Archives Mensuelles: janvier 2017

Lutte contre la criminalité faunique : deux présumés trafiquants arrêtés avec 16 carapaces de tortues marines à Cotonou

carapaces-tortuesDame chance n’était pas avec deux présumés trafiquants de carapaces de tortues marines le mercredi 25 janvier 2017. Les éléments des Eaux et Forêts et chasse et ceux de la Direction centrale de la Police Judiciaire ont mis la main sur eux à Fidjrossè au moment où ils s’apprêtaient à échanger leur butin illégalement obtenu contre de l’argent.

C’était au total 16 carapaces de tortues marines dont 03 petites qu’ils voulaient commercialiser. Cette arrestation a été faite avec la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Une fois encore, le gouvernement vient de prouver qu’il quadrille mieux le terrain pour la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. C’est le moment de rappeler que les tortues marines viennent pondre des œufs sur les plages de juillet à décembre de chaque année. Ce sont des reptiles intégralement protégés par la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Des sensibilisations sont faites depuis plus d’une décennie pour faire comprendre aux riverains des plages, les pêcheurs et leurs complices que les tortues sont à protéger quand ils viennent sur les plages pour des besoins de reproduction. Mais il y a des individus qui vont ramasser les œufs pour des besoins alimentaires, tuent les tortues, consomment leur viande et vont vendre plus tard les carapaces qui sont utilisées comme souvenirs pour les touristes. Les multiples messages de sensibilisation ne cessent de rappeler que les tortues sont protégées. Les articles 153, 154, 166 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, sanctionnent les indélicats en prévoyant des amendes entre 100.000 F et 800.000 F et / ou un emprisonnement entre 3 mois et 5 ans. Les deux trafiquants, après leur arrestation sont gardés à la Direction Centrale de la Police Judiciaire. Ils seront présentés au procureur pour la suite de la procédure.

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Arrêté avec 18 peaux de reptiles protégés à Parakou : un trafiquant condamné à 2 mois de prison fermes et 4 mois avec sursis

peaux-et-trafiquantsMis aux arrêts à Parakou le jeudi 22 décembre 2016, le trafiquant de peaux de reptiles protégés, a été condamné à deux mois de prison fermes et à quatre mois d’emprisonnement avec sursis puis à 300.000F CFA d’amende.

Après le procès, il est retourné en prison pour purger sa peine. Ce qui pourrait l’amener à prendre conscience et à ne plus commettre le même forfait. Dès sa mise en liberté, il ne doit commettre aucune infraction du genre sous peine d’avoir une sanction plus sévère. Cette décision est tombée dans la matinée du mardi 17 janvier 2017 au tribunal de première instance de Parakou. Elle vient après celle de Kandi qui a condamné deux trafiquants d’ivoires à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis. Deux décisions sur les trafiquants de produits de faune dans une même journée, est bien la preuve que le gouvernement avec l’appui technique du programme d’appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (AALF-B), ne baisse pas les bras pour la préservation du patrimoine faunique béninois. Il faut faire remarquer que la décision du tribunal de Parakou est plus dissuasive et pourrait permettre à ce trafiquant de comprendre que certaines espèces de reptiles sont protégées et que nul n’a le droit de les abattre.

Le trafiquant ; il a été arrêté avec onze (11) peaux de crocodiles nains ou cuirassées, deux (02) peaux de python sebae, et cinq (05) peaux de jeunes varans, à Banikanni dans la ville de Parakou. Ces espèces sont protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. On ne le dira jamais assez, chacun doit œuvrer pour la protection de notre patrimoine faunique. Dans le cas contraire, la justice qui est l’un des acteurs de la lutte contre la criminalité faunique au Bénin doit sévir.

Interpelés avec de l’ivoire à Kandi : deux trafiquants condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis

kandi-trafiquants-ivoireLe tribunal de Kandi a rendu dans la matinée du mardi 17 janvier 2017, sa décision sur les trafiquants arrêtés avec 3,2kg d’ivoire. A l’issue de l’audience, le juge en charge du dossier les a condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300.000F CFA d’amende chacun.

C’est un secret de polichinelle que ces trafiquants sont désormais libres de leur mouvement. Pour avoir été mis aux arrêts le samedi 22 octobre 2016, ces ennemis de la faune béninoise ont passé un peu plus de deux mois derrière les barreaux avant de recouvrer leur liberté. Loin de s’ériger en donneur de leçons en matière judiciaire, c’est encore le moment de rappeler que l’accompagnement de la justice parlant de la lutte contre la criminalité faunique a encore du plomb dans l’aile au Bénin. Car la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, prévoit des dispositions qui règlent le cas de ces trafiquants. Selon les articles 153 de cette loi, ces trafiquants pourraient être punis d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 prévoit le payement d’une amende de 300 000 à 800 000 F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. Certes, ils ont été privés de liberté pendant un temps. Mais cette condamnation ne peut guère dissuader ces trafiquants. Ils pourraient se faire l’idée selon laquelle l’infraction commise ne porte préjudice ni à la faune ni à la loi en vigueur. Surtout quand on se souvient que la journée Mondiale de l’environnement de l’année 2016 a été célébrée sous le thème « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », le tribunal jouerait mieux sa partition en durcissant les peines pour faire comprendre aux trafiquants et leurs complices que le patrimoine faunique n’est pas à détruire mais plutôt à protéger.