Protection des ressources naturelles au Bénin : Nature Tropicale Ong poursuit la croisade contre la criminalité faunique

AALF-B photo groupe policier

Des Directions Techniques du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ont tenu le lundi 20 juin dernier, une séance d’échanges avec l’équipe de Nature Tropicale ONG sur la criminalité environnementale au Bénin. La rencontre a permis aux participants de se rendre compte de ce qui se fait sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique et d’être informés sur la partition qu’elles peuvent jouer pour barrer la route aux braconniers et trafiquants qui vident les parcs du Bénin de leurs contenus.

En effet, avec un film de 13 minutes, les cadres du Ministère de l’Intérieur ont pu apprécier les merveilles des parcs W et Pendjari, situés dans le nord du Bénin. Ces animaux sauvages que la nature a domestiqués dans ces aires protégées sont menacés par des groupes d’individus qui sont surtout aux trousses des éléphants à causes de leurs défenses. D’autres espèces comme la panthère, le lion, l’hippopotame et le pangolin pour ne citer que ceux-là sont aussi menacés. Le film a retracé les massacres des braconniers que ce soit au Bénin et dans la sous-région. Du fait que l’ivoire prend du prix au fil des jours, le massacre des éléphants prend de l’ampleur. Si rien n’est fait, le Bénin dans les années à venir peut ne plus avoir des éléphants dans ses parcs. Dans le même temps, les actions menées sur le terrain pour dérouter les braconniers et les trafiquants sont retracés par le film. Les participants sont stupéfaits face à l’ampleur des crimes dont font objet l’environnement et les espèces fauniques. Une première communication qu’a présentée Joséa Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG, a appuyé le film pour montrer dans les détails les efforts en cours pour que le Bénin ne perde pas davantage ses ressources fauniques qui attirent les écotouristes. Benjamin Dagbéto, juriste environnementaliste au programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin, lors de la 2ème communication a non seulement levé le voile sur les dispositions juridiques et le rôle que peuvent jouer les agents du Ministère de l’Intérieur, mais a montré aussi que le Bénin est bien nanti des textes juridiques qui ont besoin d’être appliqués.

Après les communications, les participants ont manifesté leur disponibilité à s’impliquer davantage dans la lutte contre la criminalité faunique. Kintonou Sébastien, capitaine à la compagnie de Cotonou, a souhaité que les forces de sécurité publique soient impliquées dans la sensibilisation. Il pense qu’il faut aussi montrer aux populations les conséquences du braconnage et du commerce illicite des espèces fauniques. Sam Latifou Adékambi, de la Direction de la coopération technique de sécurité, et Codjo Thomas, Directeur Général de la Sécurité Publique, ont tous apprécié le combat que mènent Nature Tropicale ONG et le Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin. Ils ont manifesté leur adhésion à poursuivre le combat avec ces structures pour l’équilibre de nos écosystèmes.

Cette rencontre a été organisée dans la dynamique de la poursuite des actions de la journée mondiale de l’environnement célébré le 5 juin dernier dont le thème est ‘’Lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages, tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage’’.

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Publié le juillet 14, 2016, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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