Décision du tribunal d’Abomey dans une affaire de trafic de peaux d’animaux : le trafiquant condamné à 24 mois d’emprisonnement et 1,5 million Fcfa

Pris en flagrant délit de commercialisation de 15 peaux d’antilopes dans la ville de Bohicon, un trafiquant a été fixé sur son sort le lundi 10 août 2020 au tribunal d’Abomey.

Le tribunal par jugement contradictoire et en premier ressort en matière correctionnelle de flagrant délit a déclaré le prévenu coupable de faits de détention, transport et commercialisation de trophées d’espèces protégées. Il a écopé de 24 mois d’emprisonnement assortis de sursis dont deux fermes. Il est en plus de cela condamné à une amende de 500.000 Fcfa et 1.000.000 Fcfa pour dommages et intérêts.

Un regard sur les dispositions de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, pour se rendre compte des sanctions prévues. L’article 154 de cette loi sanctionne de 300.000 à 800.000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Que l’espèce soit partiellement ou intégralement protégée, les activistes ont toujours plaidé pour des sanctions exemplaires à l’endroit des trafiquants afin qu’ils soient disciplinés.

Vingt-quatre mois d’emprisonnement assortis de sursis. Dans le fond, cette sanction est une épée de Damoclès au-dessus de la tête du trafiquant. Il est en danger constant et risque de sévère condamnation ferme s’il ne sait pas s’y prendre. Des informations qui nous sont parvenues, ce trafiquant est coutumier des faits qui lui sont reprochés. Un tel trafiquant avec une telle sanction, continue d’être une menace pour la faune. Mais d’un autre côté, il est dans le viseur de la justice qui sans hésitation aucune va le punir comme cela se doit. Les acteurs de lutte contre la criminalité faunique doivent s’armer à nouveau de vigilance pour la sauvegarde des espèces et surtout celle en danger critique d’extinction. Pour ce combat, le programme AALF-Benin du réseau EAGLE (Eco Activists for Governance and Law Enforcement) ne marchande pas son soutien pour accompagner le gouvernement.

Publié le août 25, 2020, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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