Condamnations en 2016 des criminels de la faune : 62% des trafiquants arrêtés n’ont pas subi les rigueurs de la loi

Le gouvernement et les forces de sécurité publique du Bénin quadrillent le terrain pour faire reculer, voire supprimer les trafics de faunes. Mais des efforts restent à faire pour vraiment dissuader les braconniers et les trafiquants au regard du taux de condamnations des présumés trafiquants arrêtés en 2016.

Pendant l’année écoulée, la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), et la vigilance des forces spécialisées a permis de mettre aux arrêts 29 présumés trafiquants de produits de faunes sauvages sur tout le territoire national. Parlant de la lutte contre la criminalité faunique, la justice est indépendante et rend le dernier verdict surtout s’agissant de la condamnation ou non des mis en cause. Après les différentes audiences dans les tribunaux, des 29 présumés trafiquants arrêtés, seulement 11 ont été effectivement condamnés. Soit un taux de 37,93%. Dans le lot, 48,27% ont eu une condamnation assortie de sursis et 13,79% ont été purement et simplement relaxés. Il ressort que 62% des trafiquants arrêtés au Bénin en 2016 n’ont pas subi les rigueurs de la loi. Or, ses trafiquants ont été tous arrêtés en fragrant délit avec des défenses d’éléphants qui est une espèce intégralement protégées, des peaux d’espèces intégralement protégées, des écailles de pangolins, des carapaces de tortues marines pour ne citer que ces espèces que protègent des dispositions juridiques en vigueur en Bénin.

Face à ces crimes commis sur ces animaux sauvages, la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin prévoit des sanctions. Pour rappel, l’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et l’article 166 signale que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Au regard de ces articles, on aurait souhaité que ces dispositions juridiques soient appliquées sans forme aucune de clémence à l’endroit de ceux qui sans soucis aucun détruisent notre patrimoine faunique. Certes, c’est des professionnels de droits qui décident du sort des trafiquants et suivant leur intime conviction. Le souhait est que les textes en vigueur soient appliqués comme cela se doit.

 

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Publié le mai 25, 2017, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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