Archives Mensuelles: juin 2019

Lutte contre la criminalité faunique : deux pointes d’ivoires saisies et deux présumés trafiquants arrêtés à Kandi

Dame chance a lâché de nouveau deux individus qui sont dans le trafic illicite de  trophées d’animaux intégralement protégés. Ils sont deux présumés trafiquants arrêtés par une équipe mixte a Kandi le jeudi 27 juin 2019 avec deux pointes d’ivoires.

Cette arrestation, il faut le préciser est l’œuvre des agents de la Direction du Parc W de Kandi et des éléments de la Police Républicaine du commissariat central de la même localité avec la collaboration du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN).

Cette arrestation est la preuve que le dispositif qu’a mis en place le gouvernement pour que le Bénin ne soit un pays de transit des produits de faune n’a pas encore prouvé ses limites. Les forces de sécurité publique de concert avec les activistes veillent au grain pour la protection du patrimoine faunique national et régional.

Au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application, nul n’a le droit d’importer, d’exporter, de réexporter ou de commercialiser des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Non seulement cette loi, des conventions internationales telles que la CITES interdit le commerce des trophées des espèces intégralement protégées comme l’éléphant. Il est évident que ces présumés trafiquants sont non seulement en conflit avec la loi mais aussi avec des conventions que le Bénin a ratifiées et devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. Sans trahir aucun secret, ils risquent de payer une amende de 300 000 à 800 000F et/ou un emprisonnement de 6 mois à 5 ans dès que leur culpabilité sera prouvée.

La justice accompagnant avec fermeté la lutte contre la criminalité faunique au Bénin, saura jouer sa partition afin que ces individus servent de leçons aux autres réseaux de trafic qui malgré la sensibilisation répressive continue leur sale besogne.

C’est encore le moment de lancer un appel aux acteurs de lutte pour qu’ils resserrent davantage leur rang pour accompagner le gouvernement dans sa vocation de protéger les espèces faunique pour faire révéler le Bénin au monde par le tourisme.

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Lutte contre la criminalité faunique : un présumé trafiquant arrêté avec 03 pointes d’ivoires à Djougou

Les forces de sécurité publique sont en état d’alerte maximale pour mettre hors d’état de nuire ceux qui sont dans le trafic illicite des trophées d’espèces intégralement protégée. En effet, une équipe mixte des agents de l’inspection forestière et des éléments de la Police Républicaine du commissariat de 2ème arrondissement de Djougou, a mis la main sur un présumé trafiquant d’ivoires.

Il a été pris en flagrant délit de commercialisation de trois (03) pointes d’ivoires d’éléphants le jeudi 13 juin 2019 avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin). L’irruption faite par cette équipe sur les lieux de la transaction a fait que le vœu de ce présumé trafiquant de commercialiser les trois (03) défenses d’éléphants n’a pu aboutir. La sensibilisation répressive battant son plein, il va répondre de ses actes devant la justice.

L’éléphant étant une espèce menacée d’extinction et protégée par des règlementations au niveau international et national, ce présumé trafiquant va recevoir la sanction suivant les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Pour rappel, l’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis.

Ces trois (03) pointes retrouvées avec le présumé trafiquant est la preuve qu’au moins deux éléphants ont été abattus et leurs défenses arrachées pour alimenter ce commerce illicite que le gouvernement du Bénin sanctionne avec la dernière rigueur. Le souhait est que les autorités compétentes suivent ce dossier pour qu’aucune clémence ne soit accordée aux auteurs et complices de ceux qui menacent la survie des éléphants et autres espèces intégralement protégées.

Lutte contre la criminalité faunique : la répression du trafic des espèces protégées s’accentue

Les garde-fous posés sont de plus en plus renforcés pour sécuriser le patrimoine faunique menacé d’extinction. Plusieurs pays comme le Bénin ne cessent de mener des actions dans ce sens. Cependant, d’autres nations n’ont pas encore aperçu la nécessité de sécuriser ce bien faunique très précieux. Ce qui sans doute fait que des trophées d’espèces protégées continuent d’alimenter ce commerce réprimé depuis plusieurs années.

De sources proches des structures compétentes, les deux peaux de panthères saisies à Comè en février 2018 lors d’une transaction proviendraient d’un autre pays de la sous-région. Les trois pointes d’éléphants saisies à Cotonou venaient d’un autre pays. Ces arrestations qui sont à l’actif du gouvernement, ont été faites avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur La Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin).

Outre le Bénin, le Burkina Faso a intercepté en décembre 2018, trois peaux de panthères et deux peaux de lions. Au Cameroun en mars 2019, il a eu une saisie de deux tonnes d’écailles de pangolins et 300kg d’ivoires. Ces faits et chiffres de ces pays pris pour exemple, prouvent qu’il faut des actions régionales et accentuer la sensibilisation répressive pour la survie des félins, des éléphants et autres espèces intégralement et partiellement protégées.

Les trafiquants qui ont été arrêtés en flagrant délit sur le territoire béninois sont traités suivant les dispositions prévues par la législation en vigueur au Bénin. Il s’agit surtout de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Il faut rappeler que l’article 153 de cette loi punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine ; commercialise la viande de chasse en dehors des cas permis ; abandonne une dépouille en dehors des cas de force majeure et s’approprie les trophées ou dépouilles d’animaux trouvés morts ou tués pour cause de légitime défense ou au cours de battues administratives. Cette loi met à la disposition de la justice l’arsenal nécessaire pour lui permettre de jouer sa partition afin d’accompagner comme cela se doit, la lutte contre la criminalité faunique. Et cela de plus en plus sentir dans les décisions de justice à l’encontre des trafiquants des produits de faune.