Archives Mensuelles: août 2016

Lutte contre la criminalité faunique : retour sur les résultats de 2014

Images 01Image 02Depuis 2014, le gouvernement avec la collaboration du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Benin (AALF-Bénin) est aux trousses des trafiquants et braconniers. Ce faisant, AALF-Bénin collabore avec les forces de sécurité publique pour mettre hors d’état de nuire, les ennemis des réserves de faune au Bénin.

Le 23 Aout 2014, un trafiquant et ses complices ont été mis aux arrêts dans le parc Pendjari pour détention illégale d’armes sophistiquées et trafic d’ivoire. L’auteur principal était un employé du parc. Ils ont été condamnés le 07 Octobre 2014 par le tribunal de Natitingou à 03 ans d’emprisonnement fermes avec 500.000FCFA d’amendes chacun et 2.000.000FCFA de dommages et intérêts.

Avec la veille permanente des forces de sécurité publique et l’appui de AALF-Bénin, un trafiquant des animaux protégés a été aussi arrêté le 20 octobre 2014 à Cotonou. Il était en possession d’un crocodile nain ou cuirassé, d’un python royal et de trois tortues d’eau douce. Le tribunal de première instance de Cotonou l’a condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme avec 750 000 FCFA d’amendes.

Trois trafiquants arrêtés avec 30 kilogrammes d’ivoire condamnés à 4 mois d’emprisonnement ferme

Trois trafiquants, l’un de nationalité béninoise et deux autres d’origine guinéenne ont été mis aux arrêtés le mardi 12 août 2014 dans un hôtel à Cotonou. C’était la 1ère opération de saisie d’ivoire. Les trafiquants avaient sur eux quatre (04) pointes de défenses d’éléphants d’un poids total de trente (30kg) kilogrammes. Ils ont été condamnés le 27 Octobre 2014 à 4 mois d’emprisonnement fermes avec 500.000FCFA d’amendes et 2.000.000 de dommages et intérêts

Cette première activité menée dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique au Bénin a été l’œuvre de la Police Judiciaire, de la Direction Générale des Forêts et des Ressources Naturelles (DGFRN), avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin.

Rappelons que les lois en vigueur interdisent et punissent les auteurs, coauteurs et complices de ce trafic sur le territoire béninois. Aussi la convention de CITES (convention de Washington) l’interdit sur le plan international. Cette convention a pour objet de renforcer le cadre juridique et institutionnel des différents acteurs dans la lutte pour la protection de la biodiversité et contre le trafic international des espèces de faune et de flore au Benin et dans le monde. La loi sur la faune au Bénin punit sévèrement les auteurs, co-auteurs ou complices de tout acte de chasse, de détention, de commercialisation, d’importation, d’exploitation ou de réexportation des espèces protégées, de leurs dépouilles et de leurs trophées ou produits. Lors du sommet USA-Afrique qui a eu lieu du 4 au 6 août 2014, un accent a été mis sur la lutte contre le trafic de faune. Les pays d’Afrique de l’Ouest en particulier, ont été exhortés à étendre la coopération en matière de lutte contre la drogue à la lutte contre la criminalité faunique. Le Président Obama a lancé une stratégie internationale pour lutter contre le trafic de la faune en février 2014.

Un trafiquant d’animaux sauvages a écopé de 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis

Interpellé le 5 décembre 2014, un trafiquant a écopé de 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis, après sa condamnation à l’issue de l’audience du mardi 6 janvier 2015. En effet, il a été arrêté avec trois peaux de léopards, cinq peaux de python de Sebae, trois dépouilles et 2kg d’écailles de pangolins. Dans un premier temps, le présumé trafiquant a été présenté au Procureur de la République qui l’a libéré provisoirement suite à la consignation d’une modique somme de 150.000 F CFA, et l’a convoqué à l’audience du 6 janvier 2015 pour répondre de ses actes. Face au juge ce jour-là, il a reconnu les faits qui lui ont été reprochés. Le procureur dans sa réquisition a demandé qu’il soit condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis. Le représentant de l’agent judiciaire du trésor, dans sa plaidoirie a exhorté le tribunal à condamner le trafiquant à payer 1.200.000 F CFA pour les dommages subis par l’Etat béninois. Le juge dans son verdict final l’a condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis ; à 500.000 F CFA d’amende et à 500.000 F CFA de dommages intérêts, et ce conformément aux dispositions de l’article 154 de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

 

 

 

 

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