Archives Mensuelles: février 2016

4 trafiquants arrêtés à Dassa-Zoumè

12670377_10154019977765712_227060853325045612_nLa Brigade de Gendarmerie de Dassa-Zoumè s’est faite distinguer positivement dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Avec l’accompagnement du projet Appui à l’application des lois sur la faune et la flore (Aalf-Bénin), 4 présumés trafiquants d’espèces animales menacées d’extinction ont été arrêtés dans la matinée du 25 février 2016.

Au moment de leur arrestation, ils détenaient sur eux environ 48 trophées. Il s’agit entre autres de 15 sitatunga, 10 genettes tigrines, 2 peaux, 1 os d’éléphant, 1 morceau d’ivoire, 1 mâchoire d’éléphant, 6 os de cotes d’éléphant, 3 paires de dents de phacochère, 2 petits peaux de jeunes python sebae ; des espèces protégées par la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (Cites) dont le Bénin fait partie et la loi nationale sur la faune.  Conformément aux dispositions desdits textes. Les prévenus répondront de leur acte devant la justice. Pour rappel, de pareilles infractions sont prévues et punies par les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant Régime de la faune en République du Bénin. En son article 154, la loi stipule qu’est puni d’une amende de 300 000 FCfa à 800 000 FCfa et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, quiconque : chasse ou capture des animaux sauvages sans les permis ou dans les lieux interdits en excédants des latitudes d’abattage ou de capture autorisée, en utilisant des armes, moyens ou engins prohibés, ou sans assurance lorsque celle-ci est obligatoire ; chasse des femelles en gestation, des animaux suités ou jeunes ; ramasse des œufs ou détruit des nids d’animaux sauvages dans les  zones protégées. La même sanction est valable à toute importation, exportation, réexportation ou commercialisation d’animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis ; destruction, endommagement ou disparition des produits de la faune qui ont été appréhendés en situation irrégulière ; et élevage d’animaux sauvages en infraction à la présente loi.

12798910_10154019977790712_137657627540002525_nCes cas d’arrestation répétés par le Ministère de l’intérieur, de l’environnement et de la défense nationale montrent le ferme engagement et la réponse du Bénin auprès de ses paires à en découdre avec ces individus qui décident de porter atteinte à la préservation de la faune et de garantir la quiétude des paisibles populations.

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5 trafiquants d’ivoire interpellés dans la zone du parc W

12742483_1690989184511766_2618005697110429055_nCinq trafiquants dont un Chef de Brigade de gendarmerie à la retraite ont été arrêtés le jeudi 18 février 2016 avec 4 défenses d’éléphants dans la zone du Parc du W. Cette opération a été réalisée avec le concours des officiers de la Police judiciaire et des agents des eaux et forêts avec le soutien du projet Appui à l’application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin).

C’est le fruit de l’opération conjointement menée par les officiers de la Police judiciaire et des agents des eaux et forêts dans les encablures du parc du W. Arrêtés avec 4 défenses d’éléphants dans la zone du parc du W, les prévenus se sont expliqués devant le parquet de Kandi. Ils encourent une peine d’emprisonnement allant de 3 mois à 10 ans et /ou une amende allant de 50 000 à 1 million de FCfa, selon les articles 153,154, 158 de la loi portant régime de la faune en République du Bénin. Pour rappel, chaque 15 minutes en moyenne, un éléphant est illégalement abattu en Afrique pour nourrir une demande insatiable en ivoire. Achim Steiner, Directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement a déclaré il y a quelques temps que  « ces réseaux criminels, opérant par le biais de chaînes sophistiquées, pillent l’héritage et les ressources naturelles des Etats et communautés…». Mais aussi Europol, Interpol,  l’Unodc, et le Département américain à la défense ont unanimement déclaré que « le trafic a des liens étroits avec le crime organisé et le terrorisme, et constitue une menace réelle pour la stabilité et la sécurité régionale, et a un effet dévastateur sur les espèces en danger et la biodiversité dans le monde entier ». Ce cas supplémentaire de trafic d’ivoire montre qu’il est urgent que la justice béninoise soit punitive afin de dissuader les acteurs malhonnêtes des réseaux criminels bien organisés et de les empêcher de continuer cette entreprise destructrice. La vigilance de la justice doit être renforcée, car cette affaire montre que même des personnes d’apparence de confiance peuvent orchestrer ce genre de trafic illégal et dangereux pour la sécurité de notre société et des touristes étrangers visitant la zone du Parc du W.