Archives Mensuelles: janvier 2021

Décision du tribunal de première instance de Parakou : 60 mois d’emprisonnement et 2,5 millions pour 02 trafiquants d’ivoires

Le tribunal a déclaré 02 prévenus coupables de faits de détention, transport et tentative de commercialisation de trophées d’espèce animale intégralement protégée. Ils ont écopé de 60 mois d’emprisonnement dont trois fermes. Ils sont condamnés à verser une amende de 500.000 FCFA et à payer la somme de 2.000.000 FCFA pour dommages-intérêts. C’est le verdict du tribunal de Parakou le mardi 26 janvier 2021 dans une affaire de trafic illicite d’ivoires d’éléphant qui implique 02 trafiquants.

En effet, les faits remontent à Décembre 2020. Les deux trafiquants ont été pris en flagrant délit avec 02 pointes d’ivoires d’éléphants. Cet animal sauvage étant une espèce intégralement protégée, les dispositions de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, ne permettent pas la détention de ses trophées. Selon l’article 100 de cette loi, « il est interdit de s’approprier les trophées des animaux intégralement et partiellement protégés trouvés morts ou tués pour cause de légitime défense … ». L’article 154 punit quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Cet article informe que les contrevenants sont exposés à des amendes et des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 5 ans, soit 60 mois. Il apparait ainsi évident que ces individus ne peuvent échapper aux sanctions de la justice. Cette décision du tribunal de Parakou est la preuve que le Bénin est en phase avec la loi s’agissant de la lutte contre la criminalité faunique. C’est un soutien de taille apporté au gouvernement qui ne cesse d’œuvrer pour la protection du patrimoine faunique du Bénin. Il faut rappeler que les animaux vivants dans leur milieu naturel est une richesse qui fait révéler le Bénin au reste du monde. C’est fort de cela que la lutte contre la criminalité faunique est l’affaire de tous. Chacun devrait apporter sa contribution pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction tel que l’éléphant. D’ailleurs, les activistes du réseau EAGLE ont toujours leurs manches retroussées pour apporter leur appui technique pour la protection des espèces.               

Tribunal de première instance de Cotonou : 83 millions Fcfa et des peines d’emprisonnement pour 3 trafiquants d’ivoires

Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a rendu un verdict le mardi 12 janvier 2021 dans un dossier de trafic d’ivoires d’éléphants.

Des informations qui nous sont parvenues, un des trois prévenus est condamné à 24 mois d’emprisonnement ferme et 1.000.000 Fcfa d’amende. Deux autres dans la même affaire ont écopé de 24 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 1.000.000 Fcfa d’amende chacun. Le tribunal a condamné les trois prévenus à payer à l’État béninois à titre de dommages-intérêts la somme de 80.000.000 Fcfa pour réparation de tout préjudice confondu. Il leur est reproché le transport et la commercialisation de trophées d’espèces animales intégralement protégées. L’éléphant étant de cette catégorie d’espèces, nul n’a le droit de faire circuler, d’importer, d’exporter, de réexporter ou de commercialiser ses trophées. Ces dispositions sont prévues par les articles 153 et 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Outre les amendes selon cette loi spécifique sur la faune, l’emprisonnement peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement. L’article 158 prévoit les conditions dans lesquelles les peines d’amendes et d’emprisonnement peuvent être portées au double.

Les faits remontent à 2018. C’était 183 kg d’ivoires prévus pour être commercialisés que la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse et les éléments de la Police Judiciaire ont saisi. Au regard de la cargaison, c’est plusieurs dizaines d’éléphants qui ont été abattus. La Rupture se battant pour zéro crime contre les animaux sauvages, la justice vient de donner la preuve qu’elle joue sa partition dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. C’est un appel lancé aux autres acteurs de la lutte pour que la veille sur le terrain soit renformée pour garantir la survie aux espèces menacées d’extinction. Etant dans cette dynamique, AALF-Bénin du réseau EAGLE, ne marchande pas sa collaboration technique pour toujours appuyer le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.  

4ème édition de la Nuit des Élites : Nature Tropicale ONG sacrée meilleur acteur de protection de la biodiversité et Ecotourisme au Bénin

Vingt-cinq ans de combat au profit de la nature. Parmi les actions au quotidien, figurent en bonne place la sauvegarde des espèces migratrices menacées d’extinction au Bénin et dans la sous-région ; la protection des zones humides et valorisation des espèces migratrices à travers le développement de l’écotourisme dont le Whale watching ou l’écotourisme baleinier.

Ces actions sont menées par le biais de Nature Tropicale ONG que préside Joséa S. Dossou-Bodrjènou, un Naturaliste-Vétérinaire, spécialiste de la muséologie et de l’éducation environnementale. Pour encourager cet homme infatigable à toujours œuvrer pour le bien-être de la Nature et de la biodiversité, l’Agence Authentique Média a placé les projecteurs sur lui et lui a décerné le prestigieux prix des Oscars des Elites dans la catégorie du meilleur acteur du tourisme de développement. C’était lors de la 4ème édition qui a eu lieu la nuit du samedi 19 décembre 2020 dans la salle polyvalente de Blue Zone de Zongo à Cotonou. Quand on parle de tourisme de développement, ce sont les nombreuses espèces que contribue à protéger Nature Tropicale ONG avec l’appui des communautés locale et qui attirent les éco-touristes en mer côtière et dans les zones humides du Sud-Bénin. Il est à noter que Nature Tropicale ONG organise depuis plus de 20 ans des sorties en mer qui se passent de mi-août à mi-novembre pour la visite des baleines. Sur les plages au sud du Bénin, il y a les tortues marines que les activistes de Nature Tropicale ONG protègent pendant leur passage pour la reproduction. Dans les parcs, l’éléphant, le buffle, le lion, le guépard, pour ne citer que ceux-là sont des espèces qui sont au cœur du tourisme au Bénin. Nature Tropicale ONG à travers le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin) en collaboration avec le réseau EAGLE, ne cesse d’apporter sa collaboration technique au gouvernement pour protéger ces animaux sauvages des griffes des braconniers et des trafiquants. C’est le programme de lutte contre la criminalité faunique. Tout ceci a valu au Directeur de Nature Tropicale ONG, cette reconnaissance de mérite la nuit du 19 décembre 2020. Parlant des œuvres de cette ONG, on ne peut pas occulter l’immortalisation de l’hippopotame sacré du lac Ahémé. La liste n’est pas exhaustive.

Ce tapis rouge dressé à ce protecteur de la nature et à d’autres acteurs de développement du Bénin et d’ailleurs est une invite pour qu’ils se battent davantage pour l’essor de leur nation.