Bénin : les Journalistes à l’école de la lutte contre la criminalité environnementale

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A la faveur du n°105 de « Café Médias Plus », un creuset d’échanges hebdomadaire des Hommes des médias, les activistes du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore, ont entretenu le vendredi 15 juillet 2016, les journalistes sur le thème, « lutte contre la criminalité environnementale : règlementation et rôle des médias ». Les journalistes ont pris ce rendez-vous de la maison des Médias « Thomas MEGNASSAN » pour s’informer du bien-fondé de la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.

Pour toucher la sensibilité des journalistes, un film d’une quinzaine de minutes a été projeté montrant les merveilles des parcs W et Pendjari et les menaces qui y pèsent. La richesse de la vie sauvage dans ces réserves de faune est menacée par le braconnage. Non seulement le Bénin, d’autres pays d’Afrique et dans le monde ne sont pas à l’abri du massacre des animaux. « A chaque quinze minutes, un éléphant est tué dans le monde », a expliqué Benjamin DAGBETO, juriste environnementaliste, un des panelistes qui s’est demandé s’il faut rester inactif face à ce fléau. Les mentalités doivent changer car l’environnement est notre bien commun, a-t-il ajouté avant de préciser que le Bénin n’a pas un problème de règlementation. Il a cité la Constitution béninoise en son article 27 qui donne droit à tous Béninois de défendre son environnement. Il n’a pas occulté la loi cadre sur l’environnement, et la loi 2002-16 du 18 octobre 2014, portant régime de la faune en République du Bénin. Dans ces explications, Benjamin DAGBETO a rappelé que l’ONG Nature Tropicale qui œuvre pour la protection de la faune et la flore au Bénin ne cesse de sensibiliser pour la protection des ressources naturelles. Si le massacre continue dans les réserves de faune, il faut alors appliquer les textes a-t-il insisté.

Pour le juriste Homéfa Dovi Z, un des orateurs et Assistant à la coordination du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore’’ (AALF-Bénin), il va falloir passer au stade de sensibilisation dissuasive. Selon lui, la loi distingue trois niveaux de protection des espèces. Il s’agit des espèces intégralement protégées, partiellement protégées et non protégées. A en croire les activistes, les devises provenant de la commercialisation des ressources de la faune et de la flore alimentent les réseaux terroristes ou criminels. Le but poursuivi par la répression, a-t-il fait savoir, est de décourager le trafic des espèces fauniques. La vidéo diffusée a montré les efforts qui se font sur le terrain depuis 2014. Des braconniers sont arrêtés et présentés à la justice. Nombre d’entre eux ont été privés de liberté pendant plusieurs mois voire des années selon les dispositions de la loi sur la faune. Quand on sait que l’ivoire n’est joli à voir que s’il est porté par l’éléphant, il faut accentuer la lutte contre la criminalité faunique.

Les panélistes ont demandé aux journalistes d’accompagner le gouvernement béninois, acteur principal de cette lutte par une médiatisation de toute action contre la criminalité faunique sensibilisant ainsi les populations à éviter de porter atteinte à la vie de ces espèces protéger au risque de se faire arrêter, condamner et emprisonner. La faune béninoise est un patrimoine commun à protéger par tout citoyen car favorise le tourisme qui rapporte des devises à l’économie nationale.

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Publié le juillet 20, 2016, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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