Archives Mensuelles: décembre 2016

Lutte contre la criminalité faunique : un présumé trafiquant arrêté à Parakou avec 18 peaux de reptiles protégés

peaux-et-trafiquantsIl est certainement spécialisé dans le trafic illicite des peaux de reptiles. Il s’agit d’un présumé trafiquant qui est tombé le jeudi 22 décembre 2016 dans les mailles des éléments du commissariat de police de Banikanni dans la ville de Parakou. Il avait sur lui onze (11) peaux de crocodiles nains ou cuirassées, deux (02) peaux de python sebae, et cinq (05) peaux de jeunes varans.

Il a préparé son plan pour commercialiser ces produits de faune dont la vente est interdite au Bénin, parce que ces animaux sont protégés. Grâce à l’actuel gouvernement, les forces de sécurité publique quadrillent le terrain avec la collaboration technique du programme d’appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (AALF-B). Ce qui a fait que la police a interpellé le présumé trafiquant qui a vu chanter le requiem de la vente des produits illégalement obtenus. Il sera présenté au procureur du tribunal de Parakou qui va se prononcer sur son sort. Sans risque de se tromper, on peut déjà informer que ce présumé trafiquant, selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, risque de payer une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. Car il est pris en fragrant délit de commercialisation de dépouilles d’animaux sauvages.

Cette arrestation vient une fois encore confirmer que ce n’est pas seulement l’éléphant qui est menacé à cause de ses défenses. Les autres animaux sauvages sont aussi pourchassés et abattus. C’est des espèces qui pourraient disparaitre si rien n’est fait pour leur protection. Avec la détermination de l’actuel gouvernement qui met tout en œuvre avec l’appui technique de AALF-B pour traquer les braconniers et les trafiquants d’animaux intégralement et partiellement protégées, il y a de l’espoir que le patrimoine faunique peut se porter mieux. Cependant, la justice doit impérativement jouer sa partition par des décisions vraiment dissuasives pour que les trafiquants abandonnent leur sale besogne.

 

 

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Signature d’accord de partenariat pour la lutte contre la criminalité environnementale : le gouvernement du Bénin fait confiance à Nature Tropicale ONG

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Le gouvernement du Bénin à travers le Ministre du Cadre de Vie et de Développement Durable, a signé le vendredi 16 décembre 2016, dans l’enceinte du ministère à Cotonou, un accord de partenariat avec Nature Tropicale ONG, pour la lutte contre la criminalité faunique et floristique.

« La signature du présent accord de partenariat va certainement aider au renforcement des actions sur le terrain mais surtout à faciliter la collaboration avec les parties prenantes pour une meilleure protection de nos ressources naturelles dans notre pays ». Tel est le souhait de Joséa S. Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG. C’était lors de la cérémonie de signature de l’accord de partenariat du gouvernement avec Nature Tropicale ONG. Rassurant le Directeur de l’ONG, José Didier Tonato, Ministre en charge du Cadre de Vie dans son adresse a mentionné que, « le travail ne fait que commencer. Les structures spécialisées de mon ministère vont collaborer avec Nature Tropicale ONG pour la mise en œuvre de ce partenariat ». Un partenariat qui va renforcer la lutte contre les crimes environnementaux au Bénin. Très présente sur le terrain, Nature Tropicale va œuvrer pour que cet objectif soit atteint. Car « depuis 2014, Nature Tropicale s’est proposée de répliquer au Bénin le modèle de projet d’application des lois sur la faune et la flore. Ce modèle est utilisé avec succès par le Réseau EAGLE (Eco Activists for Governance & Law Enforcement) dans plusieurs pays du continent », a rappelé M. Dossou-Bodjrènou. L’objectif a-t-il poursuivi, est de contribuer à la protection des espèces sauvages, surtout celles menacées, de la République du Bénin et de la sous-région contre la criminalité faunique, avec l’application plus rigoureuse des lois fauniques et floristiques afin de dissuader les potentiels braconniers et trafiquants.

Le projet intitulé «Appui à l’application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin» (AALF-B) a été élaboré par Nature Tropicale ONG grâce au transfert d’expériences de l’ONG Conservation Justice. Selon M. Dossou-Bodjrènou, ce programme qui est en cours a besoin d’être renforcé. Et avec l’assurance du Ministre en charge du Cadre de Vie, la collaboration des deux structures vient consolider les liens.

Le Ministre dans ses propos, a aussi témoigné de la veille citoyenne de Nature Tropicale ONG qui a permis au gouvernement de renforcer ses actions dans la lutte contre la criminalité en environnementale. En témoigne la signature de l’accord de partenariat.

Pendant la cérémonie, les réseaux des ONG spécialisés en environnement ont adressé une motion de félicitation au gouvernement pour ses nombreuses actions engagées pour la préservation de l’environnement en peu de temps. Le Ministre après avoir reçu la motion a promis le transmettre au Chef de l’Etat.

          

Interpelés pour trafic d’ivoire à Aplahoué : trois trafiquants écroués pour 4 mois à la prison civile de Lokossa

img-20161027-wa0059Les sieurs Gbénonchi Gérard, Mongbégnon Kpétodé et Eki Jean-Luc ont été condamnés à quatre mois d’emprisonnement ferme plus 100.000F Cfa d’amende, à l’issue du procès qui a eu lieu le jeudi 8 Décembre 2016 au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué.

Le juge qualifiant les faits a parlé de détention de défense d’éléphant, espèce intégralement protégée. Et l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, « punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque : détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine ; commercialise la viande de chasse en dehors des cas permis … ». Et ces trafiquants ont été pris en fragrant délit, les éléments des commissariats d’Aplahoué et d’Azovè avec le soutien technique du programme:  »Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Ils ont voulu commercialiser un morceau d’ivoire pesant 2 kilogrammes. Cette condamnation de ces trafiquants à quatre mois de prison plus amende, vient après les décisions des tribunaux de Cotonou et de Natitingou qui ont condamné respectivement les trafiquants à 2 mois et 3 mois d’emprisonnement ferme. Certes, la justice prononce des sentences suivant les articles de la loi citée supra. Mais il est vivement souhaité que les décisions soient plus dissuasives pour décourager les braconniers et trafiquants afin de protéger les ressources naturelles. Prononcer la peine maximale à l’encontre des trafiquants serait un exploit que la justice béninoise ferait dans le sens de la lutte contre la criminalité faunique. C’est vrai qu’il n’est jamais tard pour mieux faire. Mais au regard des massacres que subissent les éléphants, les espèces intégralement protégées en général, la justice jouerait vraiment sa partition à travers des décisions plus corsées, pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.

Lutte contre la criminalité faunique : un trafiquant d’ivoire condamné à 3 mois d’emprisonnement ferme à Natitingou

arrestation-porgaSuite à la condamnation de trois trafiquants à Cotonou, le tribunal de première instance de Natitingou a emboité le pas en rendant sa décision le mardi dernier sur les deux présumés trafiquants d’ivoire arrêtés le vendredi 11 Novembre 2016 à Porga vers la frontière Bénino-Burkinabé.

Dans un premier temps au cours de l’audience, le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement ferme pour le sieur Y. Mamoudou, et la relaxe de I. Karim. Le juge prenant ses décisions sur son intime conviction, confirme la mise en liberté du sieur Karim au bénéfice du doute. Car, estime qu’il a juste accompagné son ami Mamoudou sur les lieux de la transaction, et il n’y a aucune preuve justifiant son implication dans ce trafic. Cependant, Y. Mamoudou est condamné à trois mois d’emprisonnement ferme avec 100.000F CFA d’amende et 100.000F CFA de dommages et intérêts au profit de l’administration du parc. Il faut rappeler que ces trafiquants ont été arrêtés avec 13,5 kg d’ivoire par les éléments du commissariat de Natitingou avec le soutien technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN).

Certes, il faut prendre acte de la décision du juge, mais il n’est pas exclu qu’on signale que, même si Karim n’est pas propriétaire des produits, il devrait être pris comme un complice. Et l’article 166 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin stipule que  » les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions ». Avec cette décision, la « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », que prône la communauté internationale est en sursis. Car c’est sous ce thème que la journée mondiale de l’environnement a été célébrée le 5 juin 2016. Et opinant sur ce thème, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies s’est indigné et a fait savoir que « l’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… ». Ce qui voudra dire qu’il faut inverser la tendance. Et pour le faire, aucune mesure de clémence ne devrait être observée à l’endroit des trafiquants.

Après leur arrestation dans la zone de l’étoile rouge à Cotonou : les trois trafiquants d’ivoire condamnés à 2 mois d’emprisonnement ferme

trafiquants-etoile-rougeL’audience qui a eu lieu le mardi 6 décembre 2016 au tribunal de première instance de Cotonou, n’a pas du tout été à la faveur de ceux qui détruisent les ressources naturelles.

Qu’il vous souvienne que trois trafiquants d’ivoire sont tombés dans les mailles des éléments de la brigade criminelle de la Direction Centrale de la Police Judiciaire le lundi 03 octobre 2016 dans la zone de l’étoile rouge à Cotonou. Ils avaient sur eux plus de trois (3) pointes d’ivoire pesant 12,3 kilogrammes. Lors de l’audience hier, le juge a déclaré coupable les prévenus B. Wahabou et B. Latifou des faits de trafic de trophées d’espèces intégralement protégées. Il les a condamnés à deux (02) mois d’emprisonnement ferme et à 500.000F CFA d’amende chacun. Le troisième nommé Badjimou J., a été déclaré coupable de complicité et a écopé de deux (02) mois d’emprisonnement ferme et à 300.000F CFA d’amende. Il faut préciser que le juge a fixé les intérêts civils à 1.500.000F CFA qu’ils doivent payer solidairement tous les trois. Voilà une décision qui vient dans une certaine mesure renforcée la lutte contre la criminalité faunique au Bénin et encourage le gouvernement à mieux quadriller le terrain. Sachant que l’éléphant est l’une des espèces intégralement protégées, on aurait souhaité une peine plus dissuasive pour que ceux qui sont encore dans la logique de destruction de la faune rebroussent chemin. Pour rappel, les articles 153, 154, 166 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, prévoient des amendes entre 100.000 F et 800.000 F et / ou un emprisonnement entre 3 mois et 5 ans. De toutes les façons, la justice a dit le droit et est invitée à rester dans cette logique surtout s’agissant de la faune. Par la présente décision, le tribunal de première instance de Cotonou donne un avertissement aux braconniers et trafiquants comme quoi, tout le monde doit œuvrer pour la protection des espèces intégralement protégées.