Archives Mensuelles: août 2018

Lutte contre la criminalité faunique : AALF-Bénin appuie les agents de l’aéroport de l’Interpol et du Parquet de Cotonou

Le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), continue sa croisade pour la protection des espèces menacées d’extinction. Son savoir-faire, il le partage avec les agents assermentés pour éclairer leur lanterne sur ce qu’ils sont censés connaitre pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique dans l’exercice de leur fonction.

Pendant que les agents de l’aéroport et de l’Interpol sont outillés sur les lois qui protègent la faune et les techniques de dissimulation qu’utilisent les trafiquants pour cacher les produits, le Procureur de la République près du Parquet de Cotonou et ses pairs ont eu le temps de découvrir éléments audiovisuels à l’appui, pourquoi la « lutte contre le trafic des espèces fauniques et floristiques dans le monde ». Ce n’est plus un secret de polichinelle que les acteurs de justice jouent un rôle pas des moindres dans la lutte contre le trafic des espèces de faune. Il ne peut avoir de décisions répressives sans l’application rigoureuse de la loi. Il est important de leur montrer l’ampleur du trafic et les dommages que cela crée à l’environnement. La rencontre avec le Procureur de la République et ses pairs le lundi 9 Avril 2018, pour leur montrer les dommages que les crimes sur les espèces fauniques créent à la biodiversité et le rôle du parquet dans la lutte contre la criminalité faunique est d’une importance capitale.

Que ce soit à l’aéroport, à l’Interpol et au Parquet de Cotonou, l’équipe de AALF-Bénin a été bien accueilli et les échanges se sont déroulés dans une ambiance conviviale. Les éléments du commissariat central de Bohicon ont eu droit à ces modules de formation le mercredi 04 juillet 2018. Ceux de la Police Républicaine de l’unité spéciale de la Police fluviale et maritime ont reçu la formation sur la règlementation en matière de faune et les techniques de dissimulation dans la matinée mardi 28 août 2019 à Cotonou.

« Cette séance d’échanges vient à point nommé, la criminalité faunique évolue. Il faut en parler et voir les nouvelles techniques qu’utilisent les criminels. Je pense que c’est une bonne chose de revisiter les modes de dissimulation, les modes opératoires qu’utilisent des criminels pour dissimuler les produits de leurs crimes, c’est-à-dire les produits des espèces animales menacées d’extinction », a confié Honoré Padonou, Chef brigade des douanes de l’aéroport. Il est nécessaire poursuit-il, que les acteurs publics et la société civile se partageant les informations afin de faire davantage de saisies. Et le vœu de M. Padanou ne s’est pas fait attendre. La formation aux agents de l’aéroport international de Cotonou en janvier 2018 a permis aux éléments de la Cellule Aéroportuaire Anti Trafic (CAAT) de mettre la main sur 513 kg d’écailles de pangolins en partance pour le Vietnam. Cette arrestation renforce la croisade que mène AALF-Bénin et il est attendu que les autres acteurs accompagnent la lutte contre la criminalité faunique dans leur domaine d’intervention.

Chaque mois, l’équipe de AALF-Bénin va à la rencontre de ses partenaires que sont les agents assermentés pour renforcer leur capacité à mener la lutte pour la sauvegarde des espèces menacées.

Publicités

Décisions de justice dans la lutte contre la criminalité faunique : 15 trafiquants d’ivoires écopent de condamnation ferme

La justice a de nouveau prouvé sa détermination à accompagner la lutte contre la criminalité faunique. Des dix-sept (17) trafiquants interpelés qui ont été fixés sur leur sort en juillet 2018, ils sont quinze (15) à écoper de condamnation ferme au regard des dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application.

Tous, ont été appréhendés en fragrant délit de détention et de commercialisation illégales des trophées d’éléphants, une espèce intégralement protégée par la loi au Bénin.

Durant le mois de juillet, le tribunal de Parakou a ouvert le bal avec trois (3) des cinq (5) trafiquants condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Les prévenus sont condamnés solidairement à une amende de 500.000 francs CFA, et au paiement à l’Etat béninois de la somme de 14.000.000 de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Le tribunal de première instance de Cotonou pour sa part n’a accordé aucune clémence aux six (6) trafiquants d’ivoires qui ont défilé devant le juge en charge du dossier. Tous ont été condamnés à trois (3) mois d’emprisonnement ferme. Chacun des trafiquants doit payer une amende de 50.000F CFA. Ils sont tous condamnés à 5.000.000F CFA de dommages-intérêts. Le tribunal de Ouidah a rendu sa décision le 23 juillet 2018 pour une affaire pendante depuis décembre 2017. Là également les six (6) trafiquants concernés ont été tous condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Chacun d’eux doit payer 500.000F CFA d’amendes. Les six (6) prévenus dont un roi, sont condamnés à 10.000.000F CFA de dommages-intérêts. S’agissant du dossier de Ouidah, les trafiquants sont toujours en liberté. Il urge que les structures compétentes retrouvent ces hors-la-loi pour qu’ils aillent juger leur peine et payer les amendes, dommages-intérêts, car force doit rester à la loi.

Il faut signaler qu’outre les peines privatives de liberté, ces quinze (15) trafiquants doit payer plus de trente millions de francs CFA dans les caisses de l’Etat pour avoir porté atteinte à la biodiversité et tués des éléphants pour lesquels le gouvernement ne cesse de poser des garde-fous pour protéger.

Ces décisions de justice, sans risque de se tromper, renforce la lutte que mène le gouvernement Béninois avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et Flore au Bénin (AALF-Bénin). Les activistes de la nature qui prennent la défense de la faune sont plus décidés à mener la croisade pour la préservation des espèces menacées d’extinction.

Lutte contre la criminalité faunique : 3 présumés trafiquants interpelés à Kandi avec 8 défenses d’éléphants

Ils sont trois présumés trafiquants arrêtés à Kandi dans l’après-midi du mardi 14 août 2018 à Kandi au nord au Bénin. C’est une arrestation faite par une équipe mixte des forestiers de la Direction du Parc W et des éléments du commissariat central de la Police Républicaine de Kandi, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin).

Ces ennemis des éléphants, une espèce menacée d’extinction, ont été surpris en flagrant délit de commercialisation de 08 pointes, l’équivalent de quatre éléphants abattus, le tout pesant 20 kilogrammes. Les trophées des éléphants étant interdits de vente, ces présumés trafiquants devront s’expliquer devant la justice avec certainement des précisions sur la provenance des ivoires qu’ils détenaient. Car, au Bénin la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, interdit l’acte que viennent de commettre ces individus déjà aux mains de la Police Républicaine. En effet, l’article 154 de la loi citée plus tôt, punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Pour avoir été pris quarante-huit heures après une journée internationale dédiée aux éléphants, commémorée le 12 août 2018, ces présumés trafiquants devront subir les sanctions les plus sévères. Car, la journée du 12 août consacrée aux éléphants vise à renforcer la lutte pour la protection de cette espèce emblématique qui risque de disparaitre si des mesures idoines ne sont pas prises pour assurer leur survie. C’est dire que ces présumés trafiquants après leur sale besogne, vont sans doute regretter d’être aux antipodes des règlementations nationales et internationales.

Cette lutte contre la criminalité faunique que mène le gouvernement avec l’appui technique de AALF-Bénin, participe à la sauvegarde de la biodiversité, surtout les espèces fauniques intégralement protégées. Le gouvernement jouant sa partition, il est vivement souhaité que la justice coupe le pont avec toute clémence et inflige aux auteurs et complices impliqués dans cette affaire, la sanction qu’ils méritent. Il faut que le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable fasse la veille pour que justice soit rendue à ces animaux sauvages qui ont été tués dans des conditions atroces.