires proviennent d’autres pays de la sous-région, c’est un signal fort pour que le Bénin sécurise davantage ses réserves de faune.

On ne le dira jamais assez, l’éléphant comme d’autres espèces fauniques, est intégralement protégé au Bénin par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004. D’autres règlementations protègent cette espèce au plan international. On peut citer par exemple la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Au regard de ces dispositions, ces présumés trafiquants déjà privés de liberté seront devant le juge qui décidera de leur sort.

Ces arrestations prouvent que le gouvernement de la rupture est toujours déterminé à décourager les trafiquants de faune dans notre pays et promouvoir un tourisme responsable et solidaire, gage d’un développement durable au Bénin.

Saisie de grosse cargaison de défenses d’éléphants au Bénin : Trois présumés trafiquants arrêtés avec 183 kg d’ivoires à Cotonou

Cinquante-neuf (59) morceaux d’ivoires pesant environ 183 kg. C’est le butin prévu pour être commercialisé et saisi dans la ville de Cotonou par les agents de la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC) et ceux de la Police Judiciaire qui ont fait irruption sur les lieux de la transaction après de minutieuses investigations. C’est un résultat fort du Gouvernement de la Rupture qui se bat pour zéro crime contre les animaux sauvages.  

Des informations qui nous sont parvenues, la Police a mis la main sur les auteurs de la transaction le mardi 10 octobre 2018 dans un hôtel à Cotonou, capital économique du Bénin. C’était avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin). L’éléphant de son nom scientifique Loxodonta Africana, est une espèce intégralement protégée par la législation au Bénin et au plan international. Au retard de ces lois, nul n’a le droit de détenir des trophées de cette espèce catégorisée en A, en annexe 1 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin. Pour avoir circulé avec ces produits, l’article 153 de la loi citée plus tôt punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Or, les auteurs de la transaction n’ont aucun certificat, et ont circulé avec ces produits dans la ville de Cotonou. L’article 154 sanctionne d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 punit les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. C’est donc un secret de polichinelle que les auteurs de cette commercialisation illicite manquée ont des comptes à régler avec la justice béninoise qui certainement ne manquera pas de jouer sa partition dans le dossier. Car, les activistes dans la lutte contre les crimes environnementaux œuvrent pour « Tolérance Zéro », pour tout forfait commis sur les animaux.

Des structures n’ont pas cessé d’emboucher leurs trompettes pour faire savoir que le trafic d’ivoires et celui des espèces intégralement protégées, est illicite et dépeuple les réserves animalières. Puisque ce trafic porte entorse au tourisme que prône le gouvernement actuel, il urge que ce dossier fasse objet d’un suivi particulier pour que les auteurs soient punis selon les rigueurs de la loi.

Pour commerce illicite de trophées d’éléphants : un présumé trafiquant arrêté à Akpakpa avec 14 kg d’ivoires

L’éléphant est la toute première espèce inscrite à la catégorie A de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin. En effet, toutes les espèces de cette catégorie sont intégralement protégées. Elles ne peuvent faire objet de capture et d’abatage.

Nul n’a le droit de circuler avec leurs trophées. Et l’article 154 de cette loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, punit quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Malgré ces dispositions, des individus tentent de commercialiser des trophées d’éléphants. Après investigations, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), une équipe conjointe de la Police Judiciaire et des éléments des eaux, forêts et chasse, a mis la main sur un individu en possession de deux défenses d’éléphants. C’était en début d’après-midi du mercredi 26 septembre 2018 à Akpakpa dans la ville de Cotonou. Les deux défenses pèsent 14 kg. Ces deux pointes, il faut le préciser équivalent à au moins un majestueux éléphant abattu. Ces ennemis de la faune ne sont pas sans savoir qu’ils portent atteinte à la biodiversité en tuant les éléphants à cause de leurs défenses. Il faut rappeler que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), signée à Washington le 3 mars 1973, reconnait que la faune sauvage constitue un élément irremplaçable des systèmes naturels, qui doit être protégé. Il est donc important d’œuvrer pour la survie de ces espèces. Au niveau local, la loi sanctionne toute personne qui commercialise des trophées d’éléphants. Selon l’article 154 de la loi citée supra, ce présumé trafiquant risque une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, dès que sa culpabilité sera prouvée. Le souhait est que le Ministère du Cadre de Vie et de Développement Durable et ses structures sous tutelles suivent ce dossier afin que les coupables dans cette affaire soient punis.

Dernières arrestations dans la lutte contre la criminalité faunique : 14 trafiquants arrêtés pour commercialisation de défenses de 9 éléphants

Ils sont quatorze trafiquants à ne plus être libres de leur mouvement après leur implication dans le commerce illégal d’ivoires d’éléphants. Ces individus ont été mis aux arrêts par des équipes conjointes de la Police Républicaine et des forestiers dans trois localités du Bénin. Après de minutieuses investigations accompagnant le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique, trois présumés trafiquants ont été arrêtés à Kandi en août dernier, onze trafiquants ont été appréhendés en juin 2018 dont six à Cotonou et cinq à Parakou. Tous ont été pris en flagrant délit de détention et commercialisation illégale des ivoires d’éléphants. La somme des pointes saisies pour ces trois arrestations fait un total de dix-huit (18) défenses, au moins neuf (9) éléphants abattus. L’actuel gouvernement étant décidé à protéger les pachydermes et autres espèces intégralement protégées, verrouille les circuits de transaction pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui portent atteinte à la vie des espèces que protège la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application.

Si pour la commercialisation des défenses d’au moins neuf éléphants, quatorze trafiquants sont arrêtés, il n’y a plus de doute que c’est des réseaux qui se forment pour massacrer les animaux sauvages et s’organisent pour la commercialisation illégale de leurs trophées. Le programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), militant pour la survie des animaux sauvages, surtout ceux en voie de disparition et l’application de la règlementation en vigueur, continue de ne pas marchander sa collaboration afin d’accompagner le gouvernement pour que ces réseaux soient démantelés.

Sachant que l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 sanctionne d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis, il y a de quoi se mettre aux trousses des trafiquants pour qu’ils répondent de leur forfait.

Lutte contre la criminalité faunique : AALF-Bénin appuie les agents de l’aéroport de l’Interpol et du Parquet de Cotonou

Le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), continue sa croisade pour la protection des espèces menacées d’extinction. Son savoir-faire, il le partage avec les agents assermentés pour éclairer leur lanterne sur ce qu’ils sont censés connaitre pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique dans l’exercice de leur fonction.

Pendant que les agents de l’aéroport et de l’Interpol sont outillés sur les lois qui protègent la faune et les techniques de dissimulation qu’utilisent les trafiquants pour cacher les produits, le Procureur de la République près du Parquet de Cotonou et ses pairs ont eu le temps de découvrir éléments audiovisuels à l’appui, pourquoi la « lutte contre le trafic des espèces fauniques et floristiques dans le monde ». Ce n’est plus un secret de polichinelle que les acteurs de justice jouent un rôle pas des moindres dans la lutte contre le trafic des espèces de faune. Il ne peut avoir de décisions répressives sans l’application rigoureuse de la loi. Il est important de leur montrer l’ampleur du trafic et les dommages que cela crée à l’environnement. La rencontre avec le Procureur de la République et ses pairs le lundi 9 Avril 2018, pour leur montrer les dommages que les crimes sur les espèces fauniques créent à la biodiversité et le rôle du parquet dans la lutte contre la criminalité faunique est d’une importance capitale.

Que ce soit à l’aéroport, à l’Interpol et au Parquet de Cotonou, l’équipe de AALF-Bénin a été bien accueilli et les échanges se sont déroulés dans une ambiance conviviale. Les éléments du commissariat central de Bohicon ont eu droit à ces modules de formation le mercredi 04 juillet 2018. Ceux de la Police Républicaine de l’unité spéciale de la Police fluviale et maritime ont reçu la formation sur la règlementation en matière de faune et les techniques de dissimulation dans la matinée mardi 28 août 2019 à Cotonou.

« Cette séance d’échanges vient à point nommé, la criminalité faunique évolue. Il faut en parler et voir les nouvelles techniques qu’utilisent les criminels. Je pense que c’est une bonne chose de revisiter les modes de dissimulation, les modes opératoires qu’utilisent des criminels pour dissimuler les produits de leurs crimes, c’est-à-dire les produits des espèces animales menacées d’extinction », a confié Honoré Padonou, Chef brigade des douanes de l’aéroport. Il est nécessaire poursuit-il, que les acteurs publics et la société civile se partageant les informations afin de faire davantage de saisies. Et le vœu de M. Padanou ne s’est pas fait attendre. La formation aux agents de l’aéroport international de Cotonou en janvier 2018 a permis aux éléments de la Cellule Aéroportuaire Anti Trafic (CAAT) de mettre la main sur 513 kg d’écailles de pangolins en partance pour le Vietnam. Cette arrestation renforce la croisade que mène AALF-Bénin et il est attendu que les autres acteurs accompagnent la lutte contre la criminalité faunique dans leur domaine d’intervention.

Chaque mois, l’équipe de AALF-Bénin va à la rencontre de ses partenaires que sont les agents assermentés pour renforcer leur capacité à mener la lutte pour la sauvegarde des espèces menacées.