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Saisie de grosse cargaison de défenses d’éléphants au Bénin : Trois présumés trafiquants arrêtés avec 183 kg d’ivoires à Cotonou

Cinquante-neuf (59) morceaux d’ivoires pesant environ 183 kg. C’est le butin prévu pour être commercialisé et saisi dans la ville de Cotonou par les agents de la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC) et ceux de la Police Judiciaire qui ont fait irruption sur les lieux de la transaction après de minutieuses investigations. C’est un résultat fort du Gouvernement de la Rupture qui se bat pour zéro crime contre les animaux sauvages.  

Des informations qui nous sont parvenues, la Police a mis la main sur les auteurs de la transaction le mardi 10 octobre 2018 dans un hôtel à Cotonou, capital économique du Bénin. C’était avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin). L’éléphant de son nom scientifique Loxodonta Africana, est une espèce intégralement protégée par la législation au Bénin et au plan international. Au retard de ces lois, nul n’a le droit de détenir des trophées de cette espèce catégorisée en A, en annexe 1 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin. Pour avoir circulé avec ces produits, l’article 153 de la loi citée plus tôt punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Or, les auteurs de la transaction n’ont aucun certificat, et ont circulé avec ces produits dans la ville de Cotonou. L’article 154 sanctionne d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 punit les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. C’est donc un secret de polichinelle que les auteurs de cette commercialisation illicite manquée ont des comptes à régler avec la justice béninoise qui certainement ne manquera pas de jouer sa partition dans le dossier. Car, les activistes dans la lutte contre les crimes environnementaux œuvrent pour « Tolérance Zéro », pour tout forfait commis sur les animaux.

Des structures n’ont pas cessé d’emboucher leurs trompettes pour faire savoir que le trafic d’ivoires et celui des espèces intégralement protégées, est illicite et dépeuple les réserves animalières. Puisque ce trafic porte entorse au tourisme que prône le gouvernement actuel, il urge que ce dossier fasse objet d’un suivi particulier pour que les auteurs soient punis selon les rigueurs de la loi.

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Pour commerce illicite de trophées d’éléphants : un présumé trafiquant arrêté à Akpakpa avec 14 kg d’ivoires

L’éléphant est la toute première espèce inscrite à la catégorie A de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin. En effet, toutes les espèces de cette catégorie sont intégralement protégées. Elles ne peuvent faire objet de capture et d’abatage.

Nul n’a le droit de circuler avec leurs trophées. Et l’article 154 de cette loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, punit quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Malgré ces dispositions, des individus tentent de commercialiser des trophées d’éléphants. Après investigations, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), une équipe conjointe de la Police Judiciaire et des éléments des eaux, forêts et chasse, a mis la main sur un individu en possession de deux défenses d’éléphants. C’était en début d’après-midi du mercredi 26 septembre 2018 à Akpakpa dans la ville de Cotonou. Les deux défenses pèsent 14 kg. Ces deux pointes, il faut le préciser équivalent à au moins un majestueux éléphant abattu. Ces ennemis de la faune ne sont pas sans savoir qu’ils portent atteinte à la biodiversité en tuant les éléphants à cause de leurs défenses. Il faut rappeler que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), signée à Washington le 3 mars 1973, reconnait que la faune sauvage constitue un élément irremplaçable des systèmes naturels, qui doit être protégé. Il est donc important d’œuvrer pour la survie de ces espèces. Au niveau local, la loi sanctionne toute personne qui commercialise des trophées d’éléphants. Selon l’article 154 de la loi citée supra, ce présumé trafiquant risque une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, dès que sa culpabilité sera prouvée. Le souhait est que le Ministère du Cadre de Vie et de Développement Durable et ses structures sous tutelles suivent ce dossier afin que les coupables dans cette affaire soient punis.

Dernières arrestations dans la lutte contre la criminalité faunique : 14 trafiquants arrêtés pour commercialisation de défenses de 9 éléphants

Ils sont quatorze trafiquants à ne plus être libres de leur mouvement après leur implication dans le commerce illégal d’ivoires d’éléphants. Ces individus ont été mis aux arrêts par des équipes conjointes de la Police Républicaine et des forestiers dans trois localités du Bénin. Après de minutieuses investigations accompagnant le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique, trois présumés trafiquants ont été arrêtés à Kandi en août dernier, onze trafiquants ont été appréhendés en juin 2018 dont six à Cotonou et cinq à Parakou. Tous ont été pris en flagrant délit de détention et commercialisation illégale des ivoires d’éléphants. La somme des pointes saisies pour ces trois arrestations fait un total de dix-huit (18) défenses, au moins neuf (9) éléphants abattus. L’actuel gouvernement étant décidé à protéger les pachydermes et autres espèces intégralement protégées, verrouille les circuits de transaction pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui portent atteinte à la vie des espèces que protège la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application.

Si pour la commercialisation des défenses d’au moins neuf éléphants, quatorze trafiquants sont arrêtés, il n’y a plus de doute que c’est des réseaux qui se forment pour massacrer les animaux sauvages et s’organisent pour la commercialisation illégale de leurs trophées. Le programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), militant pour la survie des animaux sauvages, surtout ceux en voie de disparition et l’application de la règlementation en vigueur, continue de ne pas marchander sa collaboration afin d’accompagner le gouvernement pour que ces réseaux soient démantelés.

Sachant que l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 sanctionne d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis, il y a de quoi se mettre aux trousses des trafiquants pour qu’ils répondent de leur forfait.

Lutte contre la criminalité faunique : AALF-Bénin appuie les agents de l’aéroport de l’Interpol et du Parquet de Cotonou

Le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), continue sa croisade pour la protection des espèces menacées d’extinction. Son savoir-faire, il le partage avec les agents assermentés pour éclairer leur lanterne sur ce qu’ils sont censés connaitre pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique dans l’exercice de leur fonction.

Pendant que les agents de l’aéroport et de l’Interpol sont outillés sur les lois qui protègent la faune et les techniques de dissimulation qu’utilisent les trafiquants pour cacher les produits, le Procureur de la République près du Parquet de Cotonou et ses pairs ont eu le temps de découvrir éléments audiovisuels à l’appui, pourquoi la « lutte contre le trafic des espèces fauniques et floristiques dans le monde ». Ce n’est plus un secret de polichinelle que les acteurs de justice jouent un rôle pas des moindres dans la lutte contre le trafic des espèces de faune. Il ne peut avoir de décisions répressives sans l’application rigoureuse de la loi. Il est important de leur montrer l’ampleur du trafic et les dommages que cela crée à l’environnement. La rencontre avec le Procureur de la République et ses pairs le lundi 9 Avril 2018, pour leur montrer les dommages que les crimes sur les espèces fauniques créent à la biodiversité et le rôle du parquet dans la lutte contre la criminalité faunique est d’une importance capitale.

Que ce soit à l’aéroport, à l’Interpol et au Parquet de Cotonou, l’équipe de AALF-Bénin a été bien accueilli et les échanges se sont déroulés dans une ambiance conviviale. Les éléments du commissariat central de Bohicon ont eu droit à ces modules de formation le mercredi 04 juillet 2018. Ceux de la Police Républicaine de l’unité spéciale de la Police fluviale et maritime ont reçu la formation sur la règlementation en matière de faune et les techniques de dissimulation dans la matinée mardi 28 août 2019 à Cotonou.

« Cette séance d’échanges vient à point nommé, la criminalité faunique évolue. Il faut en parler et voir les nouvelles techniques qu’utilisent les criminels. Je pense que c’est une bonne chose de revisiter les modes de dissimulation, les modes opératoires qu’utilisent des criminels pour dissimuler les produits de leurs crimes, c’est-à-dire les produits des espèces animales menacées d’extinction », a confié Honoré Padonou, Chef brigade des douanes de l’aéroport. Il est nécessaire poursuit-il, que les acteurs publics et la société civile se partageant les informations afin de faire davantage de saisies. Et le vœu de M. Padanou ne s’est pas fait attendre. La formation aux agents de l’aéroport international de Cotonou en janvier 2018 a permis aux éléments de la Cellule Aéroportuaire Anti Trafic (CAAT) de mettre la main sur 513 kg d’écailles de pangolins en partance pour le Vietnam. Cette arrestation renforce la croisade que mène AALF-Bénin et il est attendu que les autres acteurs accompagnent la lutte contre la criminalité faunique dans leur domaine d’intervention.

Chaque mois, l’équipe de AALF-Bénin va à la rencontre de ses partenaires que sont les agents assermentés pour renforcer leur capacité à mener la lutte pour la sauvegarde des espèces menacées.

Décisions de justice dans la lutte contre la criminalité faunique : 15 trafiquants d’ivoires écopent de condamnation ferme

La justice a de nouveau prouvé sa détermination à accompagner la lutte contre la criminalité faunique. Des dix-sept (17) trafiquants interpelés qui ont été fixés sur leur sort en juillet 2018, ils sont quinze (15) à écoper de condamnation ferme au regard des dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application.

Tous, ont été appréhendés en fragrant délit de détention et de commercialisation illégales des trophées d’éléphants, une espèce intégralement protégée par la loi au Bénin.

Durant le mois de juillet, le tribunal de Parakou a ouvert le bal avec trois (3) des cinq (5) trafiquants condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Les prévenus sont condamnés solidairement à une amende de 500.000 francs CFA, et au paiement à l’Etat béninois de la somme de 14.000.000 de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Le tribunal de première instance de Cotonou pour sa part n’a accordé aucune clémence aux six (6) trafiquants d’ivoires qui ont défilé devant le juge en charge du dossier. Tous ont été condamnés à trois (3) mois d’emprisonnement ferme. Chacun des trafiquants doit payer une amende de 50.000F CFA. Ils sont tous condamnés à 5.000.000F CFA de dommages-intérêts. Le tribunal de Ouidah a rendu sa décision le 23 juillet 2018 pour une affaire pendante depuis décembre 2017. Là également les six (6) trafiquants concernés ont été tous condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Chacun d’eux doit payer 500.000F CFA d’amendes. Les six (6) prévenus dont un roi, sont condamnés à 10.000.000F CFA de dommages-intérêts. S’agissant du dossier de Ouidah, les trafiquants sont toujours en liberté. Il urge que les structures compétentes retrouvent ces hors-la-loi pour qu’ils aillent juger leur peine et payer les amendes, dommages-intérêts, car force doit rester à la loi.

Il faut signaler qu’outre les peines privatives de liberté, ces quinze (15) trafiquants doit payer plus de trente millions de francs CFA dans les caisses de l’Etat pour avoir porté atteinte à la biodiversité et tués des éléphants pour lesquels le gouvernement ne cesse de poser des garde-fous pour protéger.

Ces décisions de justice, sans risque de se tromper, renforce la lutte que mène le gouvernement Béninois avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et Flore au Bénin (AALF-Bénin). Les activistes de la nature qui prennent la défense de la faune sont plus décidés à mener la croisade pour la préservation des espèces menacées d’extinction.

Lutte contre la criminalité faunique : 3 présumés trafiquants interpelés à Kandi avec 8 défenses d’éléphants

Ils sont trois présumés trafiquants arrêtés à Kandi dans l’après-midi du mardi 14 août 2018 à Kandi au nord au Bénin. C’est une arrestation faite par une équipe mixte des forestiers de la Direction du Parc W et des éléments du commissariat central de la Police Républicaine de Kandi, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin).

Ces ennemis des éléphants, une espèce menacée d’extinction, ont été surpris en flagrant délit de commercialisation de 08 pointes, l’équivalent de quatre éléphants abattus, le tout pesant 20 kilogrammes. Les trophées des éléphants étant interdits de vente, ces présumés trafiquants devront s’expliquer devant la justice avec certainement des précisions sur la provenance des ivoires qu’ils détenaient. Car, au Bénin la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, interdit l’acte que viennent de commettre ces individus déjà aux mains de la Police Républicaine. En effet, l’article 154 de la loi citée plus tôt, punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Pour avoir été pris quarante-huit heures après une journée internationale dédiée aux éléphants, commémorée le 12 août 2018, ces présumés trafiquants devront subir les sanctions les plus sévères. Car, la journée du 12 août consacrée aux éléphants vise à renforcer la lutte pour la protection de cette espèce emblématique qui risque de disparaitre si des mesures idoines ne sont pas prises pour assurer leur survie. C’est dire que ces présumés trafiquants après leur sale besogne, vont sans doute regretter d’être aux antipodes des règlementations nationales et internationales.

Cette lutte contre la criminalité faunique que mène le gouvernement avec l’appui technique de AALF-Bénin, participe à la sauvegarde de la biodiversité, surtout les espèces fauniques intégralement protégées. Le gouvernement jouant sa partition, il est vivement souhaité que la justice coupe le pont avec toute clémence et inflige aux auteurs et complices impliqués dans cette affaire, la sanction qu’ils méritent. Il faut que le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable fasse la veille pour que justice soit rendue à ces animaux sauvages qui ont été tués dans des conditions atroces.

Lutte contre la criminalité faunique au tribunal de Ouidah : 6 trafiquants d’ivoires dont 1 roi condamnés à 2 ans de prison ferme

Un roi d’une localité du Bénin devra passer les 24 prochains mois derrière les barreaux. Lui et ses 5 complices sont contraints d’être pensionnaires de la prison civile de Ouidah pour leur implication dans une affaire de trafic d’ivoires.

En plus de la peine privative de liberté, chacun d’eux doit payer 500.000F CFA d’amendes. Les six prévenus sont aussi condamnés à 10.000.000F CFA de dommages-intérêts. Absents à l’audience le lundi 23 juillet 2018, le juge a décerné un mandat d’arrêt contre tous les prévenus. Ainsi se présente la substance de la décision qu’a rendue le tribunal de première instance de Ouidah. Il revient alors aux structures compétentes de se mettre aux trousses de ce dignitaire de moralité douteuse pour qu’il aille ensemble avec ses sujets complices purger la peine, payer les amendes et dommages-intérêts comme l’exige la décision.

Pour rappel, la détention et la commercialisation de l’ivoire d’éléphants sont punies par des conventions internationales (Convention CITES de 1973)  et une loi spécifique au Bénin. Quiconque se livre à cette activité est en infraction et doit répondre de ses actes. Il s’agit de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. L’article 154 de cette loi punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts indique l’article 166. Ce roi et ses complices ont été pris le mercredi 6 décembre 2017 à Ouidah en flagrant délit de commercialisation de deux pointes d’ivoires d’éléphants, une espèce intégralement protégées par la loi citée supra. C’était une arrestation faite par la Police Républicaine et les forestiers avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin).

Au regard des menaces d’extinction qui planent sur l’éléphant, les institutions internationales sont mobilisées pour qu’aucune clémence ne soit accordée à ceux qui tuent ces animaux sauvages bafouant les règlementations en vigueur. Par cette décision, le tribunal de première instance de Ouidah vient de renforcer la lutte que mène le gouvernement pour que les parcs du Bénin ne soient pas vidés de leur contenu.

Cette sanction à l’endroit de ce roi et ses complices doit être un signal fort pour toutes personnes physiques et morales qui doivent savoir que force doit rester à la loi. C’est le moment de rappeler aux dignitaires que la préservation de l’environnement et de la biodiversité profitent à tous. Ils feraient mieux d’œuvrer pour leur protection que de devenir des ennemis de la nature en s’impliquant dans les crimes fauniques.

Pour commerce illégal des produits de faune : le TPI de Cotonou condamne 6 trafiquants d’ivoires à 3 mois de prison ferme

Ils sont privés de liberté le 14 juin 2018 et devront poursuivre leur séjour derrière les barreaux pour encore deux mois. Il s’agit des six trafiquants de trophées d’éléphants que la Police Républicaine a mis aux arrêts le 11 juin 2018 à Cotonou.

Tous les six prévenus sont déclarés coupables de commercialisation illégale quatre pointes d’ivoires pesant environ 6 kg, ce qui équivaut au moins à deux éléphants abattus. Cette espèce étant un animal intégralement protégé par des réglementations nationales et internationales, la justice retient les trafiquants dans les liens de la prévention et les condamne à 3 mois d’emprisonnement ferme. Chacun d’eux est sommé de payer une amende de 50.000F CFA. Tous sont condamnés à 5.000.000F CFA de dommages-intérêts.

Par cette décision du mardi 17 juillet 2018, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Cotonou doit frapper plus fort. S’agissant de la commercialisation des produits de faune, la sanction à l’endroit de ces trafiquants doit être plus corsée comme le prévoit la règlementation en vigueur. L’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, punit de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. En effet, l’abattage des espèces intégralement protégées doit être sanctionné sans état d’âme pour décourager ceux qui s’adonnent à cette sale besogne qui ne soigne aucunement l’image du Bénin et de la sous-région au plan international.

Le crime faunique est un crime organisé, transnational, qui occupe le 4ème rang du commerce illicite dans le monde, après la drogue, les armes et les êtres humains.

Le Bénin au regard de ses engagements internationaux relatifs à la convention de Washington de 1973 portant sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, doit veiller au grain pour que les trafiquants de produits fauniques soient punis avec la dernière rigueur.

Aussi, il est vivement souhaité que tous acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité faunique fassent la veillée d’armes pour enrailler les crimes contre les animaux sauvages. Aux côtés du gouvernement, le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN) est aux aguets par son appui technique contre la criminalité faunique.

Décision du tribunal de première instance de Parakou : 3 trafiquants d’ivoires condamnés à 24 mois d’emprisonnent ferme

Des cinq trafiquants mis aux arrêts le 13 juin 2018 à Parakou au nord du Bénin, trois ont écopé de 24 mois d’emprisonnement ferme. Les deux autres sont condamnés à 12 mois d’emprisonnement assortis de sursis. Les prévenus sont condamnés solidairement à une amende de 500.000 francs CFA, et  au paiement à l’Etat béninois de la somme de 14.000.000 de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Voilà la décision qu’a rendue le tribunal de première instance de Parakou dans la matinée du mardi 10 juillet 2018 à l’encontre des 5 trafiquants d’ivoires qui sont pensionnaires de la prison civile de Parakou depuis le 18 juin 2018.

Cette décision du TPI de Parakou est en phase avec l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Cet article punit de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et puisque ces trafiquants qui viennent d’être condamnés ont été pris en fragrant délit de commercialisation de trophées d’éléphants dans la ville de Parakou avec 4 kg d’ivoires d’éléphants, on peut sans risque de se tromper affirmer que la justice a joué une fois encore sa partition parlant de la lutte contre la criminalité faunique. Par cette décision, la justice béninoise donne une fois encore un signal fort aux réseaux des trafiquants qui tapissent dans l’ombre pour qu’ils comprennent que l’application de la loi sur la faune ne souffrira d’aucune clémence. Cet accompagnement que vient d’apporter la justice ne fait que renforcer l’Etat béninois et le programme AALF-Bénin qui ne cesse d’apporter son appui pour la préservation des animaux sauvages menacés d’extinction. Aussi, cette décision réconforte la Police Républicaine, les éléments des Eaux, Forêts et Chasse qui quadrillant le territoire national afin de barrer la route aux trafiquants des produits de faune. On ne le dira jamais assez, la lutte contre la criminalité faunique est l’affaire de tous. Que chacun se sente concerné par cette lutte pour redonner vie aux animaux sauvages menacés de disparition. Il est donc temps que tout le peuple béninois se lève pour prendre la défense des éléphants.

Lutte contre la criminalité faunique au Bénin : 5 présumés trafiquants appréhendés à Parakou avec 4 kg d’ivoires

Après Cotonou le lundi 11 juin, les forces de sécurité publique ont fait une nouvelle prouesse dans la lutte contre la criminalité faunique que le gouvernement a déclenchée.

En effet, dans la journée du mercredi 13 juin 2018, une équipe mixte de la Police Républicaine et des éléments des Eaux, Forêts et Chasse de l’inspection forestière de Parakou ont mis aux arrêts dans un motel dans la ville, cinq présumés trafiquants en possession de 2 pointes plus un morceau d’ivoires d’éléphants, équivalent à environ 4 kg. Cette arrestation qui est à l’actif du gouvernement avec l’appui technique du Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN), vient une fois encore montrer que le danger plane toujours sur les espèces menacées d’extinction. C’est un signal fort qu’il faut renforcer l’état de veille sur le terrain pour toujours barrer la route aux réseaux de trafiquants qui font feu de tout bois pour dépouiller le Bénin de son patrimoine faunique. Une chose est certaine, il y a des lois dont celle n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, qui protège la faune. Des dispositions de cette loi énoncent clairement le sort qui attend toute personne prise en fragrant délit de commercialisation des trophées d’espèces intégralement protégées. Il faut le préciser, l’éléphant (Loxodonta Africana), est la toute première espèce de l’annexe 1, catégorie A des animaux intégralement protégées, de la loi citée supra. Et puisque ces présumés trafiquants ont été pris en fragrant délit de commercialisation, ils vont répondre devant la justice de leurs actes. Les articles 153, 154 et 166 de la loi portant régime de la faune au Bénin, prévoient la sanction que court toute personne reconnue coupable, et la justice saura à ce niveau jouer sa partition.

C’est encore le moment de lancer un appel aux acteurs de lutte pour que chacun puisse vraiment jouer son rôle et sans état d’âme pour que les individus qui détruisent la faune comprennent que c’est un patrimoine qu’il faut protéger.