Le tribunal de Kandi fait preuve d’une clémence exagérée

12742483_1690989184511766_2618005697110429055_n

Arrêtés le jeudi 18 février 2016 à Banikoara avec 4 défenses d’éléphants dans la zone du Parc du W, le tribunal de Kandi s’est prononcé le mardi 3 Mai 2016 sur le sort des trafiquants. Selon la décision du juge, les cinq trafiquants ont été condamnés à 24 mois d’emprisonnement assorti de sursis. Ils doivent payer 300.000FCfa chacun et 1.000.000 de nos francs de dommage et intérêts.

Cette décision met en liberté les sieurs Tankouanon Nabehanlan., Tankouanon Yambouanin, Akodjenikafo Akiyo Pascal, Kombare Bapoughini et Assa Yaya Roméo. Or, selon les articles 153,154, 158 de la loi portant régime de la faune en République du Bénin, ces trafiquants encourent une peine d’emprisonnement allant de 3 mois à 10 ans mis à part les amandes à payer. La justice a la dernière décision parlant de condamnation et le tribunal de Kandi s’est prononcé. Seulement, on se demande si cette décision est vraiment dissuasive pour faire prendre conscience à ces trafiquants. Cette condamnation d’emprisonnement assorti de sursis pourrait être une menace pour les éléphants dans les parcs W et Pendjari, car ces individus pourraient reprendre leur sale besogne à tout moment. Il faut rappeler que l’arrestation de ces trafiquants a été faite avec le concours des officiers de la Police judiciaire et des agents des eaux et forêts avec le soutien du projet Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin). On peut sans risque de se tromper affirmer que ces structures ont joué leur partition. La justice devrait les accompagner en appliquant la loi en vigueur au Bénin. Certes, c’est l’intime conviction du juge qui a prévalu. Mais au regard de la loi, on peut affirmer qu’il a été trop clément envers ces trafiquants, par ces temps où l’Afrique accentue la lutte contre le massacre des éléphants.

La belle preuve, le Kenya, pays forestier vient de brûler 105 tonnes d’ivoire environ 16000 défenses qui constituent l’abattage de 8000 éléphants.

Cela devrait sonner comme un appel et amener tous ceux qui sont impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique à décourager les trafiquants quel que soit le pays.       Les acteurs de la conservation attendent mieux de la justice béninoise qui doit contribuer sans aucune clémence à la lutte contre le braconnage des éléphants et autres en voie d’extinction.

Publicités

Publié le mai 10, 2016, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :