Archives Mensuelles: décembre 2017

Lutte contre la criminalité faunique en Afrique : un béninois arrêté au Gabon pour trafic de peaux de panthères et d’ivoires

Un présumé trafiquant de nationalité béninoise a été pris en flagrant délit de détention et commercialisation de trois trophées d’espèces intégralement protégées en territoire gabonais. Il s’agit de deux peaux de panthères et une pointe d’Ivoire. C’est le butin du présumé trafiquant. Mais il n’en tirera pas profit puisqu’il a été pris par les éléments de la Police Judiciaire de la ville de Lambaréné au centre du Gabon le mardi 21 novembre 2017.

Selon des sources proches du dossier, le présumé trafiquant avait pris rendez-vous avec des clients au quartier Isaac où devait avoir lieu la transaction. Informés de cette éventuelle transaction, des éléments de la Police Judicaire, ceux des Eaux et Forêts ont fait irruption sur les lieux de la transaction. L’équipe a surpris le présumé trafiquant qui avait déjà étalé sa marchandise pour la présenter à son client. Les acteurs ont été appréhendés et les produits saisis.

Cette arrestation il faut le préciser, a été faite avec l’appui technique de l’ONG Conservation Justice qui se bat pour la protection des espèces intégralement protégés au Gabon.

Interpellé, le présumé trafiquant n’a pas nier les faits. Il a avoué avoir été pris alors même qu’il s’apprêtait à commercialiser ses trophées. Placé en garde à vue, dans un premier temps, il va répondre par la suite de ses actes devant la justice pour les délits de détention et de commercialisation de trophées d’espèces intégralement protégées conformément au code forestier. Il risque de passer les six prochains mois à la prison centrale de Lambaréné au Gabon.

Comme le Gabon, le Bénin n’a pas baissé les bras parlant de la lutte contre la criminalité faunique. Le Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin) ne cesse d’apporter son appui technique au gouvernement pour la sauvegarde des espèces intégralement protégées. Ce qui a déjà permis d’interpeller plusieurs trafiquants depuis 2014. Il y a le cas du jeudi 30 novembre 2017 à Djougou où deux présumés trafiquants ont été arrêtés. Ces présumés trafiquants ont été pris en fragrant délit de commercialisation avec deux pointes d’ivoires. Ils seront jugés conformément aux dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

Publicités

Lutte contre la criminalité faunique : 6 personnes arrêtées à Ouidah pour trafic d’ivoires

Plus de chance pour les auteurs des crimes environnementaux au Bénin. Le gouvernement de la rupture est au jour le jour aux trousses des individus décidés à en découdre avec le patrimoine faunique béninois.

Ils sont six présumés trafiquants à être appréhendés le mercredi 6 décembre 2017 à Ouidah dans le département de l’Atlantique en possession de deux (2) pointes d’ivoires d’éléphants. Sur ordre des autorités béninoises, les éléments du Commissariat central de Ouidah et les forestiers ont mis aux arrêts ces présumés trafiquants avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin). Le marché qu’ils ont préalablement conclu pour livrer ces deux pointes d’ivoires l’équivalent d’un éléphant abattu n’est pas allé à son terme à cause de la vigilance des forces de sécurité publique. Les auteurs de ce commerce illicite sont en infraction car, quiconque ne peut importer, exporter, réexporter ou commercialiser des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis, selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Et puisque ces présumés trafiquants sont pris en fragrant délit, ils seront dès que leur culpabilité sera prouvée punis conformément aux dispositions de l’article 154 qui prévoit pour ces genres d’infraction, une amende de 300 000 à 800 000 Fcfa et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. En temps opportun, la justice va décider du sort de ces présumés trafiquants. Surtout que l’éléphant est une espèce intégralement protégée et que la rupture opte pour « tolérance zéro » contre les crimes environnementaux, la sanction sera sans doute à la hauteur de l’acte commis. Aussi, il faut que les acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique jouent leur partition afin que ces trafiquants soient réellement punis.