Archives Mensuelles: juillet 2016

Lutte contre la criminalité faunique : une décision du tribunal de Cotonou encourage les trafiquants d’ivoire

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Un juge du tribunal de première instance de Cotonou a remis en liberté les trois trafiquants spécialisés dans la fabrication et la vente d’objets d’arts à base d’ivoire. Ces trafiquants ont été appréhendés par la Police Judiciaire le lundi 4 juillet 2016 dans la zone du camp Guézo à Cotonou, avec le concours du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore.

Ils avaient sur eux des objets d’un poids total d’environ dix kilogrammes. Le mercredi 27 juillet 2016, à l’issue de l’audience devant statuer sur leur sort, le juge a condamné ces trafiquants à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 20.000F CFA d’amendes. Cette décision, n’a aucun effet sur ces trafiquants déjà en liberté. Le gouvernement de la rupture étant résolument engagé dans la lutte contre la criminalité faunique, le juge en charge de ce dossier, pour avoir pris cette décision met le plomb non seulement dans l’aile du gouvernement, mais aussi de ceux qui se battent au quotidien pour la protection des espèces protégées qui sont dans les parcs W et Pendjari. Cette décision en toute sincérité n’effraie guère ces trafiquants qui ne vont pas hésiter à commanditer d’autres abattages d’éléphants dans les parcs pour avoir de la matière première afin de poursuivre leurs activités. Et cette matière première étant l’ivoire, on peut affirmer que cette décision encourage le massacre des éléphants qui sont des espèces intégralement protégées. Or, selon le deuxième alinéa de l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, celui qui fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. Est puni d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis, stipule le quatrième alinéa de l’article 154 de la même loi. Certes, le juge est indépendant et prend les décisions selon son intime conviction, mais des décisions comme celle qui est prise dans le cas présent contribue à vider les parcs et les aires protégées de leur contenu.

 

 

 

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Arrêté avec six pointes d’ivoire : le trafiquant condamné à trois mois d’emprisonnement ferme

Ivoire  éléphants cocotnou

Il a écopé de trois mois d’emprisonnement ferme, de 500.000F d’amende et 500.000F de dommages et intérêts. C’est le verdict qu’a donné le tribunal de première instance de Cotonou le mardi 26 juillet 2016 à l’endroit du trafiquant d’ivoire mis aux arrêts le samedi 4 juin 2016 à Saint Michel, un quartier de Cotonou.

Ce trafiquant a été arrêté à la veille de la célébration de la journée mondiale de l’environnement avec six défenses d’éléphants équivalent à trois éléphants abattus qu’ils s’apprêtaient à vendre à environ 6 millions FCFA. Qu’il vous souvienne que cette journée a été commémorée avec le thème  » tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Au regard de ce thème, aucune circonstance atténuante ne pourrait être accordée à ce trafiquant. La loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, en son article 153 souligne que ce trafiquant doit être puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. Le tribunal l’a condamné à trois mois d’emprisonnement ferme, à 500.000F d’amende et 500.000F de dommages et intérêts. Même si on souhaite que la justice durcisse la peine privative, on peut déjà l’ovationner pour avoir une fois encore accompagné la lutte contre la criminalité faunique combattu par l’Etat Béninois appuyé par le Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-B). Que cette décision du tribunal de Cotonou éclaire les autres tribunaux du Bénin en l’occurrence celle de Porto-Novo dans la lutte contre la criminalité faunique mondialement combattu.

« L’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… », a fait remarquer Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, dans son message dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement. Que cela soit une invite pour tous les acteurs et surtout la justice pour décourager les trafiquants d’espèces sauvages protégées.

 

Lutte contre la criminalité faunique : les policiers s’informent pour mieux s’impliquer

Communication policiersPhoto famille policiers

L’équipe du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), était le vendredi 22 juillet 2016 à la rencontre des policiers en formation professionnelle à l’école de police à Cotonou. Les échanges portant sur la lutte contre la criminalité faunique étaient très riches et ont permis aux policiers de mieux cerner leur implication dans cette lutte qui tient à cœur au gouvernement du Nouveau Départ au Benin.

« Lutte contre la criminalité environnementale : réglementations et rôles des parties prenantes », c’est le premier thème qui a fait objet d’échanges avec la promotion 2016 en formation pour le brevet d’aptitude professionnelle. Ces hommes en uniforme déjà en fonction et venus de plusieurs directions, ont suivi avec attention Benjamin Dagbéto, juriste environnementaliste du programme AALF-Bénin. Lors de sa présentation qui a succédé le film sur la vie des animaux sauvages dans les parcs présenté par Homéfa Dovi Z, Assistant à la Coordination du programme AALF-Bénin, il a tenu en haleine les policiers pendant un bon moment.

Parlant des textes internationaux signés et / ou ratifiés par le Bénin, le communicateur a livré entre autres, le contenu de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore sauvages menacées d’extinction (CITES, Washington1973) ; la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Convention de Bonn, 1979-CMS) ; et le Mémorandum d’accord concernant les mesures de conservation des tortues marines de la côte Atlantique de l’Afrique (Abidjan,1999).

Concernant l’arsenal juridique au Bénin, il a cité la Loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin en son article 27 qui stipule que « toute personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le devoir de le défendre. L’Etat veille à la protection de l’environnement ». La Loi n°98-030 du 12 Février 1999 portant Loi Cadre sur l’environnement en République du Bénin dont certaines prescriptions nous rappellent notre devoir de protéger l’environnement. Et la Loi n° 2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son décret d’application, pour ne citer que celles-là. Face à ces policiers, il a montré que tout citoyen doit avoir le reflexe environnemental convaincu que la préservation de l’environnement est un élément clé du développement durable.

L’Assistant à la coordination du Programme AALF-Bénin, a entretenu les policiers sur les techniques de dissimulation de trophées d’espèces protégées. La police étant un partenaire privilégié dans la lutte contre la criminalité faunique, il a exposé quelques méthodes qu’utilisent les trafiquants pour le transport et la commercialisation des produits de faune. Il a surtout mis l’accent sur les faux emballages, et des parties insoupçonnées des moyens roulants dans lesquelles les produits sont dissimulés.

Suite aux communications, cette cinquantaine de policiers en formation, ont eu des éléments de réponses à leurs inquiétudes. Ils ont exprimé leur satisfaction à l’organisation de cette rencontre qui leur a permis d’avoir des nouveaux éléments d’appréciation sur la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.

L’Assistant à la coordination du programme AALF-Bénin les a invités à plus de vigilance pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique.

 

 

 

 

Bénin : les Journalistes à l’école de la lutte contre la criminalité environnementale

Séance journalistesGroupe journalistes

A la faveur du n°105 de « Café Médias Plus », un creuset d’échanges hebdomadaire des Hommes des médias, les activistes du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore, ont entretenu le vendredi 15 juillet 2016, les journalistes sur le thème, « lutte contre la criminalité environnementale : règlementation et rôle des médias ». Les journalistes ont pris ce rendez-vous de la maison des Médias « Thomas MEGNASSAN » pour s’informer du bien-fondé de la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.

Pour toucher la sensibilité des journalistes, un film d’une quinzaine de minutes a été projeté montrant les merveilles des parcs W et Pendjari et les menaces qui y pèsent. La richesse de la vie sauvage dans ces réserves de faune est menacée par le braconnage. Non seulement le Bénin, d’autres pays d’Afrique et dans le monde ne sont pas à l’abri du massacre des animaux. « A chaque quinze minutes, un éléphant est tué dans le monde », a expliqué Benjamin DAGBETO, juriste environnementaliste, un des panelistes qui s’est demandé s’il faut rester inactif face à ce fléau. Les mentalités doivent changer car l’environnement est notre bien commun, a-t-il ajouté avant de préciser que le Bénin n’a pas un problème de règlementation. Il a cité la Constitution béninoise en son article 27 qui donne droit à tous Béninois de défendre son environnement. Il n’a pas occulté la loi cadre sur l’environnement, et la loi 2002-16 du 18 octobre 2014, portant régime de la faune en République du Bénin. Dans ces explications, Benjamin DAGBETO a rappelé que l’ONG Nature Tropicale qui œuvre pour la protection de la faune et la flore au Bénin ne cesse de sensibiliser pour la protection des ressources naturelles. Si le massacre continue dans les réserves de faune, il faut alors appliquer les textes a-t-il insisté.

Pour le juriste Homéfa Dovi Z, un des orateurs et Assistant à la coordination du Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore’’ (AALF-Bénin), il va falloir passer au stade de sensibilisation dissuasive. Selon lui, la loi distingue trois niveaux de protection des espèces. Il s’agit des espèces intégralement protégées, partiellement protégées et non protégées. A en croire les activistes, les devises provenant de la commercialisation des ressources de la faune et de la flore alimentent les réseaux terroristes ou criminels. Le but poursuivi par la répression, a-t-il fait savoir, est de décourager le trafic des espèces fauniques. La vidéo diffusée a montré les efforts qui se font sur le terrain depuis 2014. Des braconniers sont arrêtés et présentés à la justice. Nombre d’entre eux ont été privés de liberté pendant plusieurs mois voire des années selon les dispositions de la loi sur la faune. Quand on sait que l’ivoire n’est joli à voir que s’il est porté par l’éléphant, il faut accentuer la lutte contre la criminalité faunique.

Les panélistes ont demandé aux journalistes d’accompagner le gouvernement béninois, acteur principal de cette lutte par une médiatisation de toute action contre la criminalité faunique sensibilisant ainsi les populations à éviter de porter atteinte à la vie de ces espèces protéger au risque de se faire arrêter, condamner et emprisonner. La faune béninoise est un patrimoine commun à protéger par tout citoyen car favorise le tourisme qui rapporte des devises à l’économie nationale.

Protection des ressources naturelles au Bénin : Nature Tropicale Ong poursuit la croisade contre la criminalité faunique

AALF-B photo groupe policier

Des Directions Techniques du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ont tenu le lundi 20 juin dernier, une séance d’échanges avec l’équipe de Nature Tropicale ONG sur la criminalité environnementale au Bénin. La rencontre a permis aux participants de se rendre compte de ce qui se fait sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique et d’être informés sur la partition qu’elles peuvent jouer pour barrer la route aux braconniers et trafiquants qui vident les parcs du Bénin de leurs contenus.

En effet, avec un film de 13 minutes, les cadres du Ministère de l’Intérieur ont pu apprécier les merveilles des parcs W et Pendjari, situés dans le nord du Bénin. Ces animaux sauvages que la nature a domestiqués dans ces aires protégées sont menacés par des groupes d’individus qui sont surtout aux trousses des éléphants à causes de leurs défenses. D’autres espèces comme la panthère, le lion, l’hippopotame et le pangolin pour ne citer que ceux-là sont aussi menacés. Le film a retracé les massacres des braconniers que ce soit au Bénin et dans la sous-région. Du fait que l’ivoire prend du prix au fil des jours, le massacre des éléphants prend de l’ampleur. Si rien n’est fait, le Bénin dans les années à venir peut ne plus avoir des éléphants dans ses parcs. Dans le même temps, les actions menées sur le terrain pour dérouter les braconniers et les trafiquants sont retracés par le film. Les participants sont stupéfaits face à l’ampleur des crimes dont font objet l’environnement et les espèces fauniques. Une première communication qu’a présentée Joséa Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG, a appuyé le film pour montrer dans les détails les efforts en cours pour que le Bénin ne perde pas davantage ses ressources fauniques qui attirent les écotouristes. Benjamin Dagbéto, juriste environnementaliste au programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin, lors de la 2ème communication a non seulement levé le voile sur les dispositions juridiques et le rôle que peuvent jouer les agents du Ministère de l’Intérieur, mais a montré aussi que le Bénin est bien nanti des textes juridiques qui ont besoin d’être appliqués.

Après les communications, les participants ont manifesté leur disponibilité à s’impliquer davantage dans la lutte contre la criminalité faunique. Kintonou Sébastien, capitaine à la compagnie de Cotonou, a souhaité que les forces de sécurité publique soient impliquées dans la sensibilisation. Il pense qu’il faut aussi montrer aux populations les conséquences du braconnage et du commerce illicite des espèces fauniques. Sam Latifou Adékambi, de la Direction de la coopération technique de sécurité, et Codjo Thomas, Directeur Général de la Sécurité Publique, ont tous apprécié le combat que mènent Nature Tropicale ONG et le Programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin. Ils ont manifesté leur adhésion à poursuivre le combat avec ces structures pour l’équilibre de nos écosystèmes.

Cette rencontre a été organisée dans la dynamique de la poursuite des actions de la journée mondiale de l’environnement célébré le 5 juin dernier dont le thème est ‘’Lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages, tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage’’.

Célébration de la Journée Mondiale de l’Océan : le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable visite l’ONG Nature Tropicale

Océan muséeJournée océan 1

« Océan sain, planète saine », c’est autour de ce thème que la Journée Mondiale de l’Océan a été célébrée le 8 juin dernier. Au Bénin, pour commémorer cette journée, le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable, a visité le Muséum des Sciences Naturelles de l’ONG Nature Tropicale. Cette organisation non gouvernementale, il faut le rappeler œuvre pour la protection de la nature en général et particulièrement pour la gestion durable des zones humides, et travaille également pour la survie des espèces migratrices menacées dont les tortues marines, le lamantin d’Afrique et les baleines au Bénin.

Ces différentes espèces étant des ressources de la mer côtière et de l’océan, l’ONG se bat pour que non seulement ces espèces, mais aussi l’océan soit protégé. C’est fort de cela que le Ministère du Cadre de Vie est allé constater tout ce que cette structure non gouvernementale fait en faveur de l’océan. Après la visite du Musée, l’équipe de Nature Tropicale ONG et son hôte se sont dirigés vers la plage de Donatein, dans les encablures de l’hôtel Eldorado, pour apprécier de visu la présence des tortues vertes juvéniles dans ce sanctuaire en gestation.

Quand on se souvient que beaucoup de baleines sont mortes pour avoir avalé des sachets plastiques, il faut prendre soin de l’océan pour permettre à ces ressources naturelles de mieux vivres. La protection de l’environnement demande de prendre aussi soin des lacs, des lagunes et de l’océan.

Les Océans recouvrent plus des deux tiers de la Terre. Ils jouent un rôle essentiel dans la régulation des climats, la qualité de l’air et de l’eau. Plus de 90% des 10 espèces de poissons les plus pêchés sont en voie de disparition et près de 50% des autres espèces commerciales sont menacées par l’industrie de la pêche, par ailleurs 80% de la pollution des océans provient des terres.

Face à ces menaces, THE OCEAN PROJECT a œuvré activement pour que le 08 Juin soit officiellement reconnue par l’ONU, pour célébrer la Journée Mondiale des Océans. Proposée au Sommet de la Terre et des Nations Unies tenu à Rio de Janeiro en 1992 par le Canada, la Journée Mondiale de l’Océan était peu suivie.

Cette Journée internationale vise à nous rappeler le rôle des océans comme source de vie partout dans le monde et permet de sensibiliser un large public à l’environnement marin. Après des débuts timides, cet événement a aujourd’hui une grande ampleur dans le domaine de la sensibilisation à la santé des océans et celui d’une meilleure gestion de l’Océan et de ses ressources.

Simultanément sur les 5 continents, les Aquariums, Centres de Sciences, Musées, Associations et Institutions d’éducation à l’environnement marin du RESEAU OCEAN MONDIAL proposent à leur public des festivités pleines d’animations ludiques et d’actions concrètes, les petits et grands. Ateliers artistiques et pédagogiques, conférences, nettoyage de plages/de ports, films, contes et concours sont organisés simultanément sur l’ensemble de la semaine ou du week-end autour du 8 juin. Des opérations sont prévues sur les cinq continents, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, Australie, Asie et en Afrique.

Partout ailleurs, tout ce que nous faisons au sein de notre communauté a des effets positifs ou négatifs sur nos océans. L’eau passe de nos océans à l’atmosphère puis aux terres avant de retourner dans les océans. Les ressources en eau sont limitées et nous ne disposons que des quantités existantes sur Terre. La protection de nos océans commence par celle de nos bassins hydrographiques, et nous comptons sur vous pour l’assurer !

Au Bénin, Nature Tropicale ONG, Membre de l’UICN et active dans différentes problématiques relatives à l’environnement marin depuis plus d’une vingtaine d’années a partagé ses acquis dans ce domaine avec le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable (MCVDD) en vue de sensibiliser et de conscientiser le grand public sur les richesses de la mer côtière béninoise et de renforcer le partenariat public-privé pour une gestion durable des ressources naturelles.

Selon l’ONU, Les océans sont le cœur de notre planète. A l’image de notre cœur qui permet d’acheminer le sang jusqu’à chacun des organes de notre corps, les océans connectent des millions d’individus sur toute la surface de la terre. Les océans régulent le climat, nourrissent des millions de personnes chaque année, produisent de l’oxygène, sont l’habitat d’un incroyable ensemble de faune et de flore, nous fournissent des médicaments importants, et tellement plus encore ! Afin d’assurer la santé et la sécurité de nos communautés et des futures générations, il est donc impératif de prendre soin des océans.

 

 

Journée Mondiale de l’environnement : une commémoration axée sur la prise de conscience des acteurs

Journée environnement

Célébrée le dimanche 5 juin, le Bénin a commémoré la journée mondiale l’environnement le lundi 6 juin 2016 à l’INFOSEC à Cotonou où est organisée une séance d’information et de sensibilisation des autorités et du corps diplomatiques sur leurs rôles dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages.

Les activités qui ont marqué cette commémoration ont permis aux structures étatiques, aux institutions spécialisées, à la société civile de prendre davantage conscience du rôle que chacun doit jouer pour lutter contre le braconnage et le commerce illicite des animaux sauvages. Dans un film, le Ministère du Cadre de Vie avec la forte collaboration l’ONG Nature Tropicale, a montré les crimes contre les animaux sauvages dans les parcs, les forêts et autres aires protégées. Les actions menées pour combattre le phénomène ont été aussi exposées aux participants, avec des rappels sur les dispositions juridiques. Dans sa communication sur la lutte contre la criminalité faunique, Joséa Dossou-Bodjrenou, Directeur de l’ONG Nature Tropicale a montré que tous les citoyens sont concernés par la lutte. Selon lui, la société civile c’est non seulement les Organisations non gouvernementales, les confessions religieuses mais aussi les ménages. Et puisque chacun fait partie d’un ménage et pourrait appartenir à une religion, la préservation de l’environnement le concerne, comme le prévoit l’article 27 de la constitution, et il peut contribuer activement à la lutte contre la criminalité faunique.

Le commerce illégal d’espèces sauvages de faune et de flore occupe le 4ème rang du trafic illicite dans le monde, avec des bénéfices estimés à 19 milliards de dollars par an. L’actuel Secrétaire Général de l’ONU a décrit la lutte contre ce trafic comme étant un enjeu de protection de l’environnement et du patrimoine culturel de nombreux pays mais aussi de sécurité, de stabilité et d’économie.

Le Bénin n’est pas épargné par ce trafic, avec des braconniers qui opèrent dans le nord du pays et précisément dans le Parc de la Pendjari et le Parc du W. De plus, Cotonou est une zone de transit importante pour le trafic de la faune venant d’autres pays car elle dispose d’un port autonome et d’un aéroport international.

Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage

« La criminalité faunique et floristique crée d’énormes déséquilibre à l’écosystème », a confié Aïna Pépin, Directeur Général de l’Environnement. A l’en croire, la protection des ressources naturelles participe au maintien de l’écosystème. Il a plaidé pour que chacun œuvre pour la protection de l’environnement afin que les générations présente et future puissent bénéficier des merveilles de la nature. Pour la Directrice de cabinet du Ministre du cadre de vie, la 56ème édition de la journée mondiale de l’environnement est célébrée pour faire prendre conscience aux populations du monde entier. Quand on parle de criminalité faunique et du commerce illicite, le Bénin n’est pas épargné a-t-elle fait remarquer. Ces phénomènes ne sont pas sans conséquences sur l’environnement. Pour preuve, un trafiquant d’ivoire a été arrêté à Cotonou à la veille de la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Il n’est donc plus à démontrer que le problème n’épargne aucun pays. Une lutte efficace appelle à une synergie d’action de tous les acteurs.

La sensibilisation de différents acteurs de l’administration publique, du corps diplomatique et des responsables d’ONG spécialisées concernés est essentielle pour une prise de conscience collective en vue d’engager des actions en synergie pour la préservation des espèces de faune et de flore en voie d’extinction dont dispose notre pays pour répondre à l’exhortation des Nations Unies. Elles encouragent une prise de conscience et une action mondiale pour favoriser la sauvegarde de notre environnement grâce à des actions concrètes. Aussi, encouragent-elles les personnes du monde entier à agir pour éviter le commerce illicite de produits issus d’espèces sauvages. Ce commerce détruit l’héritage naturel et conduit des espèces entières au bord de l’extinction.

Au Bénin, l’ONG Nature Tropicale s’est proposée de répliquer le modèle de projet d’application de la loi faunique utilisé avec succès par le Réseau EAGLE (Eco Activists for Governance & Law Enforcement) dans d’autres pays d’Afrique. Ce modèle fait ses preuves dans huit pays déjà en Afrique ou des projets similaires sont mis en œuvre entre le Sénégal et le Kenya en passant par la Guinée, le Togo, le Congo, le Cameroun, la RCA, le Gabon et l’Ouganda. Au Bénin, ce modèle est utilisé à travers le programme ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore’’ qui a démarré au mois d’Avril 2014 et a favorisé l’arrestation de plus d’une cinquantaine de trafiquants de divers produits fauniques (ivoires, écailles de pangolins, peaux de panthères, crocodiles, pythons, genettes, carapaces de tortues marines, antilopes de toutes sortes …) à Cotonou comme dans plusieurs villes à l’intérieur du pays.

 

 

Criminalité faunique/Tolérance zéro contre les crimes environnementaux au Bénin : trois trafiquants d’objets en ivoire arrêtés à Cotonou

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Ils sont trois trafiquants spécialisés dans la fabrication et la vente d’objets d’arts à base d’ivoire. Dame chance n’était pas avec eux dans la journée du 04 juillet 2016. Ils sont tombés dans les mailles de la Police Judiciaire au moment où ils s’apprêtaient à vendre des objets d’art à base d’ivoires d’éléphants d’un poids total d’environ une dizaine de kilogrammes dans un quartier résidentiel de Cotonou, non loin du camp Guézo.

Dans ce lot des objets qu’ils voulaient commercialiser, il y a des colliers, des médailles, des bracelets, des statuettes, des boucles d’oreilles, des barrettes, des peignes et autres. Des trois, il y a encore deux guinéens et un ivoirien. Pris en fragrant délit par la Police Judiciaire avec la collaboration du programme d’appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin), ces présumés trafiquants d’objets d’arts en ivoire et autres vont dans les jours à venir s’expliquer devant la justice.

Cette arrestation est la preuve qu’il faut accentuer la lutte contre la criminalité faunique pour empêcher les braconniers d’abattre les animaux surtout en voie de disparition et aux trafiquants d’en jouir des profits. Sans la matière première qu’est l’ivoire, ces trafiquants ne peuvent pas prétendre avoir ces objets et vouloir les commercialiser. C’est encore le moment de rappeler que la lutte contre la criminalité faunique est l’affaire de tous. Chacun où qu’il soit, quel que soit son rang social doit se sentir concerné par cette lutte et se mettre aux trousses de ces individus qui ne cessent de déséquilibrer l’écosystème.