Journée Mondiale de l’environnement : une commémoration axée sur la prise de conscience des acteurs

Journée environnement

Célébrée le dimanche 5 juin, le Bénin a commémoré la journée mondiale l’environnement le lundi 6 juin 2016 à l’INFOSEC à Cotonou où est organisée une séance d’information et de sensibilisation des autorités et du corps diplomatiques sur leurs rôles dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages.

Les activités qui ont marqué cette commémoration ont permis aux structures étatiques, aux institutions spécialisées, à la société civile de prendre davantage conscience du rôle que chacun doit jouer pour lutter contre le braconnage et le commerce illicite des animaux sauvages. Dans un film, le Ministère du Cadre de Vie avec la forte collaboration l’ONG Nature Tropicale, a montré les crimes contre les animaux sauvages dans les parcs, les forêts et autres aires protégées. Les actions menées pour combattre le phénomène ont été aussi exposées aux participants, avec des rappels sur les dispositions juridiques. Dans sa communication sur la lutte contre la criminalité faunique, Joséa Dossou-Bodjrenou, Directeur de l’ONG Nature Tropicale a montré que tous les citoyens sont concernés par la lutte. Selon lui, la société civile c’est non seulement les Organisations non gouvernementales, les confessions religieuses mais aussi les ménages. Et puisque chacun fait partie d’un ménage et pourrait appartenir à une religion, la préservation de l’environnement le concerne, comme le prévoit l’article 27 de la constitution, et il peut contribuer activement à la lutte contre la criminalité faunique.

Le commerce illégal d’espèces sauvages de faune et de flore occupe le 4ème rang du trafic illicite dans le monde, avec des bénéfices estimés à 19 milliards de dollars par an. L’actuel Secrétaire Général de l’ONU a décrit la lutte contre ce trafic comme étant un enjeu de protection de l’environnement et du patrimoine culturel de nombreux pays mais aussi de sécurité, de stabilité et d’économie.

Le Bénin n’est pas épargné par ce trafic, avec des braconniers qui opèrent dans le nord du pays et précisément dans le Parc de la Pendjari et le Parc du W. De plus, Cotonou est une zone de transit importante pour le trafic de la faune venant d’autres pays car elle dispose d’un port autonome et d’un aéroport international.

Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage

« La criminalité faunique et floristique crée d’énormes déséquilibre à l’écosystème », a confié Aïna Pépin, Directeur Général de l’Environnement. A l’en croire, la protection des ressources naturelles participe au maintien de l’écosystème. Il a plaidé pour que chacun œuvre pour la protection de l’environnement afin que les générations présente et future puissent bénéficier des merveilles de la nature. Pour la Directrice de cabinet du Ministre du cadre de vie, la 56ème édition de la journée mondiale de l’environnement est célébrée pour faire prendre conscience aux populations du monde entier. Quand on parle de criminalité faunique et du commerce illicite, le Bénin n’est pas épargné a-t-elle fait remarquer. Ces phénomènes ne sont pas sans conséquences sur l’environnement. Pour preuve, un trafiquant d’ivoire a été arrêté à Cotonou à la veille de la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Il n’est donc plus à démontrer que le problème n’épargne aucun pays. Une lutte efficace appelle à une synergie d’action de tous les acteurs.

La sensibilisation de différents acteurs de l’administration publique, du corps diplomatique et des responsables d’ONG spécialisées concernés est essentielle pour une prise de conscience collective en vue d’engager des actions en synergie pour la préservation des espèces de faune et de flore en voie d’extinction dont dispose notre pays pour répondre à l’exhortation des Nations Unies. Elles encouragent une prise de conscience et une action mondiale pour favoriser la sauvegarde de notre environnement grâce à des actions concrètes. Aussi, encouragent-elles les personnes du monde entier à agir pour éviter le commerce illicite de produits issus d’espèces sauvages. Ce commerce détruit l’héritage naturel et conduit des espèces entières au bord de l’extinction.

Au Bénin, l’ONG Nature Tropicale s’est proposée de répliquer le modèle de projet d’application de la loi faunique utilisé avec succès par le Réseau EAGLE (Eco Activists for Governance & Law Enforcement) dans d’autres pays d’Afrique. Ce modèle fait ses preuves dans huit pays déjà en Afrique ou des projets similaires sont mis en œuvre entre le Sénégal et le Kenya en passant par la Guinée, le Togo, le Congo, le Cameroun, la RCA, le Gabon et l’Ouganda. Au Bénin, ce modèle est utilisé à travers le programme ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore’’ qui a démarré au mois d’Avril 2014 et a favorisé l’arrestation de plus d’une cinquantaine de trafiquants de divers produits fauniques (ivoires, écailles de pangolins, peaux de panthères, crocodiles, pythons, genettes, carapaces de tortues marines, antilopes de toutes sortes …) à Cotonou comme dans plusieurs villes à l’intérieur du pays.

 

 

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Publié le juillet 5, 2016, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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