Archives Mensuelles: octobre 2019

Lutte contre la criminalité faunique : 16 pointes d’ivoires et 61 peaux d’espèces protégées saisies

Les acteurs de lutte contre la criminalité faunique n’ont du tout pas été au repos cette année 2019. De janvier à septembre des trafiquants ont été arrêtés avec d’importants produits de faune issus des espèces intégralement et partiellement protégées.

L’activisme manifeste du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), la détermination du gouvernement, et l’état d’alerte maximale des forces de sécurité publique ont permis d’avoir des résultats probants en matière de lutte contre la criminalité faunique. Un rétrospectif sur des actions phares les trois premiers trimestres de l’année 2019 pour se rendre compte que 16 pointes d’ivoires d’éléphants et 61 peaux d’animaux sauvages intégralement et partiellement protégées ont été saisies avec une dizaine de trafiquants arrêtés.

On se souvient encore des 18 peaux d’espèces intégralement protégées retrouvées chez des trafiquants qui s’apprêtaient à les commercialiser. On dénombre entre autres des peaux de léopards, de sitatungas et de crocodiles. En effet, quiconque n’a le droit de toucher à ces espèces. Car, elles sont de la catégorie de celles qui sont intégralement protégées. A cela s’ajoute plus de quarante peaux d’autres espèces partiellement protégées. Ces ennemis de la faune pris en flagrant délit de commercialisation à Comé et à Azovè en février et en juillet 2019, sont restés insensibles à la sensibilisation répressive que font les acteurs de la lutte contre la criminalité faunique pour la sauvegarde du patrimoine faunique.

Les défenses d’éléphants, nul n’a pas le droit de les détenir, d’importer, d’exporter ou de les commercialiser, indique l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Malgré cette disposition juridique, 16 défenses issues d’au moins huit éléphants ont été saisies. Ils sont 13 trafiquants arrêtés avec ces pointes dans des localités de plusieurs départements. Des informations qui nous parvenues, ces ivoires ne proviennent pas des aires protégées du Bénin. Car, les parcs depuis l’avènement de la rupture sont mieux sécurisés.

Il faut signaler que les trois présumés trafiquants interpelés avec 03 pointes d’ivoires d’éléphants à Cotonou en avril 2019 ont écopé de 12 mois d’emprisonnement ferme, et devraient payer des amendes, des dommages et intérêts. Ceux arrêtés à Kandi en juin 2019 ont écopé de 24 mois et 36 mois d’emprisonnement ferme, et doivent payer aussi des frais dans les caisses de l’Etat. Ces cas sont la preuve que la justice est véritablement engagée à accompagner la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Outre la loi spécifique citée supra, le Bénin a signé des conventions au plan international et se doit d’œuvrer pour la protection des espèces fauniques.

Pour trafic de trophées d’éléphants : trois présumés trafiquants arrêtés avec 14 kg d’ivoires à Djougou

Dans la ville de Djougou le jeudi 10 octobre 2019, trois présumés trafiquants ont été interpelés par une équipe mixte composée des éléments de la Police Républicaine et ceux de l’Inspection Forestière de la localité.

L’infraction qui leur est reprochée est la détention, la circulation, et tentative de commercialisation de quatre (4) défenses d’éléphants. Pour avoir ces défenses, au moins deux pachydermes ont été sauvagement abattus. Or, l’éléphant de son nom scientifique « Loxodonta Africana », est une espèce intégralement protégée et nul n’a le droit détenir ces trophées. Ces trois présumés trafiquants arrêtés avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), est à nouveau la preuve que les ennemis de la faune, malgré la sensibilisation répressive développement des stratégies pour mettre en mal les efforts du gouvernement qui se bat pour que le Bénin ne soit un pays de transit du commerce illicite des trophées d’espèces protégées. Mais c’est sans compter avec sa détermination et le travail de fourmis que font les forces de sécurité publique pour appuyer le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.

Ces trois présumés trafiquants au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, doivent répondre de leurs actes devant la justice. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Selon l’article 166 de la même loi, les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Puisqu’ils sont pris en flagrant délit, ils ne pourront certainement pas échapper aux dispositions de la loi sur la faune. Aussi, les conventions que le Bénin a ratifiées, n’autorisent pas la commercialisation des trophées d’éléphants.

Il est vivement souhaité que le Ministère du Cadre de Vie et de Développement Durable et ses structures sous tutelle œuvrent pour qu’aucune tolérance ne soit accordée à ces individus mis aux arrêts.