Lutte contre la criminalité faunique : Nature Tropicale ONG outille la brigade canine pour traquer les trafiquants

Le Bénin se dote d’une Brigade canine pour la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages protégées. Cette brigade basée dans la ville de Cotonou met les bouchées doubles pour bientôt commencer les patouilles afin de détecter les trophées d’animaux sauvages que protège la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin.

Qu’il vous souvienne que le Bénin a mis les garde-fous nécessaires pour sécuriser ses parcs. Cependant, il est visé pour le transit des trophées vers les pays consommateurs. Il urge que les frontières du Bénin soient sécurisées. C’est fort de cela que la brigade canine dresse les chiens pour détecter les produits qui alimentent le commerce illicite de la faune menacée d’extinction. Nature Tropicale ONG au regard de ses expériences, coopère avec le Fonds international pour la protection des animaux – France (IFAW), afin de mettre en place une politique efficace contre la criminalité liée aux animaux sauvages protégés en République du Bénin.

Le jeudi 25 juillet 2019, une équipe de Nature Tropicale ONG a entamé une série de formations avec les policiers à la Brigade Canine du Bénin. Avec cette équipe, ces agents vont se familiariser avec les textes législatifs et règlementaires encadrant la protection des espèces sauvages au Bénin et les techniques de fraudes utilisées au Bénin par les présumés trafiquants. Joséa Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG, partant d’une citation du camerounais Patrice Nganang qui dit « il n’est pas tard de fonder le futur de l’Afrique dans le respect des textes ». Il a fait comprendre aux agents qu’il faut amener les indélicats à respecter les textes en vigueur par la sensibilisation répressive. Rappelant la règlementation qui encadre la lutte contre la criminalité faunique, il a insisté sur la détermination de chacun pour une lutte efficace pour la sauvegarde du patrimoine faunique de l’Afrique. A sa suite, Benjamin Dagbéto, Juriste environnementaliste a mis l’accent sur l’activisme environnemental pour à nouveau réveiller le militantisme en faveur des espèces sauvages menacées de disparition.

Il faut rappeler que c’est une formation cynotechnique à la détection d’ivoires, d’écailles de pangolins et de tortues marines pour ne citer que ces espèces. Dans les jours à venir, le policier maître-chien va utiliser son collaborateur canin dans des missions de recherche et de détection de produits illicites comme des trophées d’animaux sauvages. Par cet acte, le Gouvernement du Bénin vient une fois encore donner la preuve de sa détermination à lutter contre la criminalité faunique. Ce qui ne peut que ragaillardis le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN) et les autres activistes qui ont à cœur la survie des espèces de faune au Bénin et dans la sous-région. Avec la brigade canine, ceux qui tentent de faire passer les trophées d’animaux seront rapidement détectés comme c’était le cas en mars 2018 avec les 513 kg d’écailles pangolins saisis à l’aéroport international Cardinal Bernardin de Cotonou.

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Lutte contre la criminalité faunique : un présumé trafiquant arrêté avec 57 peaux d’espèces protégées à Azovè

Dix-sept (17) peaux d’espèces intégralement protégées et quarante (40) peaux d’espèces partiellement protégées ont été retrouvés en possession du présumé trafiquant à Azovè le mardi 30 juillet 2019.

Il a été arrêté par une équipe mixte des éléments du cantonnement forestiers du Couffo et de la Police Républicaine du commissariat d’Azovè, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Selon les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, la détention et la circulation des espèces intégralement protégées sont interdites.

L’article 154 de la loi citée plutôt apporte plus de précisions et stipule que nul ne peut importer, exporter, réexporter ou commercialiser des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et ce présumé trafiquant a été surpris en flagrant délit de commercialisation des peaux d’espèces intégralement protégées. Le même article 154 prévoit que ce présumé trafiquant risque une amende de 300.000 à 800.000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans.

Le Bénin disposant d’une biodiversité riche, variant du Nord au Sud, met les bouchées doubles pour la protéger. Cependant, certains individus sont à l’antipode de cette option et abattent sans état d’âme les espèces intégralement protégées pour alimenter le commerce illicite des produits de faune. Tel est le cas de ce présumé trafiquant qui devrait être puni avec ses complices. Car, l’article 166 de la loi spécifique sanctionne les complices au même titre que les auteurs principaux. Les activistes tirent déjà la sonnette d’alarme pour qu’il soit sévèrement puni dès que sa culpabilité sera prouvée afin qu’il serve à nouveau d’exemple à ceux qui continuent de contribuer à la dégradation de la biodiversité au Bénin et dans la sous-région.

Parmi les peaux saisies, il y a celles de sitatunga qui est une espèce intégralement protégée. Le sitatunga, de son nom scientifique Limnotragus Spekei, est une espèce menacée de disparition. C’est un mammifère herbivore de la famille des bovidés. Il est considéré comme l’espèce d’antilope la plus aquatique. Il vit en Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale et Afrique de l’Est ; dans les forêts tropicales, les plaines inondables, les marécages, et dans les zones humides. Au Bénin, on le retrouve au Sud précisément dans les vallées du lac Ahémé et de l’Ouémé et dans la forêt marécageuse de Lokoli pour ne citer que ces localités.

Décision du tribunal de Kandi : 24 et 36 mois de prison ferme pour 3 trafiquants d’ivoires d’éléphants

Pour transport et tentative de commercialisation de trophées d’animaux intégralement protégés, deux (2) trafiquants d’ivoires sont condamnés à 48 mois d’emprisonnement dont 24 mois fermes. Un troisième pour les mêmes faits est condamné à 36 mois d’emprisonnement ferme.

Chacun des prévenus doit payer 500.000F CFA d’amende et solidairement 1.500.000F CFA au titre de dommages et intérêts. Telle est la substance de la décision qu’a rendue le tribunal de Kandi le mercredi 17 juillet 2019. Cette décision que saluent les activistes participent à les en croire à la lutte contre la criminalité faunique.

Ces trafiquants, il faut le rappeler ont été pris en flagrant délit le jeudi 27 juin 2019 avec deux pointes d’ivoires d’éléphants dans la ville de Kandi au nord du Bénin. C’était l’œuvre des agents de la Direction du Parc W, des éléments de la Police Républicaine de Kandi avec la collaboration du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN).

Qu’il vous souvienne que la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application, interdisent le transport et la commercialisation des trophées d’espèces intégralement protégées. Et l’éléphant étant de cette catégorie d’animaux que protège la loi citée supra, ces trafiquants étaient infraction. Car, des défenses d’éléphants ont été retrouvées en leur possession. La justice leur a infligé la sanction qu’ils méritent et leur donne la possibilité de faire appel. Mais là où le bât blesse est que les décisions du tribunal en matière faunique ne sont pas toujours confirmées en appel. Il y en a qui sont infirmées. On peut citer par exemple une récente décision d’une Cour d’Appel qui ramène à 12 mois fermes la peine des trafiquants condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Pour les activistes, seules les décisions dissuasives participent à la lutte contre la criminalité faunique. C’est fort de cela qu’il est vivement souhaité que les juridictions d’appel rendent aussi des décisions vraiment dissuasives pour accompagner le gouvernement qui ne cesse d’œuvrer pour la protection de notre patrimoine faunique.

Lutte contre la criminalité faunique : deux pointes d’ivoires saisies et deux présumés trafiquants arrêtés à Kandi

Dame chance a lâché de nouveau deux individus qui sont dans le trafic illicite de  trophées d’animaux intégralement protégés. Ils sont deux présumés trafiquants arrêtés par une équipe mixte a Kandi le jeudi 27 juin 2019 avec deux pointes d’ivoires.

Cette arrestation, il faut le préciser est l’œuvre des agents de la Direction du Parc W de Kandi et des éléments de la Police Républicaine du commissariat central de la même localité avec la collaboration du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN).

Cette arrestation est la preuve que le dispositif qu’a mis en place le gouvernement pour que le Bénin ne soit un pays de transit des produits de faune n’a pas encore prouvé ses limites. Les forces de sécurité publique de concert avec les activistes veillent au grain pour la protection du patrimoine faunique national et régional.

Au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application, nul n’a le droit d’importer, d’exporter, de réexporter ou de commercialiser des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Non seulement cette loi, des conventions internationales telles que la CITES interdit le commerce des trophées des espèces intégralement protégées comme l’éléphant. Il est évident que ces présumés trafiquants sont non seulement en conflit avec la loi mais aussi avec des conventions que le Bénin a ratifiées et devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. Sans trahir aucun secret, ils risquent de payer une amende de 300 000 à 800 000F et/ou un emprisonnement de 6 mois à 5 ans dès que leur culpabilité sera prouvée.

La justice accompagnant avec fermeté la lutte contre la criminalité faunique au Bénin, saura jouer sa partition afin que ces individus servent de leçons aux autres réseaux de trafic qui malgré la sensibilisation répressive continue leur sale besogne.

C’est encore le moment de lancer un appel aux acteurs de lutte pour qu’ils resserrent davantage leur rang pour accompagner le gouvernement dans sa vocation de protéger les espèces faunique pour faire révéler le Bénin au monde par le tourisme.

Lutte contre la criminalité faunique : un présumé trafiquant arrêté avec 03 pointes d’ivoires à Djougou

Les forces de sécurité publique sont en état d’alerte maximale pour mettre hors d’état de nuire ceux qui sont dans le trafic illicite des trophées d’espèces intégralement protégée. En effet, une équipe mixte des agents de l’inspection forestière et des éléments de la Police Républicaine du commissariat de 2ème arrondissement de Djougou, a mis la main sur un présumé trafiquant d’ivoires.

Il a été pris en flagrant délit de commercialisation de trois (03) pointes d’ivoires d’éléphants le jeudi 13 juin 2019 avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin). L’irruption faite par cette équipe sur les lieux de la transaction a fait que le vœu de ce présumé trafiquant de commercialiser les trois (03) défenses d’éléphants n’a pu aboutir. La sensibilisation répressive battant son plein, il va répondre de ses actes devant la justice.

L’éléphant étant une espèce menacée d’extinction et protégée par des règlementations au niveau international et national, ce présumé trafiquant va recevoir la sanction suivant les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Pour rappel, l’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis.

Ces trois (03) pointes retrouvées avec le présumé trafiquant est la preuve qu’au moins deux éléphants ont été abattus et leurs défenses arrachées pour alimenter ce commerce illicite que le gouvernement du Bénin sanctionne avec la dernière rigueur. Le souhait est que les autorités compétentes suivent ce dossier pour qu’aucune clémence ne soit accordée aux auteurs et complices de ceux qui menacent la survie des éléphants et autres espèces intégralement protégées.

Lutte contre la criminalité faunique : la répression du trafic des espèces protégées s’accentue

Les garde-fous posés sont de plus en plus renforcés pour sécuriser le patrimoine faunique menacé d’extinction. Plusieurs pays comme le Bénin ne cessent de mener des actions dans ce sens. Cependant, d’autres nations n’ont pas encore aperçu la nécessité de sécuriser ce bien faunique très précieux. Ce qui sans doute fait que des trophées d’espèces protégées continuent d’alimenter ce commerce réprimé depuis plusieurs années.

De sources proches des structures compétentes, les deux peaux de panthères saisies à Comè en février 2018 lors d’une transaction proviendraient d’un autre pays de la sous-région. Les trois pointes d’éléphants saisies à Cotonou venaient d’un autre pays. Ces arrestations qui sont à l’actif du gouvernement, ont été faites avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur La Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin).

Outre le Bénin, le Burkina Faso a intercepté en décembre 2018, trois peaux de panthères et deux peaux de lions. Au Cameroun en mars 2019, il a eu une saisie de deux tonnes d’écailles de pangolins et 300kg d’ivoires. Ces faits et chiffres de ces pays pris pour exemple, prouvent qu’il faut des actions régionales et accentuer la sensibilisation répressive pour la survie des félins, des éléphants et autres espèces intégralement et partiellement protégées.

Les trafiquants qui ont été arrêtés en flagrant délit sur le territoire béninois sont traités suivant les dispositions prévues par la législation en vigueur au Bénin. Il s’agit surtout de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Il faut rappeler que l’article 153 de cette loi punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine ; commercialise la viande de chasse en dehors des cas permis ; abandonne une dépouille en dehors des cas de force majeure et s’approprie les trophées ou dépouilles d’animaux trouvés morts ou tués pour cause de légitime défense ou au cours de battues administratives. Cette loi met à la disposition de la justice l’arsenal nécessaire pour lui permettre de jouer sa partition afin d’accompagner comme cela se doit, la lutte contre la criminalité faunique. Et cela de plus en plus sentir dans les décisions de justice à l’encontre des trafiquants des produits de faune.

Pour flagrant délit de commercialisation de trophées d’éléphants à Cotonou : Trois présumés trafiquants arrêtés avec 3 pointes d’ivoires

Ils sont trois présumés trafiquants interpelés avec 03 pointes d’ivoires d’éléphants le lundi 15 avril 2019 dans la ville de Cotonou. Cette arrestation a été faite par une équipe conjointe des éléments de la brigade criminelle et ceux des Eaux, Forêts et Chasse, avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin).

En effet, l’importation, l’exportation, la réexportation ou la commercialisation des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles sont interdites par la législation en vigueur en République du Bénin. Et le gouvernement ne cesse de renforcer les garde-fous non seulement pour sécuriser les aires protégées mais aussi pour que le Bénin ne soit un pays de transit de ces produits prohibés. Malgré ces dispositions, des individus ne cessent de s’adonner à ce commerce illicite, occultant la veille permanente des forces de sécurité publique.

Pour avoir ces 03 pointes, au moins deux éléphants ont été abattus. Or, l’éléphant est une espèce intégralement protégée par une loi spéciale au Bénin et par des conventions que le Bénin a ratifiées. Des informations qui nous sont parvenues, ces ivoires proviendraient de la sous-région. Ces présumés trafiquants au regard de la loi, ont des comptes à régler avec la justice. Ils risquent selon l’article 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, de payer une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans dès que leur culpabilité sera prouvée.

Il faut que le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable et ces structures sous tutelle suivent de près ce dossier afin que ces individus écopent de la sanction à la hauteur des crimes qu’ils ont commis. Il ne faut pas occulter que la loi punit les complices au même titre que les auteurs.

Lutte contre la criminalité faunique au Cameroun : Saisie record de 2 tonnes d’écailles de pangolins et 300 kg d’ivoires

Quatre présumés trafiquants ont été interpelés à Douala au Cameroun avec environ 2 tonnes d’écailles de pangolins et 300 kg d’ivoires. C’était le jeudi 14 mars 2019 au moment où ils s’apprêtaient à commercialiser ces produits interdits de vente selon la réglementation camerounaise. Selon l’ONG Laga membre du Réseau Eagle qui a apporté son appui technique pour cette arrestation, ces présumés trafiquants au regard de la loi camerounaise, risquent un (1) à trois (3) ans d’emprisonnement et peuvent payer une amende allant de 3 millions à 10 millions.

Sachant que le pangolin et l’éléphant sont des espèces menacées d’extinction et protégées par les conventions internationales et la loi camerounaise tout comme au Bénin, ces présumés trafiquants doivent impérativement répondre de leur forfait. Si malgré l’interdiction de chasser et de commercialiser, le pangolin pour ses écailles et l’éléphant pour ses défenses, de vils individus mènent toujours cette activité illégale, c’est que les écailles sont recherchées en Asie du Sud-Est pour leurs supposées propriétés médicinales contre l’acné, le cancer et l’impuissance. Quant à l’ivoire, il est utilisé pour ornement dans les pays d’Asie. Chose étonnante, les prétendues vertus médicinales pour lesquelles ces espèces intégralement protégées sont menacées, ne se sont pas scientifiquement prouvées jusque-là.

Cette interpellation va permettre de démanteler un réseau de trafiquants qui opèrent dans l’ombre, comme c’était le cas des présumés trafiquants arrêtés à Cotonou en octobre 2018 avec cinquante-neuf (59) morceaux d’ivoires. Cette saisie au Cameroun est un signal fort qui devrait amener les acteurs de lutte de sous-région voire de la zone Afrique à se donner la main pour l’efficacité de la lutte contre la criminalité faunique. S’agissant surtout des pays frontaliers dans lesquels les aires protégées sont à cheval, il est impératif qu’ils renforcent la collaboration à leur niveau pour des actions concertées allant dans le sens de la préservation des espèces menacées d’extinction.

Pour trafic de peaux de léopard et de crocodiles à Comè : Un trafiquant condamné à 48 mois d’emprisonnement et 3.500.000F

Le tribunal de première instance et de deuxième classe de Ouidah a condamné un trafiquant pour détention sans permis, transport et tentative de commercialisation de trophées d’animaux intégralement protégés, à 48 mois d’emprisonnement dont 12 fermes. Il est sommé de payer à l’État béninois 500.000FCFA d’amende et 3.000.000 FCFA de dommages-intérêts. Telle est la décision du tribunal de Ouidah le mardi 12 mars 2019 à l’encontre d’un trafiquant d’une peau de léopard et 3 peaux de crocodiles, arrêté à Comé le mercredi 13 février 2019.

A partir de cette décision, le trafiquant doit subir une peine privative de liberté de 12 mois fermes et passer 36 mois de condamnation assortie de sursis. Avec cette décision, ce tribunal vient de donner une sanction exemplaire à ce trafiquant. Cela doit sonner comme une alerte aux autres personnes qui nourrissent l’intention de s’adonner à ce trafic illicite des produits de faune, de rebrousser chemin. La protection de la faune béninoise et celle de la sous-région est l’affaire de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique. Le tribunal de Ouidah vient de jouer sa partition qui certainement encourage le gouvernement et remonte le moral des activistes qui travaillent au quotidien pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction. Il urge que les autres acteurs prennent aussi les taureaux par les cornes afin d’accompagner le le régime de la rupture pour la protection des espèces en voie disparition.

Outre les conventions internationales telles que la CITES, le Bénin dispose d’une loi spécifique dont l’application est un véritable outil de lutte contre la criminalité faunique. Il s’agit de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Les activistes ne cessent de plaider pour qu’elle soit rigoureusement appliquée. Ainsi, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), la lutte contre la criminalité faunique ne peut être un vain mot.

Comè / Lutte contre la criminalité faunique : 2 présumés trafiquants arrêtés avec une peau de léopard et 3 peaux de crocodiles

Le gouvernement du Bénin fait de la lutte contre la criminalité faunique son cheval de bataille pour la protection des espèces menacées d’extinction. Avec la collaboration active des forces de sécurité publique, les présumés trafiquants sont mis hors d’état de nuire.

Ainsi, les éléments de la Police Républicaine et ceux des Eaux et Forêts de Comè, avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), ont mis la main sur deux (2) présumés trafiquants de peaux d’animaux que nul n’a le droit d’abattre en République du Bénin au regard des lois en vigueur. Ces présumés trafiquants ont été pris en flagrant délit de commercialisation d’une peau de léopard et de trois (3) peaux de crocodiles le mercredi 13 février 2019 dans la ville de Comè, département du Mono. Selon l’annexe 1 de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, le léopard et le crocodile sont des espèces intégralement protégées. Quiconque n’a le droit de détenir ou commercialiser ces animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles.

Au regard de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et de la loi citée plus tôt, ces trafiquants qui sont aux mains de la Police Républicaine en attendant d’être présentés au Procureur de la République, sont punis par plusieurs articles. Selon les articles 153 et 154 de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004, ils pourraient payer des amendes allant de 100.000F à 800.000F CFA et écoper d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans. En temps opportun le procureur de la République décidera de la suite à donner à cette affaire.

Il faut que le Ministère du cadre de vie et du développement durable suive ce dossier pour que la loi soit appliquée avec la dernière rigueur. C’est aussi le moment de lancer un appel aux activistes de protection de la faune sauvage menacée d’extinction pour qu’ils accentuent la croisade contre la criminalité faunique afin d’accompagner le gouvernement qui œuvre au quotidien pour la protection du patrimoine faunique béninois.