Archives Mensuelles: mai 2018

Lutte contre la criminalité faunique : deux trafiquants d’ivoires condamnés à 12 et 5 mois de prison ferme à Djougou

Deux trafiquants ont été appréhendés en fragrant délit de commercialisation de deux défenses d’éléphants le jeudi 30 novembre 2017 à Djougou dans le département de la Donga au nord du Bénin.

Le tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou a rendu sa décision dans la matinée du vendredi 18 Mai 2018. Les deux trafiquants sont déclarés coupables des faits de détention et de tentative de commercialisation de trophées d’espèces intégralement protégées. L’un est condamné à  12 mois d’emprisonnement ferme. L’autre a écopé de 05 mois de prison ferme. Le tribunal a condamné chacun des prévenus à une amende de 100.000 francs CFA et a rejeté la demande de dommages-intérêts. Il faut rappeler que l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, « punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis ». Au regard de cet article de la loi citée supra et de la décision rendue, on peut affirmer que le tribunal de Djougou accompagne le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique. Cependant, il est vivement souhaité que les sanctions soient sévères à l’endroit de ceux qui commettent des crimes sur des animaux intégralement protégés comme l’éléphant. C’est encore l’occasion d’adresser une invite aux acteurs de la justice pour qu’aucune clémence ne soit accordée à ceux qui sont décidés à détruire les espèces fauniques que protège la loi en République du Bénin. C’est non seulement une manière de les dissuader mais aussi de poser les garde-fous pour la sauvegarde des animaux sauvages menacés d’extinction. Pour cela le Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Benin) ne cesse de jouer sa partition. Il urge que les autres acteurs retroussent aussi leurs manches pour la conservation du patrimoine faunique du béninois.

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Affaire de 513 kg d’écailles de pangolins saisis à l’aéroport de Cotonou : l’auteur principal condamné à 36 mois fermes et 42 millions FCFA

Le tribunal de première instance de Cotonou a rendu son verdict le lundi 7 mai 2018 dans l’affaire de 513 kg de pangolins interceptés en mars 2018 au fret de l’aéroport de Cotonou. L’auteur principal de nationalité chinoise est condamné à 36 mois d’emprisonnement fermes et 2.000.000 d’amendes. Il doit payer en plus 40.000.000 de dommages-intérêts. Il faut rappeler que les trafiquants ont été mis sous convocation après payement d’un montant forfaitaire en guise de caution. Des informations qui nous sont parvenues, l’auteur principal ne s’est plus présenté aux audiences suivantes depuis qu’il a été mis sous convocation. Et rien ne prouve qu’il réside encore sur le territoire national pour que les forces de sécurité publique aillent à sa recherche pour que ce destructeur du patrimoine faunique de la sous-région soit retrouvé pour répondre de ses actes. Le pangolin il faut le préciser, est une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. La justice a rendu sa décision, mais puisque l’auteur principal est toujours en liberté, on se demande s’il va à un moment donné purger sa peine et payer les 42 millions. Les activistes espèrent que la justice va continuer à jouer sa partition pour que la sauvegarde des espèces fauniques menacées d’extinction soit une réalité au Bénin. Les acteurs de la lutte contre la criminalité faunique souhaitent que le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, avec implication active de ses structures sous tutelle suit ce dossier afin que les sanctions soient appliquées.

Le chinois n’étant pas le seul, un de ses complices a été relaxé au bénéfice du doute. Le second est condamné à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis, 500.000F CFA d’amendes et 500.000F CFA de dommages-intérêts.