Archives Mensuelles: juin 2016

Protection des ressources naturelles : le parquet de Porto-Novo insensible à la criminalité faunique

Trafiquant tortue

Pris en fragrant délit le jeudi 16 juin 2016 dans la ville de Porto-Novo, avec huit (8) carapaces de tortues marines olivâtres, et présenté au procureur le lundi 20 juin dernier, le présumé trafiquant a été simplement relaxé. Son dossier classé sans suite par le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo.

Cela voudra dire qu’il est désormais libre de ses mouvements. Aucune charge n’est retenue contre lui. Or, il constitue une menace grave pour les tortues marines qui sont des espèces intégralement protégées. Il est à noter que ce présumé trafiquant a été appréhendé à Porto-Novo, loin de la plage et de la mer côtière et confirme que des pêcheurs résidents autour du lac Nokoué (Ganvié, Sô-Ava, et Aguégués) continuent de massacrer des tortues marines sur le littoral du Bénin. Sachant que la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, prévoit des sanctions jusqu’au peine privative, on peut bien se demander à quel jeu joue le parquet de Porto-Novo, quand il libère un trafiquant de la sorte. Est-ce à dire que le législateur a voté la loi, et que les structures spécialisées font des arrestations pour que les espèces protégées soient toujours menacées ? Là où le bât blesse est que ce n’est pas la première fois que le parquet de Porto-Novo libère les trafiquants d’espèces fauniques sans donner une chance au juge de statuer sur leur sort. En décembre 2015, le même procureur a libéré sans sanction aucune, des trafiquants arrêtés en possession de 2 peaux de Léopards, de 4 peaux genettes, de 4 sabots d’éléphants, de 8 peaux de Python sebae, des têtes de crocodiles, de 2 dépouilles de pangolins, de 12 peaux de guibs harnaché, de 2 peaux d’antilopes et de 4 peaux de babouins. Sans peine dissuasive, la lutte contre la criminalité faunique serait un vain mot et les réserves de faune seront vides dans les années à venir. Le 5 juin dernier, la journée mondiale de l’environnement a été célébrée avec pour thème international des Nations Unies: « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Comment peut-on balayer du revers de la main, ce qui a mobilisé la communauté internationale il y a seulement quelques jours ? Il n’est pas encore tard que le parquet de Porto-Novo revoit sa copie pour le bien-être espèces menacées. A ce rythme, il y a des risques qu’un trafiquant majeur d’ivoire soit simplement relâché par cette juridiction les jours à venir avec toutes ces conséquences sur l’image du pays. Les autorités judicaires à divers niveaux doivent prendre leurs responsabilités pour sauver les rares ressources naturelles dont dispose le Bénin afin de les préserver pour les générations futures et surtout pour contribuer au développement durable du pays au moment où le Gouvernement de la rupture prône la promotion de l’écotourisme, un facteur pour booster l’économie.

 

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Criminalité faunique : un trafiquant de tortues marines arrêté à Porto-Novo

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Il a été pris le jeudi 16 juin en fragrant délit dans la ville de Porto-Novo. Il détenait sur lui huit (8) carapaces de tortues marines olivâtres. L’opération a eu lieu grâce à la vigilance des éléments du Commissariat Central de Porto-Novo avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin).

Malgré les nombreuses sensibilisations dans les zones côtières et environs pour la protection des tortues marines, il y a de vils individus qui sont toujours aux trousses de ces espèces intégralement protégées. Le cas présent confirme que des pêcheurs résidents autour du lac Nokoué, (Ganvié, Sô-Ava et Aguégués, voire Porto-Novo), continuent de venir massacrer des tortues sur le littoral du Bénin et se livrent par la suite à la vente de leurs carapaces. Le dernier en date provient des Aguégués. Or, les tortues marines bénéficient de la protection de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Qu’il vous souvienne qu’il a été célébré le 5 juin dernier, la journée mondiale de l’environnement avec « zéro tolérance contre le commerce illégal de la vie sauvage ». On peut sans risque de se tromper affirmer que ce trafiquant va subir les rigueurs de la loi en vigueur au Bénin.

Il faut rappeler que les tortues sont utilisées comme nourriture (viande). Les carapaces servent de souvenirs pour les touristes. Les nids sont également pillés et les œufs sont vendus. Ce sont les pêcheurs qui commercialisent les tortues. Ces derniers les attrapent dans leur filet et déclarent qu’elles le détruisent. Raison qu’ils avancent pour tuer les tortues marines, et garder les carapaces. C’est encore le moment de repréciser que les tortues marines sont intégralement protégées et les crimes contre ces espèces sont punis.

Sans la disponibilité des éléments du Commissariat Central de Porto-Novo, ce trafiquant n’aurait pas été appréhendé. C’est le lieu d’’encourager ces hommes qui ne marchandent pas leur disponibilité parlant de la lutte contre la criminalité faunique.

 

Lutte contre la criminalité faunique : un trafiquant d’ivoire arrêté avec 6 défenses d’éléphants à Cotonou

Ivoire éléphants cocotnouIvoire 1 éléphants Cotonou

« L’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… », s’indigne Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, dans son message dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement célébrée ce dimanche 5 juin et qui a pour thème « TOLERANCE ZERO CONTRE LE COMMERCE ILLEGAL DE LA VIE SAUVAGE ». Cette gravité plane aussi sur les éléphants des parcs du Bénin.

Le Samedi 4 juin 2016, à la veille de la célébration de cette journée mondiale de l’environnement, un trafiquant est mis aux arrêts en possession de six pointes d’ivoire. Avec ces six défenses qu’ils s’apprêtaient à vendre à 6 millions CFA environ, c’est trois (3) majestueux éléphants qui sont massacrés. Cette arrestation a eu lieu dans un hôtel à Saint Michel, au cœur de la ville de Cotonou. C’est l’œuvre de la Police Judiciaire avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin). C’est un fragrant délit qui expose les trafiquants à des peines d’emprisonnement au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. L’article 153 de cette loi informe qu’est puni d’une amande de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Cette même loi en son article 154 stipule qu’est puni d’une amande de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Ce criminel faunique sera remis aux mains de la justice qui décidera de son sort. Et vu que la Journée Mondiale de l’environnement de cette année est célébrée sous le thème « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », la justice saura jouer sa partition. Si déjà le Secrétaire Général de l’ONU, « exhorte les populations et les gouvernements des quatre coins du monde à vaincre l’indifférence, à lutter contre la cupidité et à préserver notre patrimoine naturel pour les générations présentes et futures », il urge de sanctionner sévèrement ceux qui massacrent les animaux pour la protection des espèces fauniques.

Aussi, c’est le moment de féliciter la Police Judiciaire et la Direction Générale des Forêts et Ressources Naturelles qui dans ses actions accompagnent la lutte contre la criminalité faunique. Car, il y a quelques jours, leur dynamisme a permis d’interpeler trois trafiquants d’écailles de pangolin toujours à Cotonou. Le pangolin, il faut le rappeler est une espèce menacée et en voie d’extinction à cause de ses écailles. Grâce à la police judiciaire, le Bénin est parfaitement en phase avec la lutte contre la criminalité faunique.