Lutte contre la criminalité faunique aux frontières béninoises : 3 présumés trafiquants dont un chinois arrêtés à l’aéroport de Cotonou avec 513 kg d’écailles de pangolins

Vingt-trois sacs d’écailles de pangolins, soit 513 kg ont été interceptés le lundi 19 mars 2018 au fret de l’aéroport de Cotonou. Ces sacs d’écailles appartiennent à trois présumés trafiquants dont un chinois.

Le coût de la cargaison en partance pour le Vietnam avoisine 500 millions FCFA sur le marché Asiatique. Les 513 kg d’écailles sont estimés à plus de 2000 pangolins massacrés dans la sous-région. Sachant que le pangolin est une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, ces présumés trafiquants ont des comptes à régler avec la justice. L’article 154 de la loi portant régime de faune punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. « Les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions », stipule l’article 166 de la même loi. C’est fort de cela que les présumés trafiquants ont été  présentés au Procureur de République le mercredi 21 mars 2018. Mais contre toutes attentes, les présumés trafiquants ont été simplement mis sous convocation après payement de cautions. Sachant que la rupture opte pour la « tolérance zéro » contre les crimes environnementaux au Bénin, il est vivement souhaité que ces présumés trafiquants impliqués dans le massacre de la faune soient punis conformément à la loi. Aussi, il faut que le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable fasse un suivi rigoureux de ce dossier pour la préservation du patrimoine faunique béninois et sous régional.

Il faut signaler que cette arrestation a été faite par la Cellule Aéroportuaire Anti Trafic (CAAT). La fermeté dans l’application de la loi est un facteur qui peut ragaillardir non seulement les éléments de CAAT, mais aussi les autres acteurs de la lutte contre la criminalité faunique à accentuer le contrôle. Il est à faire remarquer que par le passé, les produits passant par les bagages en fret par l’aéroport et par le port de Cotonou, sortant du pays ne bénéficiaient d’aucune attention de contrôle de la part des services compétents.

Le Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN) qui se bat pour la protection de la faune reste ouvert et ne peut aucunement marchander sa collaboration pour la protection des espèces menacées d’extinction dont le pangolin.

Qu’il vous souvienne que trois trafiquants ont été arrêtés à Cotonou en mai 2016 avec 70 kg d’écailles de Pangolins géants. Le tribunal de 1ère instance de Cotonou a condamné l’auteur principal de nationalité Guinéenne à 12 mois d’emprisonnement ferme. Comme ce trafiquant en 2016, les activistes lancent un appel à la justice pour que les présumés trafiquants arrêtés avec les 513 kg d’écailles de pangolins subissent aussi les rigueurs de la loi. Le Bénin en sortirait honorer et nos ressources naturelles participeraient au développement durable de l’Afrique.

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Lutte contre la criminalité faunique : la sensibilisation répressive pour sauver les espèces menacées d’extinction

Des condamnations fermes enregistrées en 2017 dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique, il y a plusieurs qui sauf erreur, sensibilisent mieux les trafiquants. Parlant de la sensibilisation répressive, certaines condamnations sont en phase avec la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

Un regard rétrospectif sur ces décisions de justice permet de se rendre compte que des trafiquants ont écopé de privation de liberté allant de 2 mois jusqu’à 60 mois. Ce qui a plus réjoui les activistes est la décision du tribunal de Kandi qui a condamné un des trafiquants arrêtés en juillet 2017 dans l’affaire de commercialisation de 20,09 kg d’ivoire à Gogounou, à 5 ans de prison ferme. Cette condamnation fait penser à l’article 154 de la loi évoquée supra. Cet article « punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis ».

Ce qui a fait couler beaucoup de salive est la décision de la Cour d’Appel de Parakou qui a réduit la peine privative de liberté de 40 et 48 mois, et les trafiquants libérés après 6 mois de détention avec une amende de 1.000.000F CFA.  Or, ces trafiquants ont été condamnés plus tôt à 40 et 48 mois avec une amende de 400.000F CFA et au paiement à l’Etat béninois de la somme de trois millions (3.000.000) de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Cette décision de la Cour d’Appel, au lieu d’être dissuasive était sans risque de se tromper favorable aux trafiquants qui certainement ne regretteraient pas l’acte posé et pourraient saisir d’autres occasions pour commettre les mêmes forfaits sachant que c’est un business très rentable. Face à cette situation, DOVI Homéfa, activiste environnementaliste, Coordonnateur Adjoint du programme « Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au BENIN souhaite que « les trafiquants soient rigoureusement sanctionnés et sans clémence conformément à la loi sur la faune. C’est la seule voie efficace pour sensibiliser et combattre toute personne impliquée dans ce trafic ». Pour sauver le reste du patrimoine faunique béninois, il conseille d’accompagner le gouvernement dans cette noble lutte contre la criminalité faunique, si nous voulons véritablement conserver les rares espèces comme l’éléphant en voie d’extinction au profit des générations futures.   

Condamnés pour 48 et 40 mois de prison pour trafic de produits de faune : deux trafiquants d’ivoires libérés en appel après 6 mois de détention

Pensionnaires de la prison civile de Natitingou depuis le 18 août 2017, deux trafiquants de produits de faune sauvage devraient y séjourner pendant 4 ans et 3 ans 6 mois.

En effet, ils ont été pris en fragrant délit de commercialisation de quatorze (14) pointes d’ivoires le vendredi 11 août 2017 à Natitingou. Ces défenses, ils l’ont eu après avoir abattu 7 éléphants et peut-être plus, une espèce intégralement protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Le délibéré de cette affaire a valu aux deux trafiquants quarante-huit (48) mois et quarante (40) mois d’emprisonnement ferme. Les deux inculpés ont été en plus solidairement condamnés à une amende de 400.000F CFA et au paiement à l’Etat béninois de la somme de trois millions (3.000.000) de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Celui qui a écopé de 48 mois de prison est un récidiviste. Il est par conséquent coutumier des faits. Le bon sens veut que des individus de son acabit subissent les rigueurs de la loi pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction.

En appel, ces deux trafiquants ont été condamnés le mardi 13 février 2018 à six (06) mois d’emprisonnement ferme, et solidairement à un million (1000.000) F CFA d’amende par la Cour d’Appel de Parakou. Or, l’alinéa 2 de l’article 158 de la loi citée plus tôt stipule que « les peines d’amende et d’emprisonnement normalement encourues sont portées au double lorsque l’infraction est commise dans une aire protégée ou aux dépens d’un animal intégralement protégé ».

Là où le bât blesse est qu’il n’est pas exclu que le récidiviste une fois en liberté, renoue avec ses vieilles pratiques pour alimenter son réseau. En matière de lutte contre la criminalité faunique, la sensibilisation répressive doit être de mise pour dissuader les auteurs des crimes fauniques. Pendant que le gouvernement brave monts et marées pour mobiliser les ressources afin de protéger les animaux sauvages, il urge que tous les acteurs jouent leur partition pour que la lutte contre la criminalité faunique n’est pas de plomb dans l’aile.

En 2016, la célébration de la journée Mondiale de l’Environnement a eu pour thème « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Ban Ki-moon, l’ex Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies invitait la communauté internationale à se rendre compte que l’heure est grave parce que les éléphants sont massacrés. C’est encore le moment de rappeler que ces messages ont leurs sens et constituent pour tous les acteurs de lutte contre les crimes fauniques, une invite pour qu’aucune clémence ne soit accordée aux trafiquants.

Rebondissement dans l’affaire de trafic de quatre pointes à Parakou : en appel, la Cour allège la peine de 4 trafiquants d’ivoires

Ils ont été condamnés le mardi 18 avril 2017 par le tribunal de Parakou à 12 mois d’emprisonnement ferme, à 300.000 francs CFA d’amendes chacun et quinze millions cinq cent mille (15.500.000) francs CFA de dommages et intérêts à payer solidairement. Il s’agit des quatre trafiquants inculpés dans l’affaire de commercialisation de 14 kg d’ivoires, l’équivalent de quatre défenses d’éléphants, interpelés à Parakou le mardi 28 mars 2017.

Ces trafiquants ont vu alléger leur peine en appel le mardi 13 février 2018. La Cour a condamné ces ennemis de la faune qui ont abattu deux éléphants à dix (10) mois d’emprisonnement ferme et à 50.000F CFA d’amende chacun. Par cette décision, la Cour leur a fait grâce de deux mois de peine privative et leur a considérablement diminué le montant à payer dans les caisses de l’Etat pour avoir détruit le patrimoine faunique du pays. Il faut rappeler que ces trafiquants étaient détenus le 05 avril 2017 et peuvent retrouver la liberté dans les heures à suivre.

L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Puisque ces trafiquants ont été pris en flagrant délit, la loi doit leur être appliquée. Certes, ils ont fait plus de six mois derrière les barreaux, le souhait serait que la Cour confirme la décision du tribunal pour les contraindre à purger entièrement leur peine et à payer non seulement les amendes mais aussi les dommages et intérêts afin de la amener à comprendre que ces animaux sauvages sont protégés par des lois nationales et internationales et sont à sauvegarder.

C’est encore le moment de rappeler que seule la sensibilisation répressive avec une application rigoureuse peut amener ceux qui sont quotidiennement aux trousses des animaux sauvages menacés d’extinction à comprendre que c’est un   patrimoine national et que chacun doit jouer sa partition pour la survie de ces espèces.

Lutte contre le trafic illicite de faune sauvage : un vietnamien et sa bande arrêtés à Abidjan avec 578 kg d’ivoire

Il a été saisis 578 kg d’ivoire, plus d’une demi tonne d’écailles de pangolins, dont certaines quantités avaient déjà été emballées et prêtes à être exportées, quatre armes illégales, des peaux de panthère et d’autres objets de contrebande. Ce sont les produits retrouvés chez les présumés trafiquants après leur arrestation mis janvier 2018 à Abidjan.

En effet, c’est un réseau de criminels de faune qui opérait dans l’ombre dans plusieurs pays depuis sept ans et sont à l’origine de massacre de plusieurs milliers d’éléphants pour leurs défenses. Un vietnamien est à la tête de ce réseau qui dépeuple la faune sauvage que protègent les lois dans plusieurs pays. L’arrestation du vietnamien et cinq autres de sa bande a été faite grâce à l’implication active de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (UCT), avec l’appui du Ministère des Eaux et Forêts,  de la Côte d’Ivoire, soutenue par l’assistance technique d’EAGLE Network, une ONG internationale spécialisée dans l’application des sur la faune. Des informations reçues, il ressort que le chef de cette organisation criminelle en Côte d’Ivoire est directement lié à deux saisies antérieures, l’une au Vietnam et l’autre au Cambodge où 619 kg et 941 kg d’ivoire ont été respectivement saisis.

Pour exporter les produits, ils ont l’habitude de créer de l’espace à l’intérieur des bois destinés à l’exportation. Après avoir coupé et soigneusement rangé les ivoires dans les espaces aménagés à cet effet, les intervalles restantes sont occupées avec de la cire et ils se servent de la colle pour refermer les bois. Mélanger à d’autres bois dans des conteneurs, la marchandise est convoyée en Asie. Une fois à destination, l’équipe en place en Asie prend la relève.

Après leur arrestation, les services spécialisés ont procédé à l’analyse des informations téléphoniques. Ce qui a révélé qu’ils sont en lien avec trois pays reconnus comme des paradis fiscaux. Il est alors évident qu’ils mènent des opérations pour de blanchiment d’argent.

L’autre côté où le bât blesse est que l’un des présumés trafiquants qui est un chinois avait en sa possession une liste de nom de jeunes femmes ivoiriennes avec des informations précises sur leur taille, leur poids avec leur photo. Cela devrait amener les services spécialisés de la Côte d’Ivoire à ouvrir des enquêtes pour démanteler ce  réseau de professionnels de sexe vers les pays d’Asie en se servant de faux documents de voyage.

Les activistes sont décidés à en découdre avec ces criminels pour les maintenir derrière les barreaux. Il faut signaler que les acteurs de lutte au Bénin, membres du réseau d’EAGLE Network ne baissent pas aussi les bras en appuyant le gouvernement contre ces criminels. La justice accompagne par des décisions répressives. Dans un passé récent, le tribunal de Natitingou a condamné deux trafiquants d’ivoires, l’un à 4 ans et l’autre à 3 ans 4 mois de prison ferme avec des amendes, puis des dommages-intérêts à payer.

Lutte contre la criminalité faunique en 2017 : 28 trafiquants interpelés pour trafics de produits de faune

L’année 2017 n’a du tout pas été au repos pour le gouvernement et les activistes militant pour la sauvegarde des espèces fauniques protégées. Grâce à l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin, les forces de sécurité publique ont pris 28 trafiquants en flagrant délit en 8 arrestations indiquées sur la carte. La justice n’a pas manqué de jouer sa partition pour l’application de la loi.

Durant l’année écoulée, 28 défenses d’éléphants pesant 75,84 kg ont été saisies chez les trafiquants. Ce qui équivaut à au moins 14 éléphants abattus pour alimenter le commerce illégal de l’ivoire au Bénin. Si malgré les nombreuses sensibilisations et les efforts du gouvernement pour protéger les espèces fauniques, 14 éléphants au moins provenant probablement des parcs W et Pendjari ont été tués, il apparait évident que les acteurs doivent redoubler d’ardeur pour traquer les braconniers et les réseaux des trafiquants qui sont décidés à en découdre avec l’éléphant qui est une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Des produits de faune illégalement détenus et saisis en 2017, ceux provenant des éléphants battent le record. Cette alerte sonne comme une invite adressée à tous les acteurs qui doivent renforcer leur collaboration afin de protéger cette espèce pour les générations futures.  En plus des éléphants, l’appui technique de AALF-Bénin a permis aux forces de sécurité publique de mettre également la main sur 02 pangolins vivants, un patas et 16 carapaces de tortues. Ces produits de faune illégalement destinés à la vente et saisis donnent la preuve que la survie des animaux sauvages est incertaine au regard de ce qui se passe. Déjà le gouvernement quadrille le terrain. Il faudrait aussi que chaque acteur joue réellement sa partition pour accompagner le pouvoir central.

La justice à l’œuvre

Des décisions de condamnation des trafiquants rendues par la justice, il y en a qui participent véritablement à la lutte contre la criminalité faunique. A l’annonce desdites décisions, la quasi-totalité des activistes n’ont eu d’hésitation aucune à ovationner les acteurs de justice et soulignent que l’application des lois est un facteur important pour la lutte contre la criminalité faunique. On se souvient encore de la décision qu’a rendue le tribunal de Kandi qui a condamné un trafiquant à 5 ans d’emprisonnement ferme avec 800.000F Cfa d’amendes pour une affaire de commercialisation de 20,09 kg d’ivoire à Gogounou, en octobre 2017. Deux mois plus tôt, en août 2017, deux autres trafiquants ont été respectivement condamnés à 48 et 40 mois de prison ferme par le tribunal de Natitingou. Ils ont été solidairement condamnés à une amende de 400.000F CFA et au paiement à l’Etat béninois de la somme de 3.000.000F CFA à titre de dommages-intérêts. En avril 2017, le tribunal de Parakou a condamné 4 trafiquants à 12 mois d’emprisonnement ferme, à 300.000F CFA d’amendes chacun et 15.500.000F CFA de dommages et intérêts à payer solidairement. A l’antipode de ces décisions, il y a eu celles assorties de sursis pour lesquelles les activistes ne cessent de murmurer.

Au regard de la lutte menée en 2017 contre la criminalité faunique, on peut sans risque de se tromper affirmer que chaque acteur doit de nouveau retrousser ses manches et jouer véritablement sa partition pour la sauvegarde des espèces protégées menacées d’extinction.

Lutte contre la criminalité faunique en Afrique : un béninois arrêté au Gabon pour trafic de peaux de panthères et d’ivoires

Un présumé trafiquant de nationalité béninoise a été pris en flagrant délit de détention et commercialisation de trois trophées d’espèces intégralement protégées en territoire gabonais. Il s’agit de deux peaux de panthères et une pointe d’Ivoire. C’est le butin du présumé trafiquant. Mais il n’en tirera pas profit puisqu’il a été pris par les éléments de la Police Judiciaire de la ville de Lambaréné au centre du Gabon le mardi 21 novembre 2017.

Selon des sources proches du dossier, le présumé trafiquant avait pris rendez-vous avec des clients au quartier Isaac où devait avoir lieu la transaction. Informés de cette éventuelle transaction, des éléments de la Police Judicaire, ceux des Eaux et Forêts ont fait irruption sur les lieux de la transaction. L’équipe a surpris le présumé trafiquant qui avait déjà étalé sa marchandise pour la présenter à son client. Les acteurs ont été appréhendés et les produits saisis.

Cette arrestation il faut le préciser, a été faite avec l’appui technique de l’ONG Conservation Justice qui se bat pour la protection des espèces intégralement protégés au Gabon.

Interpellé, le présumé trafiquant n’a pas nier les faits. Il a avoué avoir été pris alors même qu’il s’apprêtait à commercialiser ses trophées. Placé en garde à vue, dans un premier temps, il va répondre par la suite de ses actes devant la justice pour les délits de détention et de commercialisation de trophées d’espèces intégralement protégées conformément au code forestier. Il risque de passer les six prochains mois à la prison centrale de Lambaréné au Gabon.

Comme le Gabon, le Bénin n’a pas baissé les bras parlant de la lutte contre la criminalité faunique. Le Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin) ne cesse d’apporter son appui technique au gouvernement pour la sauvegarde des espèces intégralement protégées. Ce qui a déjà permis d’interpeller plusieurs trafiquants depuis 2014. Il y a le cas du jeudi 30 novembre 2017 à Djougou où deux présumés trafiquants ont été arrêtés. Ces présumés trafiquants ont été pris en fragrant délit de commercialisation avec deux pointes d’ivoires. Ils seront jugés conformément aux dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

Lutte contre la criminalité faunique : 6 personnes arrêtées à Ouidah pour trafic d’ivoires

Plus de chance pour les auteurs des crimes environnementaux au Bénin. Le gouvernement de la rupture est au jour le jour aux trousses des individus décidés à en découdre avec le patrimoine faunique béninois.

Ils sont six présumés trafiquants à être appréhendés le mercredi 6 décembre 2017 à Ouidah dans le département de l’Atlantique en possession de deux (2) pointes d’ivoires d’éléphants. Sur ordre des autorités béninoises, les éléments du Commissariat central de Ouidah et les forestiers ont mis aux arrêts ces présumés trafiquants avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin). Le marché qu’ils ont préalablement conclu pour livrer ces deux pointes d’ivoires l’équivalent d’un éléphant abattu n’est pas allé à son terme à cause de la vigilance des forces de sécurité publique. Les auteurs de ce commerce illicite sont en infraction car, quiconque ne peut importer, exporter, réexporter ou commercialiser des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis, selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Et puisque ces présumés trafiquants sont pris en fragrant délit, ils seront dès que leur culpabilité sera prouvée punis conformément aux dispositions de l’article 154 qui prévoit pour ces genres d’infraction, une amende de 300 000 à 800 000 Fcfa et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. En temps opportun, la justice va décider du sort de ces présumés trafiquants. Surtout que l’éléphant est une espèce intégralement protégée et que la rupture opte pour « tolérance zéro » contre les crimes environnementaux, la sanction sera sans doute à la hauteur de l’acte commis. Aussi, il faut que les acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique jouent leur partition afin que ces trafiquants soient réellement punis.

Arrestation de produits de faune sauvage : deux trafiquants appréhendés à Djougou avec 2 pointes d’ivoires

L’acte que posent les trafiquants des produits de faune sauvage sont aux antipodes des actions que mène le gouvernement pour la protection du patrimoine faunique béninois. En témoigne l’arrestation de deux présumés trafiquants de défenses d’éléphants le jeudi 30 novembre 2017 à Djougou dans le département de la Donga au nord du Bénin, en possession de deux pointes d’ivoires.

En effet, ils étaient sur le point de conclure la transaction illicite de deux pointes d’ivoires quand les éléments du Commissariat central de Djougou et ceux de l’inspection Forestière ont fait irruption sur les lieux. Ces présumés trafiquants ont été pris en fragrant délit de commercialisation de défenses d’éléphants, une espèce intégralement protégée par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Cette arrestation faite grâce à l’appui technique du Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Benin), vient une fois encore confirmer le danger qui plane sur la survie des éléphants dans les parcs Pendjari et W. Sachant qu’il y a une loi qui protège l’éléphant à cause des menaces d’extinction qui pèsent sur cet animal, ces présumés trafiquants vont certainement répondre de leurs actes devant la justice. Ils risquent de payer une amende de 300 000 à 800 000 Fcfa et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans selon l’article 154 de la loi portant régime de la faune en République du Bénin. Ce même article punit quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis.

Après leur arrestation, les présumés trafiquants sont aux mains des forces de sécurité publique en attendant la suite de la procédure. C’est le moment de rappeler au Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable et ses structures sous tutelle de faire la veille sur ce dossier afin que ces individus subissent les rigueurs de la loi.

Lutte contre les crimes environnementaux : AALF-Bénin outille les officiers de Police et la douane

Les forces de sécurité publique sont activement impliquées dans la lutte contre la criminalité faunique. Conscient de cela, le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin) s’est inscrit dans la dynamique de leur donner les outils nécessaires afin qu’elles jouent pleinement leur partition.

Après l’étape des agents en formation à l’école supérieure de Police à Cotonou, l’équipe de AALF-Bénin s’est rendue dans les locaux du commissariat central de Porto-Novo le lundi 13 novembre 2017. Cette rencontre a permis aux deux parties d’échanger sur les techniques de dissimulation des produits de faune interdit de commercialisation, et les lois qui encadrent la lutte contre la criminalité faunique.

Face aux agents de Police du commissariat central de Porto-Novo et ceux venus des commissariats des arrondissements de la ville capitale, Homèfa DOVI, Coordonnateur adjoint du programme AALF-Bénin leur a montré les techniques de dissimulation qu’utilisent les trafiquants pour tromper la vigilance des agents de sécurité. « Notre objectif est de les outiller afin qu’ils fassent désormais attention à ce trafic illicite qui dépeuple notre patrimoine faunique », a-t-il fait savoir.

Partant de la constitution du Bénin, passant par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, sans oublier les conventions que le Bénin a ratifiées, Benjamin DAGBETO, juriste au programme AALF-Bénin a présenté les outils juridiques sur la criminalité environnementale et ceux qui sanctionnent spécifiquement la criminalité faunique.

« Je vous félicite beaucoup pour cette sensibilisation. Je souhaite qu’elle soit étendue sur tout le territoire national parce que la flore et la faune doivent être réellement protégées. Certaines espèces animales sont en voie de disparition. Ces genres de rencontres peuvent participer à la protection des espèces menacées »,  a confié Gaston HOUNDJANTO, Commissaire de Police chargé de la police judiciaire au commissariat central de la ville de Porto-Novo.

Les étapes du commissariat central de Ouidah et de la douane 

Le même exercice a été fait avec les éléments du commissariat central de la ville de Ouidah le lundi 20 novembre 2017. En présence du commissaire central qui a suivi de bout en bout les communications de l’équipe du programme AALF-Bénin, c’était l’occasion pour ces agents de sécurité de comprendre davantage l’enjeu de la lutte contre la criminalité faunique. Les débats après les communications ont levé nombre d’équivoques et ont ragaillardi les agents qui ont apprécié la rencontre à sa juste valeur. « J’avoue que c’est une très belle initiative. Vous avez délivré un très bon message. Cela va sans doute permettre aux OPJ qui ont suivi la formation de mieux faire face désormais aux infractions liées à la faune et à la flore », a laissé entendre Ferdinand Coffi NONHOUEGNON, commissaire central de la ville de Ouidah.

Le jeudi 23 novembre 2017, les agents de la douane de la direction de lutte contre la fraude sise à Cotonou, ont reçu la visite de l’équipe de AALF-Bénin. Grâce à leur savoir-faire, ces douaniers ont eu de nouveaux outils sur les techniques de dissimulation des produits de faune et sur les dispositions juridiques qui sanctionnent le trafic des produits de faune et les crimes environnementaux.